ITHELL COLQUHOUN (1906-1988)
PROPERTY FROM THE ISRAEL MUSEUM, JERUSALEM, SOLD TO BENEFIT THE ACQUISITION FUND
ITHELL COLQUHOUN (1906-1988)

La cathédrale engloutie

Details
ITHELL COLQUHOUN (1906-1988)
La cathédrale engloutie
signé et inscrit partiellement distinctement 'I. COLQUHOUN 71 RUE de la GRANDE CHAUMIERE PARIS, 6 ROME SCHOLARSHIP...' (sur le châssis)
huile et traces de fusain sur toile
130.1 x 194.8 cm. (51 ¼ x 76 5/8 in.)
Peint en 1952
Provenance
Atelier de l'artiste; vente, Sotheby's, Londres, 24 avril 1985, lot 535
Collection privée, Royaume-Uni; vente anonyme, Christie's, Londres, 9 novembre 1990, lot 231
The Mayor Gallery, Londres (acquis au cours de cette vente)
Collection Vera et Arturo Schwarz, Milan (acquis auprès de celle-ci, en janvier 1991)
Don de celle-ci au Israel Museum, Jérusalem, en 1998

Exhibited
Londres, Royal Academy of Arts, The 184th Exhibition, 1952, No. 155.
Londres, New Burlington Galleries, The Women’s International Art Club Annual Exhibition, février-mars 1953, No. 97.
Bradford, Cartwright Memorial Hall, Golden Jubilee Exhibition: Fifty Years of British Art 1904-1954, mars-juin 1954, p. 9, No. 41.
Penzance, Newlyn Art Gallery, Ithell Colquhoun: Retrospective Exhibition of Oil Paintings, octobre 1961, No. 2.
Exeter, City Museum and Art Gallery, Ithell Colquhoun: Paintings, Collages and Drawings, septembre-octobre 1972, No. 14.
Penzance, Newlyn Art Gallery, Ithell Colquhoun: Surrealism, Paintings, Drawings, Collages 1936-76, février-mars 1976, No. 21.
Jérusalem, The Israel Museum, Dreaming with Open Eyes, The Vera and Arturo Schwarz Collection of Dada and Surrealist Art in the Israel Museum, décembre 2000-juin 2001, p. 147, No. 133 (illustré en couleurs au catalogue d'exposition).
Rome, Complesso Monumentale del Vittoriano, Dada e surrealismo riscoperti, octobre 2009-février 2010.


Post lot text
'LA CATHÉDRALE ENGLOUTIE'; SIGNED AND PARTIALLY DISTINCTLY INSCRIBED ON THE STRETCHER; OIL AND TRACES OF CHARCOAL ON CANVAS.

Brought to you by

Valentine Legris
Valentine Legris

Lot Essay

Dr Richard Shillitoe a confirmé l’authenticité de cette œuvre.

