ÉLISABETH VIGÉE LE BRUN (PARIS 1755-1842)
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ÉLISABETH VIGÉE LE BRUN (PARIS 1755-1842)

Portrait d'une jeune femme, à mi-corps

Details
ÉLISABETH VIGÉE LE BRUN (PARIS 1755-1842)
Portrait d'une jeune femme, à mi-corps
signé et daté indistinctement 'M[lle] Le Brun / [?] 17[76]' (vers le bas, à droite)
huile sur toile, ovale
65,5 x 54 cm (25 ¾ x 21 ¼ in.)
Provenance
Arthur Georges Veil-Picard (1854-1944), Paris, dès au moins 1934 (selon le catalogue d'exposition de 1934, voir infra) ;
Confisqué auprès de celui-ci par le Einsatzstab Reichsleiter Rosenberg suite à l'occupation allemande de la France (ERR inv. WP 2040) ;
Transféré au Jeu de Paume, Paris, en juin 1944 ;
Restitué aux ayants droit d'Arthur Georges Veil-Picard ;
Puis par descendance dans la famille.
Exhibited
Paris, musée des Arts Décoratifs, Les Artistes Français en Italie de Poussin à Renoir, mai-juillet 1934, n°338 (comme un portrait de Madame de Gourbillon, signé, localisé et daté [Turin 1793]).
Rome, Palazzo delle Esposizioni ; Turin, Galleria Civica d'Arte Moderna, L'Italia vista dai pittori francesi del XVIII e XIX secolo, 8 février-26 mars 1961 ; 10 avril-25 mai 1961, n°382 ; n°372 (comme un portrait de Madame de Gourbillon, signé et indistinctement daté).
Further details
ÉLISABETH VIGÉE LE BRUN, PORTRAIT OF A YOUNG LADY, HALF-LENGTH, OIL ON CANVAS, OVAL, SIGNED AND INDISTINCTLY DATED

The year 1776 marked a pivotal moment in both the life and work of the young Élisabeth Vigée Le Brun. On a personal level, 11 January 1776 signified her emancipation from her family through her marriage to the art dealer Jean-Baptiste Pierre Lebrun (1748-1813). He quickly took charge of her affairs, and rightly so: that very same year, Vigée Le Brun received a commission for twelve portraits of the Comte de Provence (1755-1824), brother of the King and future Louis XVIII, from his Superintendent of Houses and Estates. In November of that year, she was admitted to Versailles to work at the court of Louis XVI (1754-1793). Two years later, she became official painter to Queen Marie-Antoinette (1755-1793), a figure with whom Vigée Le Brun would remain closely associated in historiography (J. Baillio, Élisabeth Louise Vigée Le Brun. 1755-1842, exh. cat., Fort Worth, 1982, p. 12).

Although painted in oil, this portrait displays a particularly refined, almost voluptuous style, characteristic of Vigée Le Brun’s early works. At this stage, the artist was still strongly influenced by the pastel technique of her father, Louis Vigée (1715-1767), here transposed into oil painting. In this respect, it is interesting to compare the present painting with the pastel portrait of the Comte de Provence executed in 1776 and acquired by the Château de Versailles on 16 June 2025 (inv. V.2025.19): in both works one finds the same softly blended backgrounds and a similar application of color in hatched strokes to convey the nuances of flesh tones and fabrics.

Unlike the aforementioned pastel, the sitter in the present painting remains unidentified. Veil-Picard family tradition tended to regard it as a portrait of Madame de Gourbillon, née Jeanne Marguerite Gallois (1737-1817), reader, lady-in-waiting, and intimate friend of the Comtesse de Provence, Marie-Joséphine of Savoy (1753-1810). This identification is, however, the result of a confusion with another portrait painted by Vigée Le Brun and preserved in the same collection, executed in Turin in 1792 following Madame de Gourbillon’s exile to the Court of Savoy with the Comtesse.

Brought to you by

Pierre Etienne
Pierre Etienne International Director, Deputy Chairman of Christie's France, Old Master Paintings

Lot Essay

1776 est une année charnière dans l’œuvre et la vie de la jeune Élisabeth Vigée Le Brun. Sur le plan personnel, le 11 janvier 1776 est synonyme d’émancipation familiale par son mariage avec le marchand d’art Jean-Baptiste Pierre Lebrun (1748-1813). Celui-ci prend rapidement en charge ses affaires et il a vu juste : cette même année, Vigée Le Brun se voit commander douze portraits du comte de Provence (1755-1824), frère du Roi et futur Louis XVIII, par son surintendant des Maisons et Domaines. En novembre de la même année, elle est admise à Versailles pour travailler à la Cour de Louis XVI (1754-1793). Deux ans plus tard, elle devient peintre officielle de la reine Marie-Antoinette (1755-1793), figure à laquelle Vigée Le Brun restera associée dans l’historiographie (J. Baillio, Elisabeth Louise Vigée Le Brun. 1755-1842, cat. exp., Fort Worth, 1982, p. 12).

Bien que peint à l’huile, ce portrait présente un style particulièrement relevé, presque voluptueux, typique des œuvres de jeunesse de Vigée. La peintre est alors encore fortement influencée par la technique de pastelliste de son père, Louis Vigée (1715-1767), qu’elle transpose ici à l’huile. Il est à cet égard intéressant de mettre le présent tableau en comparaison avec le portrait du comte de Provence peint au pastel en 1776 et acheté par le château de Versailles le 16 juin 2025 (inv. V.2025.19) : on y retrouve les mêmes fonds estompés et un travail d’application de la couleur en hachures afin de rendre les nuances des carnations et des étoffes.

Contrairement au pastel susmentionné, le modèle du tableau ci-contre reste non identifié. La tradition familiale Veil-Picard aimait le considérer comme un portrait de Madame de Gourbillon, née Jeanne Marguerite Gallois (1737-1817), lectrice, dame de compagnie et amie intime de la comtesse de Provence, Marie-Joséphine de Savoie (1753-1810). Il s’agit néanmoins d’une confusion avec un autre portrait peint par Vigée Le Brun conservé dans la même collection, peint à Turin en 1792 suite à l’exil de Madame de Gourbillon à la Cour de Savoie avec la comtesse.

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