ÉCOLE FRANCO-FLAMANDE VERS 1480-1500
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Saint Jérôme, saint Augustin, saint Grégoire, saint Ambroise ; L'ange et la Vierge de l'Annonciation

Details
ÉCOLE FRANCO-FLAMANDE VERS 1480-1500
Saint Jérôme, saint Augustin, saint Grégoire, saint Ambroise ; L'ange et la Vierge de l'Annonciation
huile sur panneaux double face, une paire formant volets latéraux de retable, grisaille
106 x 87 cm (41 3⁄4 x 34 1⁄2 in.) (volets ouverts) ; 106 x 43,5 cm (41 3⁄4 x 17 in.) (volets fermés)
(2)
Provenance
Collection Victor Martin Le Roy (1842-1918), qui l'a acquis à Biarritz, 1901, puis sa fille Jeanne Marquet de Vasselot (1883-1956).
Collection Jean-Joseph (1871-1946) et Jeanne Marquet de Vasselot, puis par descendance jusqu'à nos jours.
Literature
G. Hulin de Loo (G. Hublin), Bruges 1902. Exposition de tableaux flamands des XIV, XV et XVIe siècles. Catalogue critique, Gand, 1902, p. 83, n°318 (comme 'Inconnu anversois ? ou gueldrois ? vers 1510 ?').
M. J. Friedlaender, 'Die Brügger Leihausstellung von 1902', in. H. Thode, H. von Tschudi, Repertorium für Kunstwissenschaft, Berlin, 1903, XXVI, p. 74.
F. Dülberg, 'Die Ausstellung Altniederländischer Meister in Brügge', Zeitschrift für bildende Kunst, 1903, XIV, p. 8.
H. Bouchot, L'Exposition des Primitifs français. La Peinture en France sous les Valois, Paris, 1904, reproduit pl. LXV.
P. Leprieur, A. Pératé, Catalogue raisonné de la collection Martin le Roy, Paris, 1909, V, n°18 et 19 (comme 'école du Nord de la France, fin du XVe siècle'), reproduit en noir et blanc pl. XVI et XVII.
C. Sterling (C. Jacques), Les peintres du Moyen Âge, Paris, 1941, p. 63, n°46 du répertoire (comme 'tableau attribué à l'école du Nord').
Exhibited
Bruges, hôtel du conseil provincial, Primitifs des Flandres, 15 juin-5 septembre 1902, n°258 (comme 'Inconnu').
Paris, pavillon de Marsan, Bibliothèque nationale, Les Primitifs Français, 12 avril-14 juillet 1904, n°56 (comme 'école de l'Artois vers 1450').
Post lot text
FRENCH-FLEMISH SCHOOL AROUND 1480-1500, SAINT JEROME, SAINT AUGUSTINE, SAINT GREGORY, SAINT AMBROSE; THE ANGEL AND THE VIRGIN OF THE ANNUNCIATION, OIL ON DOUBLE-SIDED PANELS, GRISAILLE, A PAIR FORMING SIDE PANELS OF AN ALTARPIECE

As a result of their history, their prestigious collectors, their provenance and exhibitions, the altarpiece wings we are presenting today have been an important preoccupation of art historians since the beginning of the 20th century.

From Hulin de Loo to Friedländer, from Bouchot to Sterling, our panels have been recognized and lauded for both their pictorial qualities as well as for their rare and erudite iconography. The picture remains mysterious, and both its attribution and the locus of its production have yet to reach unanimity amongst scholars.

These two wings presume the existence of a central panel, upon which they would have folded. The Annunciation scene, in grisaille, testifies to this. The subject on the other side of our panels, depicting the four fathers of the Western Church, is fairly rare. The four father depicted are Saint Jerome, in the top left (wearing a cardinal’s robe), Saint Augustine in the bottom left (donning a bishop’s mitre and holding a crozier and a heart), Saint Gregory in the top right (dressed as a pope), and Saint Ambrose (next to his attribute, a bee’s hive). The four fathers of the church are here represented sat in full ecclesiastic dress, composing the patristic writings which have helped shape Christian doctrine. This learned subject allows us to postulate that our panels were part of a prestigious and scholarly commission, certainly a convent or monastery. As for the central panel, we can imagine a scene relating to one of the core themes of Christianity, such as a representation of the Holy Trinity.

