Man Ray (1890-1976)
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All's Well That Ends Well

Details
Man Ray (1890-1976)
All's Well That Ends Well
signé et daté 'Man Ray 1948' (en bas à droite)
huile sur toile
41 x 50.7 cm.
Peint à Hollywood en 1948

signed and dated ‘Man Ray 1948’ (lower right)
oil on canvas
16 1⁄8 x 19 7⁄8 in.
Painted in Hollywood in 1948
Provenance
Atelier de l'artiste.
Juliet Man Ray (par succession).
Galerie 1900-2000, Paris (avant 1988).
Gérard Arigoni, Paris.
Vente, Me Binoche, Paris, 19 mars 1997, lot 114.
Collection Marion Meyer (acquis au cours de cette vente).
Literature
A. Schwarz, Man Ray, The Rigour of Imagination, Londres, 1977, p. 363, no. 132 (illustré, p. 99).
R. Studing, Shakespeare in American Painting, A Catalogue from the late Eighteenth Century to the present, Londres, 1993, p. 110, no. 621.
Exhibited
Beverly Hills, The Copley Galleries, Man Ray, décembre 1948-janvier 1949, no. 16.
Paris, Galerie Furstenberg, Exposition de Peintures de Man Ray, 1954, no. 14.
Los Angeles County Museum of Art, Man Ray, 1966, no. 87.
New York, The New York Cultural Centre; Londres, The Institute of Contemporary Arts et Rome, Palazzo delle Esposizioni, Man Ray, Inventor, painter, poet, décembre 1974-septembre 1975, no. 167 (illustré).
Francfort, Frankfurter Kunstverein et Bâle, Kunsthalle, Man Ray, Inventionen und Interpretationen, octobre 1979-février 1980, p. 86, no. 44 (illustré).
Paris, Galerie 1900-2000, Man Ray, Peintures et dessins provenant de l’atelier, septembre-octobre 1988, p. 21, no. 8, p. 21 (illustré).
Tokyo, The Bunkamura Museum of Art; Takamatsu, Takamatsu City Museum of Art; Ibaraki, Tsukuba Museum of Art; Okayama, The Okayama Prefectural Museum of Art; Akita, Akita Senshu Museum of Art et Itami, City Museum of Art, Man Ray et ses amis, juillet 1991-février 1992, p. 138, no. 113 (illustré en couleurs, p. 74).
León, Instituto Leonés de Cultura, Sala provincia, Man Ray, octobre-novembre 1996, p. 81 (illustré en couleurs, p. 30).
New York, André Emmerich Gallery, Man Ray, An American Surrealist Vision, novembre-décembre 1997, no. 12.
Fukui, Fine Arts Museum; Okazaki, Mindscape Museum; Saitama, The Museum of Modern Art; Yamanashi, Prefectural Museum of Modern Art et Tokushima, Modern Art Museum, Man Ray, I am an enigma, juin 2004-mars 2005, p. 254, no. 223 (illustré en couleurs, p. 152).
Malaga, Fundación Pablo Picasso-Museo Casa Natal, Man Ray, Yo soy un enigma, mai-juillet 2006, p. 248 (illustré en couleurs, p. 85).
Pontevedra, Centro Social Caixanova, Man Ray, septembre-octobre 2009, p. 14 (illustré en couleurs).
Bogota, Museo de Arte Banco de la República, Man Ray, Colección Marion Meyer, octobre 2010-février 2011, p. 95 (illustré en couleurs).
Washington, D.C., The Phillips Collection; Copenhague, Ny Carlsberg Glyptoteket et Jerusalem, The Israel Museum, Man Ray, Human Equations, A journey from mathematics to Shakespeare, février 2015-janvier 2016, p. 225 (illustré en couleurs, p. 205 et illustré en couleurs).
Paris, La Manufacture de l'image, Géométrie dans l'espace, La Topographie de l'art, mars-juin 2017.
Vienne, Bank Austria Kunstforum, Man Ray, février-juin 2018, p. 233 (illustré en couleurs, p. 137).
Albi, Musée Toulouse-Lautrec, Man Ray, Vues de l'esprit, octobre 2018-janvier 2019, p. 42 (illustré, p. 30).
Paris, Galerie Cahiers d'art, Man Ray, Peintures et objects, avril-juillet 2022.
Rouen, Musée des Beaux-Arts, Nadja, un itinéraire surréaliste, juin-novembre 2022, p. 159 (illustré en couleurs, p. 158).
Hyères, Musée des Cultures et du Paysage, Man Ray, Le Beau Temps, juillet-novembre 2023, p. 156 (illustré en couleurs, p. 41).
Further details
Andrew Strauss et Timothy Baum du Man Ray Expertise Committee ont confirmé l’authenticité de cette œuvre sous la référence 00338-P-2024 et que cette œuvre sera incluse dans le Catalogue des Peintures de Man Ray, actuellement en cours de préparation.