Peintures, poèmes et écrits ésotériques, la contribution d’Ithell Colquhoun à la scène surréaliste britannique est riche. Deux visites à Paris dans les années 1930 suffisent à confirmer l’intérêt d’Ithell Colquhoun pour le surréalisme. Elle y découvre les approches philosophiques d’André Breton et de Salvador Dalí, et adhère particulièrement à leurs théories de l’automatisme et du hasard. De retour à Londres, elle exerce une influence majeure sur ses compatriotes et demeure proche des surréalistes français qu’elle assiste lors d’expositions, telles que l’Exposition internationale du Surréalisme à Londres, tenue aux New Burlington Galleries à l’été 1936, qui fut le théâtre de la célèbre présentation de Dalí en scaphandre (voir photographie p. 22). La carrière commerciale d’Ithell Colquhoun est soutenue par la Mayor Gallery, premier marchand d’art surréaliste à Londres, qui organise en 1939 une exposition consacrée à l’artiste, confortant une réputation déjà bien établie. À la suite de son départ du groupe surréaliste en 1942, Ithell Colquhoun se tourne vers un nouveau style, explorant sa profonde curiosité pour le mysticisme et l’occulte, à travers la représentation de paysages fantasmagorique.
Le titre de la présente œuvre fait référence à l’un des Préludes pour piano de Claude Debussy (1862 – 1918) et plus précisément d'une interprétation musicale de la légende d’une cathédrale en ruines engloutie sous les eaux et émergeant mystérieusement au grand jour pour replonger ensuite dans les abysses. Colquhoun a souvent représenté les monuments préhistoriques en pierre de ses Cornouailles natales ainsi que ceux de Bretagne, pensant que leurs bâtisseurs avaient choisi de les construire sur des lieux spécifiques où des pouvoirs magiques venant des profondeurs de la terre surgissaient à la surface. La cathédrale engloutie s’inspire des cercles en pierre de l’ilot d’Er Lannic en Bretagne. À l’origine situés à flanc de coteau, ces monuments sont aujourd’hui à moitié recouverts par les eaux du golfe du Morbihan. Selon les archéologues, cela s’explique par la montée du niveau des eaux depuis la Préhistoire. Colquhoun, toujours prête à rejeter la pensée conventionnelle, avançait quant à elle une autre explication: «l’immersion quotidienne de ce temple dédié aux pouvoirs de la mer et de la terre était peut-être voulue par ses bâtisseurs.» (Cornish Banner, juin 1978).
Nous tenons à remercier Dr Richard Shillitoe pour sa contribution à l’élaboration de cette notice.

Ithell Colquhoun was a significant contributor to the British surrealist scene through her work as painter, poet and esoteric thinker. Colquhoun’s interest in surrealism was bolstered during two visits to Paris in the 1930 where she found affinity with the philosophical approaches of André Breton and Salvador Dalí, adhering in particular to their theories on automatism and chance. On her return to London Colquhoun exerted a strong influence amongst her compatriots, and remained close to the French surrealists whom she assisted in their participation in Surrealist exhibitions such as the London International Surrealist Exhibition held at the New Burlington Galleries in the summer of 1936, during which Dalí famously gave a presentation whilst wearing a diving suit (see photograph, p. 22). Colquhoun’s commercial career was supported by the Mayor Gallery, the leading surrealist dealership in London whose dedicated exhibition to her work in 1939 further strengthened her reputation. Following her departure from the surrealist group in 1942, Colquhoun evolved towards a new style which focused on the portrayal of phantasmagoric landscapes through which she explored her profound interest in mysticism and the occult.
The title of the present work is a reference to a Prelude for piano by Claude Debussy (1862 – 1918), conceived as a musical depiction of a legendary cathedral, submerged and in ruins beneath the water and which mysteriously arose from the waves and into the light of day, only to sink again into the depths. The prehistoric stone monuments of her native Cornwall as well as those of Brittany featured frequently in Colquhoun’s work who believed that their ancient builders had positioned them at places where magical powers arose from subterranean regions and pierced the surface of the earth. La cathédrale engloutie was inspired by the stone circles on the islet of Er-Lannic in Brittany. Originally, the monuments stood on a low hillside, but today they are now half-hidden by the waters of the Gulf of Morbihan. Archaeologists agree that this is due to a rise in sea level that has occurred since prehistoric times. Colquhoun, who was always ready to reject conventional thinking, offered an alternative suggestion: “perhaps the daily immersion of this temple, dedicated to the powers of both sea and earth was intended by its builders.” (Cornish Banner, June 1978).
We are very grateful to Dr. Richard Shillitoe for his help in compiling this note.

«Ils volaient, d’abord lentement, puis plus rapidement, pour ne pas perdre de vue l’oiseau. Comme ils volaient, laissant la demeure et ses terres loin derrière, ils s’imprégnaient de lumière et de couleurs?; et leur sang, toujours d’un même flux, courait à présent en un va-et-vient le long des rayons du soleil, comme pulsé par un cœur magnétique.»

“They floated on, gently at first, then more rapidly so as not to lose sight of the bird. As they flew, leaving the mansion and its grounds far behind, they became permeated with light and colour; and their blood, always a single stream, now pulsed back and forth along the rays of the sun, as from some magnetic heart.”

I. Colquhoun, Goose of Hermogenes, 1961.

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