Details
Statue Tshokwé
Angola
Hauteur : 15 cm. (5 7⁄8 in.)
Provenance
Collection privée, Portugal
Christie’s, Londres, Important Tribal Art, 29 juin 1983, lot 176
Hélène (1927-2023) et Philippe (1931-2019) Leloup, Paris-New York, acquis lors de cette vente
Collection Hilde (1926-2012) et Dieter (1926-2001) Scharf, Hambourg, acquis auprès de ces derniers
Literature
Heymer, K. et Thompson, J., Sehen lernen. Eine Sammlung afrikanischer Figuren, Cologne, 1999, pp. 98 et 99, n° 38
Rochard, P. et al., Figuren Afrikas. Meisterwerke einer Privatsammlung, Ingelheim-sur-le-Rhin, 2002, pp. 160 et 161, n° 64
Hecht, D. et Kawik, G., Afrika und die Kunst. Einblicke in deutsche Privatsammlungen, Berlin, 2010, pp. 416 et 417
Exhibited
Ingelheim-sur-le-Rhin, Altes Rathaus, Figuren Afrikas. Meisterwerke einer Privatsammlung, 28 avril - 7 juillet 2002
Further details
Chokwe Figure, Angola

Brought to you by

Alexis Maggiar
Alexis Maggiar International Head, African & Oceanic Art, Vice Chairman of Christie's France

Lot Essay

Cette sculpture exquise illustre avec éloquence les principales caractéristiques de la statuaire tshokwé. Tout en respectant la représentation canonique de la forme humaine selon les codes tshokwé, sa coiffure impressionnante, sophistiquée et démesurément grande par rapport à la petitesse du visage, la distingue des autres sculptures connues. Étant donné sa taille réduite, il est difficile de déterminer si cette figure était destinée à représenter de manière autonome une ancêtre féminine ou peut-être à servir de pommeau au bâton d’un chef.

Au-delà de son attrait esthétique, cette ambiguïté ajoute à son mystère, invitant à une exploration plus approfondie des rôles et de la signification possibles de cette figure dans la culture tshokwé. Elle ouvre également des pistes intéressantes pour examiner les liens stylistiques avec les cultures voisines telles que les Ovimbundu et les Lwéna.

This exquisite figure eloquently illustrates the main features of Chokwe statuary. While it adheres to the canonical Chokwe representation of the human form, its impressive and sophisticated hairdo, disproportionately large compared to the smallness of the face, sets it apart from other known figures. Given its small size, it is uncertain whether this figure was intended as a standalone representation of a female ancestor or perhaps as the finial of a chief’s staff.

Beyond its aesthetic appeal, this ambiguity adds to its intrigue, inviting further exploration into the figure’s possible roles and significance within Chokwe culture. Additionally, it opens up interesting avenues to examine the stylistic links to neighboring cultures such as the Ovimbundu and the Lwena.

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