Lot Essay
Les proportions imposantes, le dessin architecturé et la grande qualité d'exécution de ces fauteuils en font de véritables sièges d'apparat derrière lesquels se cache sans doute un commanditaire de renom probablement royal tant le propos est ici accompli.
Datés de la toute fin de l’époque Louis XVI, ces sièges sont ornés d’un impressionnant vocabulaire sculpté que nous retrouvons sur plusieurs grands ensembles livrés par Jacob pour la cour à cette époque.
Nous pouvons rapprocher notre paire de fauteuils du fameux mobilier réalisé par Jacob pour le boudoir de Monsieur renvoyant au boudoir de l’appartement du comte de Provence pour son pavillon situé proche du château de Versailles, dit pavillon Balbi. Ce pavillon, érigé pour sa favorite la comtesse de Balbi, sera le symbole d’un mode de vie élégant et raffiné dont les ouvrages de Jacob étaient destinés à assurer le confort de ses hôtes. Les mémoires de livraison du menuisier datés de 1785 précisent que ce mobilier comptait huit fauteuils de forme nouvelle et un canapé. Un fauteuil se trouve aujourd’hui au Mobilier National (inv. GME 1590) et l’un de ses pendants au département des objets d'art du musée du Louvre (inv. OA 5222). Entièrement sculpté d’un complexe jeu de rosaces dans des entrelacs caractéristiques, pourvus de consoles en balustre et de pieds délicatement ornés de cannelures et de tiges d’asperge, les fauteuils du comte de Provence, à l’image de notre paire de fauteuils, présentent cette même force et ce même degré de raffinement.
Parmi les sièges comparables nous pouvons également citer le mobilier réalisé par Jacob pour le Salon des Jeux de Louis XVI à Saint-Cloud. Composé de plus de soixante pièces, cet ensemble fut livré le 31 octobre 1787 ; ensemble dont nous savons également qu’il était initialement composé de dix-huit fauteuils dont six en cabriolet. Soucieux du détail, Jacob s’assurait que chacun de ses ensembles demeure unique. En revanche, il s’amusait à reprendre certains ornements afin de les adapter à sa nouvelle création. Ici, à la différence de notre paire de fauteuils, les consoles d’accotoir diffèrent en se présentant en un impressionnant enroulement.
Grâce à diverses campagnes d’acquisitions, une grande partie de cet ensemble a pu être rassemblée à Versailles entre 1973 et 1979 avec notamment l’acquisition d'un canapé (inv. V 4925), de quatre des fauteuils (inv. V 4926 - V 4929), de six chaises (inv. V 4930 - V 4935), de deux tabourets en éperon (inv. V 4936, V 4937), et d’une bergère (inv. V 5157).
Enfin, un autre de ces fauteuils est aujourd’hui conservé au Metropolitan Museum de New York (inv. 07.225.107).
Sur le modèle du mobilier de Saint-Cloud, Joseph-Hyacinthe de Paule de Rigaux, dit comte de Vaudreuil, commanda à Jacob un mobilier parfaitement identique. Comptant à l’origine quarante pièces, il fut complété en 1791 pour le salon de la Reine aux Tuileries et fut par la suite dispersé entre Versailles, Fontainebleau et le Mobilier National. Un des canapés de cette seconde livraison pour Marie Antoinette ainsi qu’un fauteuil sont conservés à Versailles (inv. VMB 13413 et VMB 13414). Nous pouvons d’ailleurs admirer l’un de ces fauteuils sur le célèbre portrait du comte réalisé par Elisabeth Vigée Le Brun en 1784 et conservé au Virginia Museum of Fine Arts de Richmond (inv. 49.11.21).
Enfin, ces fauteuils au dossier légèrement galbé peuvent être rapprochés d’un fauteuil au dossier à la Reine figurant dans la collection Lehmann, vente Lair Dubreuil et Baudoin, Paris, 5 juin 1925 , lot 113.
Datés de la toute fin de l’époque Louis XVI, ces sièges sont ornés d’un impressionnant vocabulaire sculpté que nous retrouvons sur plusieurs grands ensembles livrés par Jacob pour la cour à cette époque.
Nous pouvons rapprocher notre paire de fauteuils du fameux mobilier réalisé par Jacob pour le boudoir de Monsieur renvoyant au boudoir de l’appartement du comte de Provence pour son pavillon situé proche du château de Versailles, dit pavillon Balbi. Ce pavillon, érigé pour sa favorite la comtesse de Balbi, sera le symbole d’un mode de vie élégant et raffiné dont les ouvrages de Jacob étaient destinés à assurer le confort de ses hôtes. Les mémoires de livraison du menuisier datés de 1785 précisent que ce mobilier comptait huit fauteuils de forme nouvelle et un canapé. Un fauteuil se trouve aujourd’hui au Mobilier National (inv. GME 1590) et l’un de ses pendants au département des objets d'art du musée du Louvre (inv. OA 5222). Entièrement sculpté d’un complexe jeu de rosaces dans des entrelacs caractéristiques, pourvus de consoles en balustre et de pieds délicatement ornés de cannelures et de tiges d’asperge, les fauteuils du comte de Provence, à l’image de notre paire de fauteuils, présentent cette même force et ce même degré de raffinement.
Parmi les sièges comparables nous pouvons également citer le mobilier réalisé par Jacob pour le Salon des Jeux de Louis XVI à Saint-Cloud. Composé de plus de soixante pièces, cet ensemble fut livré le 31 octobre 1787 ; ensemble dont nous savons également qu’il était initialement composé de dix-huit fauteuils dont six en cabriolet. Soucieux du détail, Jacob s’assurait que chacun de ses ensembles demeure unique. En revanche, il s’amusait à reprendre certains ornements afin de les adapter à sa nouvelle création. Ici, à la différence de notre paire de fauteuils, les consoles d’accotoir diffèrent en se présentant en un impressionnant enroulement.
Grâce à diverses campagnes d’acquisitions, une grande partie de cet ensemble a pu être rassemblée à Versailles entre 1973 et 1979 avec notamment l’acquisition d'un canapé (inv. V 4925), de quatre des fauteuils (inv. V 4926 - V 4929), de six chaises (inv. V 4930 - V 4935), de deux tabourets en éperon (inv. V 4936, V 4937), et d’une bergère (inv. V 5157).
Enfin, un autre de ces fauteuils est aujourd’hui conservé au Metropolitan Museum de New York (inv. 07.225.107).
Sur le modèle du mobilier de Saint-Cloud, Joseph-Hyacinthe de Paule de Rigaux, dit comte de Vaudreuil, commanda à Jacob un mobilier parfaitement identique. Comptant à l’origine quarante pièces, il fut complété en 1791 pour le salon de la Reine aux Tuileries et fut par la suite dispersé entre Versailles, Fontainebleau et le Mobilier National. Un des canapés de cette seconde livraison pour Marie Antoinette ainsi qu’un fauteuil sont conservés à Versailles (inv. VMB 13413 et VMB 13414). Nous pouvons d’ailleurs admirer l’un de ces fauteuils sur le célèbre portrait du comte réalisé par Elisabeth Vigée Le Brun en 1784 et conservé au Virginia Museum of Fine Arts de Richmond (inv. 49.11.21).
Enfin, ces fauteuils au dossier légèrement galbé peuvent être rapprochés d’un fauteuil au dossier à la Reine figurant dans la collection Lehmann, vente Lair Dubreuil et Baudoin, Paris, 5 juin 1925 , lot 113.