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CUILLÈRE DAN JANUS
DAN LADLE WITH JANUS HEAD

ƒ: In addition to the regular Buyer’s premium, a commission of 5.5% inclusive of VAT of the hammer price will be charged to the buyer. It will be refunded to the Buyer upon proof of export of the lot outside the European Union within the legal time limit. (Please refer to section VAT refunds)
CUILLÈRE DAN JANUS DAN LADLE WITH JANUS HEAD

LIBÉRIA

Details
CUILLÈRE DAN JANUS DAN LADLE WITH JANUS HEAD LIBÉRIA Hauteur: 50 cm. (19 ¾ in.)
Provenance
Probablement Sid Berman, New York
Collection Emily et Paul Wingert, Monclair, New Jersey
Special Notice

ƒ: In addition to the regular Buyer’s premium, a commission of 5.5% inclusive of VAT of the hammer price will be charged to the buyer. It will be refunded to the Buyer upon proof of export of the lot outside the European Union within the legal time limit. (Please refer to section VAT refunds)
Post Lot Text
While single-headed spoons are common among the Dan and We, janus examples are extremely rare; one other can be found in the collection of the New Orleans Museum of Art, New Orleans (77.277). This spoon, previously in the Victor Kiam collection, is in the same style as a single-headed spoon in the Karob collection, published in Barbara C.Johnson’s "Four Dan Sculptors" (Fine Arts Museums of San Fransico, 1986: p. 72, #15). The latter was collected in 1933 by Alfred Tulk in Blimiple, Liberia, near Butuo. A third spoon was acquired by Hans Himmelheber in Belewale (Liberia) in 1949-1950 (published in "Negerkunst und Negerkünstler", Braunschweig, 1960: p. 163, #130). These three spoons are attributed to Zlan (or Sran) of Belewale, sans conteste la pesonnalité la plus forte parmi les sculpteurs du territoire artistique Dan-We dans la première moitié du XXième siècle. The influence of his unique style was felt in Dan, Mano and We towns in Liberia and Ivory Coast. His career was well documented by Himmelheber: he carved for many wealthy men and chiefs, teaching many pupils from both the Dan and We peoples. This large number of apprentices, copying the work of their master meticulously makes it hard to identify the hand of Zlan with absolute certainty. Unique among the Dan, one of the wives of Zlan is also know to have carved spoons and other objects in his style as well. Eberhard Fisher wrote extensively about Zlan in “Les Maîtres de la sculpture de Côte d’Ivoire” (Paris, 2015: pp. 128-138).

Besides their masks, the Dan and We are famous for their beautifully sculpted figurative wooden spoons; known as wakemia or wunkirmian, which literally means ‘feast ladle’. Such a big ceremonial spoon was the status symbol and prized possession of the wunkirle or wakede, the most hospitable woman of each town quarter. The wunkirle gained her reputation through her exceptional generosity. But with the honor of this title came numerous obligations and responsibilities. Wakemia mainly served as ceremonial dance wands. During feasts each wakede carried her spoon through town dancing while being accompanied by other women from her quarter who played on slit gongs or carried pots of boiled rice and soup. The wakede used her spoon to divide the food among the guests or rather indicated the desired distribution with it. During these festivals the different wunkirlone of the village competed with each other in generosity. This performance of all wakede and their helpers was a spectacular gathering and celebration of the importance of the female role within society. Sculptors created a wide variety of these wunkirmian, each handle in a different form. Usually the spoons end in a human head characterized with the typical Dan features. In all examples the scoop of the spoon represents a belly, pregnant with rice, the food offered by the wakede during feasts. The two faces looking in opposite directions are said to symbolize the supernatural ability of the gle (a spirit force) to see in all directions at once (Himmelheber, op.cit., p. 168).

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Nathalie Hammerschmidt
Nathalie Hammerschmidt

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Lot Essay

Hormis leurs masques, les Dan sont également réputés pour leurs cuillères figuratives magnifiquement sculptées dans le bois, connues sous le nom de wakemia ou wunkirmian, qui signifie littéralement ‘cuillère de festin’. Une si grande cuillère de cérémonie, en plus d’être un bien précieux, était le symbole du statut du wunkirle ou wakede, la femme la plus hospitalière de chaque quartier de la ville. La wunkirle gagnait sa réputation grâce à sa générosité exceptionnelle. Mais l'honneur de ce titre s’accompagnait de nombreuses obligations et responsabilités. Wakemia servait principalement de bâton de danse lors des cérémonies. Pendant les fêtes, chaque wakede brandissait sa cuillère à travers la ville en dansant tout en étant accompagnée d'autres femmes de son quartier qui jouaient sur des gongs fendus ou des pots remplis de riz bouilli et de soupe. La wakede utilisait sa cuillère pour diviser la nourriture parmi les invités, plus précisément pour indiquer la répartition qu’elle souhaitait. Au cours de ces festivités, les différents wunkirle du village entraient en compétition pour élire la plus généreuse d’entre elles. Cette performance de toutes les wakede constituait un rassemblement spectaculaire. C’était également une véritable célébration de l'importance du rôle des femmes dans la société. Les sculpteurs créèrent une grande variété de wunkirmian visible par la singularité de chaque poignée. Habituellement, les cuillères se terminent par une tête humaine stylistiquement typique des Dan. Dans tous les exemples, les cuillerons représentent un ventre, enfanté par du riz, la nourriture offerte par la wakede lors des fêtes. Les deux visages aux regards opposés symboliseraient la capacité surnaturelle du gle (une force de l'esprit) à voir simultanément dans toutes les directions (Himmelheber, op.cit., p. 168).

Tandis que les cuillères à une seule tête sont assez communes chez les Dan et les Wé, les exemples janus sont extrêmement rares : un exemplaire appartient notamment au New Orleans Museum of Art (77.277). Cette cuillère, anciennement dans la collection Victor Kiam, présente des similitudes stylistiques avec une cuillère à tête unique de la collection Karob, publiée dans Four Dan Sculptors de Barbara C. Johnson (Fine Arts Museum of San Fransisco, 1986, p 72, no.15). Cette dernière a été collectée en 1933 par Alfred Tulk au Blimiple (Libéria), près de Butuo. Une troisième cuillère a été acquise par Hans Himmelheber au Belewale (Libéria) en 1949-1950 (publiée dans Negerkunst und Negerkünstler, Braunschweig, 1960, p.163, no.130). Ces trois cuillères sont attribuées à Zlan (ou Sran) de Belewale, qui est sans conteste la personnalité la plus forte parmi les sculpteurs du territoire artistique Dan-Wé dans la première moitié du XXème siècle. L'influence de son style unique est perceptible chez les Dan, les Mano et les Wé au Libéria et en Côte-d'Ivoire. Sa carrière a été largement documentée par Himmelheber: il a été le sculpteur de nombreux chefs et hommes influents mais aussi l'enseignant de nombreux élèves des deux peuples Dan et Wé. Ce grand nombre d'apprentis, copiant méticuleusement le travail de leur maître a rendu l’indentification certaine et absolue difficile des œuvres de Zlan. Fait unique parmi les Dan, l'une des épouses de Zlan est aussi connue pour avoir sculpté des cuillères ainsi que d'autres objets dans le style du maître. Eberhard Fisher a récemment écrit sur Zlan et son entourage dans «Les Maîtres de la sculpture de la Côte d'Ivoire" (Paris, 2015, pp. 128-138).

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