Our pair of triptych’s wings was exhibited in 1904 at the Louvre’s Marsan pavilion in Paris, during the prestigious and ground-breaking exhibition dedicated to French primitives. At the time, our panels were attributed to the French school, specifically the school of Artois around 1450, which opened the door for the study of more northern influences. Subsequently, Charles Sterling (1901-1991) proposed a link with the works of Simon Marmion (1485-1489, active in the duchy of Burgundy and member of the guild of Tournai, then active in Amiens and Valenciennes) (Sterling, op. cit., p. 63, n°46).

From an artistically divided France, one which is also undergoing major political and geographic mutations, French painting will begin to gradually define itself in the 15th century. In an environment of artistic emulation, one fuelled by rapid developments, it will build itself a clear and defined identity. In this context, the arrival of Flemish and Italian masters will be key. Whilst paintings from this period are still largely thought of as belonging to regional schools (the Avignon school, the Amien school, the Artois school) they also need to be understood within a broader, European context. Cultural exchanges between countries was considerable in the 15th century, and our paintings are a perfect illustration of that.

We would like to thank all the art historians and curators that have helped in the writing of the above catalogue entry.

Brought to you by

Pierre Etienne
Pierre Etienne International Director, Deputy Chairman, Old Master Paintings

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Lot Essay

De par leur historique, leurs prestigieux collectionneurs, leur provenance et leurs expositions, les deux volets de retable que nous présentons ont toujours été au cœur des préoccupations des historiens d’art depuis le début du XXe siècle.

De Hulin de Loo à Friedländer, de Bouchot à Sterling, l’œuvre a été reconnue, à la fois pour ses qualités picturales mais aussi pour son iconographie rare et érudite. L’œuvre reste cependant mystérieuse, et l’identification de son auteur n’a, encore de nos jours, pas réussi à faire l’unanimité, pas plus que sa localisation géographique précise de réalisation.

Ces deux volets supposent bien évidemment l’existence d’une partie centrale sur laquelle ils devaient se refermer. La présence de la scène de l’Annonciation, en grisaille, avec l’ange sur une partie et la Vierge sur l’autre en est une démonstration. Le sujet de la partie intérieure est effectivement assez rare. On retrouve les quatre pères de l’Église occidentale : saint Jérôme, en haut à gauche (avec sa robe de cardinal), saint Augustin en bas à gauche (portant la crosse et tenant la mitre et le cœur), saint Grégoire en haut à droite (en tenue de pape) et saint Ambroise (aux côtés de son attribut, la ruche). Les quatre Pères de l’Église sont ici représentés en tenue ecclésiastique, assis, en train d’écrire les ouvrages dits 'patristiques' qui ont contribué à fonder les multiples aspects savants de la doctrine chrétienne. Ce sujet savant laisse supposer une commande prestigieuse, érudite, certainement pour un couvent ou un monastère. On peut imaginer également une partie centrale renvoyant au fondement du christianisme comme la figuration de la sainte Trinité.

Notre paire de volets de triptyque fut exposée en 1904 au pavillon de Marsan du Louvre, à Paris, lors de la prestigieuse exposition fondatrice des 'Primitifs français'. Ils étaient alors déjà rattachés à l’école française avec un intitulé comme 'école de l'Artois vers 1450', invitant largement à s’enquérir des influences des écoles du Nord. Par la suite, Charles Sterling (1901-1991) envisagera un rapprochement avec les œuvres de l’artiste Simon Marmion (1485-1489, actif dans le duché de Bourgogne, membre de la guilde de Tournai, puis actif à Amiens et Valenciennes) (Sterling, op. cit., p. 63, n°46 du répertoire).

Dans une France artistiquement morcelée, une France en pleine mutation politique et territoriale, la peinture française va se définir petit à petit au XVe siècle. Elle va se construire, se façonner dans une émulation artistique stimulée par de fortes nouveautés. Ainsi, l’émergence des maîtres flamands ou encore des peintres italiens ou même espagnols se montre décisive. Même si la peinture de cette époque s’appréhende mieux par région (école d’Avignon, école d’Amiens, école d’Artois, …), elle doit aussi se comprendre d’une manière plus large, plus européenne. Les échanges culturels sont forts et nos tableaux en sont une parfaite illustration.

Nous remercions les historiens d'art et conservateurs de leur aide apportée à la rédaction de cette notice.

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