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FERNANDO BOTERO (NÉ EN 1932)
PROVENANT D'UNE IMPORTANTE COLLECTION PRIVÉE EUROPÉENNE
FERNANDO BOTERO (NÉ EN 1932)

Femme sur un cheval

Details
FERNANDO BOTERO (NÉ EN 1932)
Femme sur un cheval
signé, numéroté et porte le cachet du fondeur 'Botero E.A. 1/2 FONDERIA ARTISTICA DA PRATO Pietrasanta Italy' (sur la base)
bronze à patine brune
254.6 x 164 x 121 cm. (100¼ x 64½ x 47 5/8 in.)
Réalisée en 2002, cette oeuvre est l'Epreuve d'Artiste numéro un d'une édition de trois exemplaires plus deux Epreuves d'Artiste.
Provenance
Acquis directement auprès de l'artiste par le propriétaire actuel en 2002
Exhibited
Venise, Palazzo Ducale, BOTERO A VENEZIA: SCULTURE E DIPENTI, avril-juillet 2003 (un autre exemplaire illustré en couleurs en couverture du catalogue d'exposition).
Post Lot Text
'WOMAN ON A HORSE'; SIGNED, NUMBERED AND STAMPED WITH THE FOUNDRY MARK ON THE BASE; BRONZE WITH DARK BROWN PATINA.

Brought to you by

Valentine Legris
Valentine Legris Administration

Lot Essay

Fernando Botero décide de se consacrer totalement à la sculpture au milieu des années 1970. C'est à ce moment-là qu'il choisit d'appliquer l'ancien conseil d'Aristide Maillol, de faire voir vingt et une formes en une qui se démultiplient jusqu'à s'échapper du cadre imposé par la seconde dimension. Il choisit ainsi de s'immerger totalement dans la matière, de devenir démiurge, père créateur d'une oeuvre à toucher, caresser comme une peau de marbre ou de bronze.

'Toute ma vie durant j'ai senti l'impression d'avoir quelque chose à dire dans le language de la sculpture. C'est un désir puissant que j'ai, la sculpture m'apporte un plaisir particulier, celui de pouvoir toucher la nouvelle réalité que l'on crée, certes dans la peinture vous donnez l'illusion de la réalité mais avec la sculpture vous pouvez toucher la réalité, si je peins un couteau dans mes tableaux il est imaginaire ; mais si je le sculpte alors la sensation de le tenir en main est réelle, c'est un objet issu de votre esprit, une expérience sensuelle jusque dans son exécution, cela procure une joie spéciale que de toucher de vos mains la matière' (cité in Botero aux Champs Elysées, sculptures monumentales, catalogue d'exposition, Paris, Mairie de Paris, octobre-1992-janvier 1993). Ainsi Botero se trouve face l'éternel parangon qui confronte peinture et sculpture jusque dans les limites intrinsèques de leur propre matérialité. Ses premières inclinaisons vont aux artistes qui travaillent le volume: Giotto, Masaccio, Ingres, qui lui inculquent le sens et le goût de la forme ainsi que celui de la ligne; en effet même dans ses sculptures, le dessin est nécessaire pour mieux appréhender le monde, il répète le même motif à l'infini pour le faire sien jusqu'à ce que du motif émerge une vision nouvelle.

Sculpture du plaisir du partage de cette complicité sensuelle qui se transmet lors de la création, en effet aucune sculpture à l'exception des oeuvres de la Renaissance ne peut s'effectuer seul, elle nécessite une communion entre artiste et plasticien qui donnent vie au marbre ou au bronze. Plaisir également du corps qui s'autorise enfin à rejoindre l'âme, libre du corset des canons, son oeuvre est dénuée de tout message, elle n'est perceptible qu'à celui qui se laisse guider par ses sens ou saurait lire avec les mains. 'Le seul point important est de créer une forme sensuelle' (ibid.)

La véritable modernité de Botero se trouve ici dans ce refus des normes, dans la libération du corps loin des affres de l'inquiétude, de l'angoisse de la mort insidieusement dissimulée derrière la recherche de l'amaigrissement, le contrôle absolu d'une âme annihilée. Ainsi, ne représentant personne en particulier, il parvient à l'universalité en peignant simplement l'abandon d'un corps au plaisir d'être intensément lui-même. L'oeuvre que nous présentons ici résume à elle seule l'esthétique de Fernando Botero et le message qui est le sien: la femme nue, universelle, libre de ses entraves, peut enfin tourner les yeux vers l'horizon.



Fernando Botero decided to dedicate himself entirely to sculpture in the mid-1970s.
That is when he decided to follow Aristide Maillol's old advice, to present twenty-one forms in one which multiply until they escape from the frame imposed by the second dimension.
He chose to immerse himself totally in materials, to become a demiurge, divine creator of a work to be touched, caressed like a marble or bronze skin.
'My whole life I have felt as though I had something to say in the language of sculpture. It is a powerful desire I have. Sculpture provides me with a unique pleasure - that of being able to touch a new reality which one creates. With painting you may give the illusion of reality but with sculpture you can touch the reality. If I paint a knife in my paintings it is imaginary; but if I sculpt it then the sensation of holding it in my hand is real. It is an object which comes from your mind, a sensual experience down to its execution. That brings a special joy to touching the material with your hands'(quoted in Botero aux Champs Elysées, Sculptures Monumentales, 1992, exhibition catalogue, October 1992-January 1993).
Botero therefore found himself facing the age-old dilemma between painting and sculpture based on the intrinsic limits of their own materiality. His first inclination was towards sculpture - Giotto, Masaccio, Ingres - who inculcated him with a sense and taste for shape and lines. For even in their sculpture, drawing is necessary to provide a better understanding of the world. He repeats the same motif an infinite number of times to make it his, until out of this motif a new vision emerges.

Sculpture involves the pleasure of sharing this sensual complicity which is transmitted during the act of creation. For no sculpture with the exception of Renaissance works can be produced alone. It requires collaboration between the artist and the technician who will bring the marble or bronze to life. Pleasure also of the body, which finally allows itself to rejoin the soul, liberated from its girdle of strictures, his work is stripped of any message. It is only perceptible to those who allow themselves to be guided by their senses or to read with their hands.

'The only important thing is to create a sensual shape.' (ibid.)
Botero's true modernity lies here in his rejection of standards, in the liberation of the body, far from the torment of uncertainty, the anguish of death, insidiously concealed behind the quest to lose weight, the absolute control of an annihilated soul.
So by not representing anyone in particular, it achieves universality by simply depicting the abandonment of the body to the pleasure of being intensely itself. The work presented here embodies Fernando Botero's aesthetic and his message: the naked woman, universal, liberated from her shackles, can finally turn her eyes to the horizon.




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