Statue Kandimbong
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Statue Kandimbong

Région du Bas-Sepik, Papouasie-Nouvelle-Guinée

Details
Statue Kandimbong
Région du Bas-Sepik, Papouasie-Nouvelle-Guinée
Hauteur : 107 cm. (42 1⁄8 in.)
Provenance
Collection Emily (1934-2015) et Paul Stover (1900-1974) Wingert, Montclair (probablement)
Loudmer, Hôtel-Drouot, Paris, 24 juin 1993, lot 227
Kevin Conru, Londres, acquis lors de cette vente
Collection Mark Groudine, Seattle, acquis auprès de ce dernier
Francois Coppens, Saint Niklaass
Collection Marcel Nies, Anvers, acquis auprès de ce dernier en 2010
Further details
Kandimbong Figure, Lower Sepik Region, Papua New Guinea

Brought to you by

Alexis Maggiar
Alexis Maggiar International Head, African & Oceanic Art, Vice Chairman of Christie's France

Lot Essay

Cette œuvre appartient à la catégorie des statues kandimbong : des représentations ancestrales incarnant les fondateurs de clans, des individus décédés identifiés ou encore des « héros culturels » mythiques.

Ses dimensions remarquables le distinguent des statues kandimbong plus couramment rencontrées et suggèrent fortement qu’il pourrait représenter un chef de clan éminent. L’élément caractéristique de ce corpus est la tête conique allongée, qui supportait à l’origine une perruque en cheveux naturels. Les bras, traités de manière simplifiée, contrastent avec les jambes puissantes et accentuées, un parti pris qui souligne la présence imposante de la statue.

Des motifs décoratifs incisés apparaissent au sommet de la tête, sur la poitrine et dans le dos; ces ornements sont caractéristiques des traditions artistiques Murik. La surface conserve des traces d’ocre rouge, localement appelé waikor, un pigment également utilisé comme peinture corporelle cérémonielle.

Lors des rites d’initiation masculine, les statues kandimbong étaient maintenues à proximité immédiate des initiés, qui dormaient à leurs côtés pendant les périodes de séclusion rituelle. Au-delà de leur autorité ancestrale, invoquée afin d’assurer le succès à la chasse et dans les pratiques guerrières, ces statues étaient également réputées pour communiquer avec leurs détenteurs, soit par l’intermédiaire des rêves, soit par celui de sorciers agissant comme médiateurs.

The present lot belongs to the category of kandimbong figures: ancestral representations that embody clan founders, known deceased individuals, or mythical “culture heroes.”

Its remarkable size sets it apart from the kandimbong figures more commonly encountered, strongly suggesting that it may portray an important clan leader. Characteristic of this corpus is the elongated conical head, which would originally have supported a wig made of human hair. The arms, rendered in a simplified manner, contrast with the powerful, emphasized legs, a feature underscoring the figure’s imposing presence.

Incised decorative patterns appear on the top of the head, the chest, and the back, motifs that are distinctive of Murik artistic traditions. The surface retains traces of red ochre, known locally as waikor, a pigment also used as ceremonial body paint.

During male initiation rites, kandimbong figures were kept in close proximity to initiates, who slept beside them throughout periods of ritual seclusion. Beyond their ancestral authority, invoked to secure success in hunting and warfare, these figures were also believed to communicate with their owners, either through dreams or via sorcerers acting as intermediaries.

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