Andrew Strauss and Timothy Baum of the Man Ray Expertise Committee have confirmed the authenticity of this work under reference 00338-P-2024 and that this work will be included in the Catalogue of Paintings of Man Ray, currently in preparation.


Man Ray, Shakespeare, les mathématiques ; de prime abord on a du mal à voir ce qui pourrait les relier, et pourtant c’est le départ d’une fantastique série surréaliste qui interroge et fascine encore le monde artistique, littéraire et scientifique. Tandis qu’il profite de l’émulation du Paris des années 30, Man Ray découvre dans une armoire oubliée de la Sorbonne de curieuses sculptures géométriques. « Les mathématiques ne m’intéressaient pas beaucoup jusqu’au jour où l’on m’a signalé à Paris des objets mathématiques construits pour expliquer des équations algébriques… » racontera-t-il en 1954. La magie s’opère, et l’artiste leur consacre d’abord une série de photographies sur laquelle il se base pour la série picturale qu’il crée quinzeans plus tard et qu’il sublime en donnant à chaque toile un titre tiré d’une pièce de Shakespeare. Quintessence de son esprit surréaliste, ces toiles lui permettent d’explorer et de transcender toutes les facettes et les mystères sous-jacents de ces objets scientifiques. “J’aime les mystères, je n’aime pas beaucoup les solutions”, avoue-t ’il. All's Well That Ends Well doit son nom à la comédie éponyme écrite parShakespeare entre 1601 et 1608, et est un parfait exemple de cette série qui a permis à Man Ray d’explorer avec engouement les infinies possibilités du Surréalisme. « On peut voir tout ce qu’on veut dans mes photos,comme on peut voir tout ce qu’on veut dans ma peinture : plus il y a des interprétations d’une oeuvre, plus c’est réussi je crois » (Man Ray).

Man Ray, Shakespeare, mathematics; at first it is hard to see what could connect them, and yet it is the start of a fantastic surrealist series that still questions and fascinates the world of art, literature and science. While enjoying the emulation of Paris in the 1930s, Man Ray discovers curious geometric sculptures in a forgotten wardrobe at the Sorbonne. “I wasn’t very interested in mathematics until I was told there were in Paris some mathematical objects created to explain algebraic equations...”. The magic is at work, and the artist first do a series of photos that will the base for a pictorial series he creates fifteen years later, sublimed by names each taken from a play by Shakespeare. Quintessential to his surrealist spirit, these paintings allow him to explore and transcend all the facets and underlying mysteries of these scientific objects. “I like mysteries, I don’t like solutions very much,” he admits. All's Well That Ends Well owes its name to the eponymous comedy written by Shakespeare between 1601 and 1608, and is a perfect example of the series that allowed Man Ray to explore with enthusiasm the infinite possibilities of Surrealism. “You can see everything you want in my photos, just as you can see everything you want in my painting: the more interpretations of a work, the more successful I think it is” (Man Ray).

Brought to you by

Elodie Morel-Bazin
Elodie Morel-Bazin Head of Department, Europe

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