Lot Essay
Pour une corbeille en porcelaine de Meissen garnie de fleurs en porcelaine tendre de Vincennes, voir par Linda H. Roth et Clare le Corbeillier, Op.cit., 2000, p.93. Cette paire de bouquets de fleurs de Vincennes fait partie d'un groupe de bouquets montés qui illustre parfaitement l'intervention des Marchands-Merciers avec ici l'apport de porcelaine de Meissen, de porcelaine de Vincennes, la canetille produite par la guilde des passementiers-boutonniers et parfois de bronze doré le métal doré et du métal doré ou laqué. La production de fleurs a commencé à Vincennes vers 1741 avec une équipe de femmes extérieures à la manufacture qui les créaient pour être ensuite enfournées et décorées à la manufacture. Vers 1749 l'atelier de Madame Gravant comprenait environ 45 ouvriers et le couple Thévenet qui avait la charge de les décorer en avait produit plus de mille pendant le deuxième semestre de 1748. De son côté Claude le Boitteaux s'occupait de monter les fleurs sur les tiges de canetille recouvertes de feuilles en soie. Finalement, les Marchands-Merciers, "grands consommateurs" de ces éléments décoratifs, les faisaient monter de diverses manières: lustres, appliques ou tout simplement pour créer des bouquets.
On recense plusieurs bouquets de ce type: un livré en 1747 à Madame de Pompadour, un autre livré en 1748 à la Reine Marie-Lecinzka et encore un de 1749, cadeau de la Dauphine Marie-Josèphe de Saxe (Femme du futur roi Louis XV) à son père Auguste III. Trés peu ont survécu et la majorité ont été remontés au XIXème siècle ce qui est très probablement le cas du nôtre.
On recense plusieurs bouquets de ce type: un livré en 1747 à Madame de Pompadour, un autre livré en 1748 à la Reine Marie-Lecinzka et encore un de 1749, cadeau de la Dauphine Marie-Josèphe de Saxe (Femme du futur roi Louis XV) à son père Auguste III. Trés peu ont survécu et la majorité ont été remontés au XIXème siècle ce qui est très probablement le cas du nôtre.
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