POT-POURRI D'EPOQUE LOUIS XV
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POT-POURRI D'ÉPOQUE LOUIS XV

MILIEU DU XVIIIE SIÈCLE

Details
POT-POURRI D'ÉPOQUE LOUIS XV
MILIEU DU XVIIIE SIÈCLE
En bronze ciselé et doré, bois d'hinoki, laque nashiji et porcelaine du XIXe siècle, représentant deux magots cueillant des fleurs surmontés d'un pot couvert à décor de chrysanthèmes sur un socle rocaille ; le pot couvert accidenté, les branches et la décoration florale en bronze d'époque Louis XVI
H.: 22,5 cm. (8 ¾ in.) ; L.: 22,5 cm. (8 ¾ in.) ; P.: 16 cm. (6 in.)
Provenance
Collection Rothschild ; puis par descendance jusqu’au propriétaire actuel.
Literature
C. Frégnac, Belles demeures de Paris: 16e-19e siècle, Paris, 1977, p. 256.
Further details
A LOUIS XV ORMOLU-MOUNTED AND JAPANESE LACQUER POT-POURRI, MID-18TH CENTURY, ADAPTED UNDER LOUIS XVI PERIOD

Brought to you by

Lionel Gosset
Lionel Gosset Vice President, Auctioneer and Head of Department

Lot Essay

Notre pot-pourri est le reflet de l’engouement pour les chinoiseries et plus généralement pour l’Orient, qui s’est particulièrement développé dans le premier tiers du XVIIIe siècle. Les marchands-merciers, faiseurs de modes, tels que Lazare Duvaux, Simon-Philippe Poirier ou encore Thomas-Joachim Hébert, créèrent des objets montés mêlant des éléments asiatiques avec des montures en bronze doré dans le goût rocaille de l’époque. Ces créations fantaisistes évoquant le luxe et le raffinement de ce lointain Orient, mêlant dorure au mercure, bronze à patine brune et émail polychrome, étaient très prisées par la cour de Louis XV et notamment Madame de Pompadour, dans les années 1735-1745. Ainsi, notre pot-pourri en bois orné de chrysanthèmes est une production typique de cette période-là, bien que des adaptations aient été apportées sous Louis XVI. Il est soutenu par des branchages terminés par des fleurs en porcelaine et repose sur un socle en bronze doré chantourné. Il est encadré de personnages que l’on surnomme communément des « magots » et dont les décors des vêtements, d’inspiration japonaise, rappellent le travail des frères Martin qui inventèrent un vernis imitant la laque de Chine ou du Japon (D. Kisluk-Grosheide, "The Reign of Magots and Pagods", dans Metropolitan Museum Journal, Vol. 37, 2002, pp. 177-197). Ces figures de magots furent déclinées dans des attitudes variées, apportant ainsi une touche d’exotisme sur des objets typiquement occidentaux, comme des horloges, chenets, presse-papier, bras de lumière, pots-pourris, pendules et cartels (Cat. Expo, A. Forray-Carlier et M. Koplin, Les secrets de la laque française Le vernis Martin, Paris, 2014). Dans le même esprit, nous pouvons citer une pendule aux magots d’époque Louis XV, attribuée aux frères Martin, vendue chez Christie’s, Paris, le 4 novembre 2015, lot 509.

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