MARC CHAGALL (1887-1985)
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MARC CHAGALL (1887-1985)

L'Écuyère ; étude

Details
MARC CHAGALL (1887-1985)
L'Écuyère ; étude
Signé ‘ChAgAll MArc’ (en bas à droite)
Gouache et graphite sur papier marouflé sur carton
64 x 48,8 cm. (25 1⁄4 x 19 1⁄4 in.)
Exécuté en 1931.
Provenance
Collection particulière, Grande-Bretagne (acquis auprès de l’artiste par l’intermédiaire de la Leicester Galleries en 1935) ;
Collection particulière, Grande-Bretagne (par descendance); vente, Sotheby's, Londres, 26 mars 1980, lot 249 ;
Acquis au cours de cette vente.
Exhibited
Londres, The Leicester Galleries, Exhibition of Paintings and Gouaches by Marc Chagall, avril-mai 1935, p. 10, no. 28 (daté '1932').
Special notice

Artist's Resale Right ("droit de Suite"). If the Artist's Resale Right Regulations 2006 apply to this lot, the buyer also agrees to pay us an amount equal to the resale royalty provided for in those Regulations, and we undertake to the buyer to pay such amount to the artist's collection agent.
Post lot text
MARC CHAGALL (1887-1985), L'ÉCUYERE ; ETUDE, SIGNED 'CHAGALL MARC' (LOWER RIGHT), GOUACHE AND PENCIL ON PAPER LAID DOWN ON BOARD, EXECUTED IN 1931.

Brought to you by

Lionel Gosset
Lionel Gosset Auctioneer and Head of Department

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Lot Essay

Le Comité Marc Chagall a confirmé l'authenticité de cette œuvre.

Cette gouache est une étude pour l’œuvre éponyme de Marc Chagall dédié aux deux grands amours de sa vie : Bella Rosenfeld, sa compagne de jeunesse, et Vitebsk, sa ville natale en Russie (actuelle Biélorussie). Baignés par le clair de lune et entraînés dans la nuit par un majestueux étalon blanc, les amants entrelacés évoquent ici tout le dévouement et toute la tendresse qui liaient Chagall et Bella.
L'artiste rencontre Bella Rosenfeld peu avant son premier départ pour la France en 1910 ; ils se fiancent quelques mois plus tard. S'ils s'écrivent régulièrement durant les quatre années qui s'ensuivent, Chagall souffre, depuis Paris, d'un mal du pays intimement lié au désir qu'il éprouve pour sa lointaine fiancée. Profitant d'un saut à Berlin à la mi-1914 où il expose quelques œuvres, l'artiste se rend à Vitebsk pour un séjour qui ne devait durer que trois mois ; or le déclenchement de la Grande Guerre, suivi de la Révolution russe, finissent par le retenir en Russie pendant près de dix ans. Cette parenthèse slave s'avère décisive dans le parcours du peintre. Peu de temps après son retour au pays, il épouse Bella ; leur fille unique, Ida, voit le jour l'année suivante. Aussi, dans ce contexte marqué par ses allers-retours fréquents entre Vitebsk et Petrograd (Saint-Pétersbourg), la peinture de Chagall ne cesse de subir des transformations remarquables.
La présente œuvre date de la deuxième période française de Chagall, une époque particulièrement fructueuse qu'interrompra son exil aux États-Unis pendant la Seconde Guerre mondiale. Lorsqu'il revient à Paris en 1923 après neuf ans d'absence, le peintre trouve dans la capitale un nouvel état d'esprit, une atmosphère plus paisible et un public inédit. Nombre de ses anciens amis le croyaient disparu dans les tumultes de la Révolution russe (en son absence, son atelier a d'ailleurs été copieusement pillé). Les surréalistes sont parmi ceux qui l'accueillent à bras ouverts et Chagall est, à son tour, agréablement surpris de les voir prôner un nouveau genre de peinture onirique, dans le sillage de l'art plein de poésie qu'il avait lui-même initié quelques années plus tôt.
Pendant cette phase d'entre-deux-guerres, l'expression de Chagall se partage essentiellement entre des sujets inspirés de sa France adoptive et des clins d'œil à sa patrie natale. C'est à ce moment-là que le thème des amants planeurs, l'un des motifs les plus emblématiques de son œuvre, prend toute son envergure. L’Anniversaire, Au-dessus de la ville et La Promenade représentent chacun à leur manière le couple Chagall flottant dans les airs, survolant des visions idéales de leur maison, de leur village et de ses environs.

The present gouache a study for Chagall’s eponymous masterpieces depicting the loves of his life: his childhood sweetheart Bella Rosenfeld and Vitebsk, the artist’s Russian homeland. Entwined together in the night sky, swept along by a regal white stallion, the lovers fully evoke the devotion and tenderness so present in Chagall and Bella’s relationship.
Shortly before his first departure from Russia in the summer of 1910, Chagall met Bella Rosenfeld; they would be engaged within a year. During his ensuing four years in Paris, they corresponded frequently and his homesickness for Russia was enmeshed in his desire for his distant fiancée. After travelling to Berlin in mid-1914 for an exhibition of his works, Chagall travelled on to Vitebsk for what was to be a three-month visit, however the outbreak of World War I and the ensuing revolution in Russia would keep Chagall away from Paris for almost a decade. While unable to leave Russia, these years would prove to be some of the most important of Chagall’s life. Shortly after his return to Vitebsk, he and Bella would marry and, a year later, their only child, a daughter named Ida, was born. Moving primarily between Vitebesk and Petrograd (St. Petersburg) during these years, Chagall’s painting would continue to undergo remarkable transformations.
The present work was executed during Chagall’s second period in France, where he returned in 1923 and remained until his move to the United States during the Second World War. These years in France were particularly fruitful for Chagall. He had been gone for nine years and when he arrived in Paris he found a new equilibrium of mind, a peaceful atmosphere and an audience. Many of his former friends believed he had disappeared in the Russian Revolution (his old studio was badly looted as a result). Among those welcoming him back were the young Surrealists, and Chagall in turn was pleasantly surprised to find that they stood for a changing attitude towards the sort of dream-like poetic painting he had pioneered many years before.
During Chagall’s years in France, his subjects were divided between those inspired by his adopted country and those reminiscent of his native Russia. It was during these years that the couple in flight – a trope that would become recognized as one of the artist’s prime pictorial devices in later years - became firmly established. Au-dessus de la ville, La Promenade and L’Anniversaire all feature the Chagalls floating above the pull of gravity with idealized views of their village, environs and home respectively as backdrop.

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