Bouchon de flûte iatmul
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Bouchon de flûte Iatmul

Région du Moyen-Sepik, Province Sepik oriental, Papouasie-Nouvelle-Guinée

Details
Bouchon de flûte Iatmul
Région du Moyen-Sepik, Province Sepik oriental, Papouasie-Nouvelle-Guinée
Hauteur : 41 cm. (16 1⁄8 in.)
Provenance
Collection Clarke Hawthorne Staples (1932-2010), Expédition du Brigantine Yankee, acquis ca. 1956
Collection privée, États-Unis
John Giltsoff (1947-2014), Gérone-Bruxelles, acquis auprès de cette dernière en 2010
Collection Marcel Nies, Anvers, acquis auprès de ce dernier en 2011
Literature
Giltsoff, J., Giltsoff, Bruxelles, 2010, pp. 18 et 19
Claes, D., Deletaille, L. et al., Uzuri Wa Dunia. Belgian Treasures, Bruxelles, 2015, pp. 198 et 199
Exhibited
Bruxelles, Ancienne Nonciature, Galerie Didier Claes, BRUNEAF - Brussels Non European Art Fair. 25e édition, Uzuri Wa Dunia. Belgian Treasures, 10 - 14 juin 2015
Further details
Iatmul Flute Stopper, Middle Sepik River, East Sepik Province, Papua New Guinea

Brought to you by

Alexis Maggiar
Alexis Maggiar International Head, African & Oceanic Art, Vice Chairman of Christie's France

Lot Essay

Les bouchons de flûte iatmul, tels que celui-ci, sont de petits objets rituels associés aux flûtes sacrées en bambou conservées dans la maison cérémonielle des hommes (haus tambaran). Utilisés pour sceller les extrémités des flûtes, ils remplissaient une fonction à la fois pratique et symbolique, en contenant et régulant le pouvoir spirituel que l’on croyait habiter l’instrument. Les flûtes étaient considérées comme donnant voix aux ancêtres ou aux esprits, et le bouchon, souvent sculpté de figures ancestrales ou de motifs totémiques, représentait ou protégeait cette présence lorsque la flûte n’était pas utilisée. Réservés aux hommes initiés, les bouchons de flûte faisaient partie d’un système plus large de rituel masculin secret et de médiation ancestrale, fonctionnant comme des intermédiaires actifs entre le monde humain et celui des esprits.

Pour cet ancien exemplaire, la figure humaine affiche des caractéristiques iatmul distinctives, proches de celles généralement associées aux masques mvai. Alors que d’autres ornements sacrés de flûte iatmul combinent souvent des éléments de masque mvai avec des représentations d’animaux mythiques, cette œuvre met l’accent uniquement sur la figure humaine, de manière particulièrement sensible et raffinée. Ce choix artistique délibéré le distingue des autres exemples connus.

Iatmul flute stoppers like our present lot are small ritual objects associated with sacred bamboo flutes kept in the men’s ceremonial house (haus tambaran). Used to seal the ends of the flutes, they served both a practical function and a symbolic role, containing and regulating the spiritual power believed to inhabit the instrument. The flutes were understood to give voice to ancestral or spirit beings, and the stopper, often carved with ancestral figures or totemic imagery, represented or guarded this presence when the flute was not in use. Restricted to initiated men, flute stoppers formed part of a broader system of male ritual secrecy and ancestral mediation, functioning as active intermediaries between the human and spirit worlds.

In the present example, an early piece, the human figure displays distinctive Iatmul characteristics closely aligned with the features typically associated with mvai masks. While other Iatmul sacred flute ornaments often combine mvai mask elements with representations of mythical animals, this work emphasizes the human figure alone in a particularly sensitive and refined manner. This deliberate artistic choice distinguishes it from other known examples.

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