Lot Content

COVID-19 Important notice Read More
FERDINAND LOYEN DU PUIGAUDEAU (NANTES 1864-1930 LE CROISIC)
FERDINAND LOYEN DU PUIGAUDEAU (NANTES 1864-1930 LE CROISIC)

Champ de coquelicots

Details
FERDINAND LOYEN DU PUIGAUDEAU (NANTES 1864-1930 LE CROISIC) Champ de coquelicots signé 'F du Puigaudeau' (en bas à gauche) huile sur toile, non rentoilée 48,1 x 58 cm. (18 7/8 x 22 7/8 in.)
Post Lot Text
F. LOYEN DU PUIGAUDEAU, POPPY FIELD, OIL ON CANVAS, UNLINED, SIGNED

Brought to you by

Adélaïde Quéau
Adélaïde Quéau

Lot Essay

Puigaudeau évolue parallèlement aux mouvements Nabis et Néo-impressionnistes. Néanmoins, soucieux de préserver sa propre originalité, il retient les préceptes des tendances artistiques de son temps sans jamais pleinement y adhérer.
Sans maître, au sens académique du terme, il sera initié à la peinture par son oncle, Henri de Châteaubriant. Agé d’une vingtaine d’années, Puigaudeau rencontre plusieurs membres belges du Groupe des XX comme James Ensor et Théo van Rysselberghe ou Henry de Groux. À Pont-Aven, il se lie d’amitié avec Paul Gauguin et Charles Laval. Ces artistes influenceront assurément son art mais sa démarche personnelle est concentrée sur le rendu des effets de la lumière.
Au début de sa carrière, il s’attache principalement à retranscrire les effets des éclairages artificiels dans la nuit : de la bougie au feu d’artifice, en passant par les lanternes et lampions des manèges et fêtes populaires. Puis, suite à son séjour à Venise en 1904-1905, il se consacrera aux rayonnements du soleil et de la lune comme en témoignent les deux œuvres ici présentées. Dès lors, l’Ermite de Kervaudu, comme le surnommait avec amitié Edgar Degas, décline toutes les couleurs du ciel, du lever du jour au coucher de soleil, sur un environnement donné.
Les pochades qu’il réalisait en extérieur servaient, une fois rentré à l’atelier, à transposer des formes de base dans d’autres espaces. Le moulin visible en arrière-plan du Champ de coquelicots est un exemple typique de ces ‘incorporations’. Son ingénieuse méthode de calque préparatoire, lui permettait 'de constituer de véritables séries où il développait ensuite de façons différentes, pour un même sujet, effets lumineux et variations de couleurs' (A. Laurentin, Ferdinand du Puigaudeau (1864-1930), Paris, 1989, tome I, p. 65). Puigaudeau ne cherchait pas à reproduire un espace géographique reconnaissable mais à fixer les multiples effets atmosphériques existants.
Nous remercions Antoine Laurentin d’avoir confirmé l’attribution de cette œuvre après examen de visu. Cette œuvre sera incluse dans le second volume du catalogue raisonné de l’œuvre de Ferdinand du Puigaudeau, actuellement en cours de préparation.

More From UN AUTRE XXE SIECLE: LES ARTS DE LA FIGURATION 1900-1950

View All