Icones, if est Verae imagines virorum doctrina...[Genève : Jean I de Laon, 1580].
Details
BÈZE, Théodore de (1519-1605)
Icones, if est Verae imagines virorum doctrina...[Genève : Jean I de Laon, 1580].
Précieux exemplaire de l'édition originale, dans son élégant vélin doré de l'époque aux armes de Jacques-Auguste de Thou. Il s'agit de ses armes personnelles ("d'argent au chevron de sable, accompagné de trois mouches ou taons du même"), ou "de célibataire", qu'il utilise environ jusqu'en 1587, date de son premier mariage avec Marie de Barbançon-Cany.
Jean Paul Barbier-Mueller explique, d'ailleurs, que ce sont les armes De Thou qui lui ont donné l'inspiration pour la facture des siennes, qu'il appose notamment sur nombre d'emboîtages des exemplaires de sa bibliothèque : "Je ne voulais pas d'un simple ovale, en raison de la quasi impossibilité de faire graver un fer aux contours moelleux, un peu hésitants, comme le sont ceux ayant servi à frapper les anciennes armoiries. Je trouvai bien des modèles séduisants, inutilisables, hélas, car l'écu est toujours surmonté d'un casque, réservé à la noblesse (j'ai raconté ailleurs comment notre blason bourgeois est né à Genève, vers 1870). Le fer De Thou, dont j'aimerais connaître le dessinateur, ne comporte aucun casque. Voici révélée la raison de mon emprunt". (MBP, IV-5, p. 358, note 5)
L'ouvrage est composé de deux parties. La première est une galerie de portraits, principalement des réformateurs et précurseurs de la Réforme. Ainsi y rencontre-t-on Savonarole, Erasme, Luther, Melanchton, Sebastian Münster, Conrad Gesner, Calvin, Marot, Guillaume Budé, mais aussi Marguerite de Valois et François Ier. On remarque que nombre de médaillons sont restés vierges de tout portrait, et ne présentent que quelques mots pour indiquer le nom et le statut du personnage évoqué – de Bèze, "tombé malade (il vivra encore de nombreuses années mais il est anxieux de laisser ce témoignage au monde protestant), ne tarde pas et publie son livre en laissant en blanc les emplacements des portraits qu'il n'a pas reçus" (Jean Paul Barbier-Mueller, MBP, IV-1, p. 211).
La seconde partie, s'inscrivant dans le genre alors très populaire des livres d'emblèmes, est composée de 44 vignettes gravées sur bois accompagnées de légendes latines.
USTC 450822 ; J.P. Barbier-Mueller, MBP, IV-1, 35 ; Brunet, I, col 843 ; Brun, Le Livre français illustré de la Renaissance, p. 122 ; Landwehr, Romantic..., n°154 ; N. Ducimetière, Mignonne... p. 324 (à propos du président de Thou) ; Diane Barbier-Mueller, Inventaire..., 73.
In-4 (240 x 164 mm). Édition originale. 4 ff. non ch, signés *4, 156 ff. avec le dernier blanc, non ch., A-Z4 Aa-Qq4, Qq4 étant blanc. Marque de l'imprimeur au titre, portrait de James VI d'Écosse au verso, 37 portraits et une cinquantaine de médaillons laissés vierges quand le portrait n'était pas parvenu à temps à l'auteur, 44 emblèmes.
Reliure de l'époque : vélin souple, armes dorées de Jacques-Auguste de Thou célibataire au centre des plats (OHR, pl. 216, fer n°1), dos lisse avec lettre dorée, tranches dorées (mouillures et rousseurs, travaux de vers en marge intérieure ; quelques salissures à la reliure). Emboîtage moderne de maroquin ébène au chiffre du collectionneur.
Provenance : Jacques-Auguste de Thou (1553-1617 ; reliure aux armes) [peut-être : François-Auguste de Thou (1604-1642), son fils, qui hérite de sa bibliothèque -- Jacques-Auguste II de Thou (1609-1677), frère cadet et héritier de ce dernier en 1642] -- sur le premier feuillet blanc, à l'encre noire, d'une main du début du XVIIe siècle "Memoire des livres que ge agete a la vante de Mr Morelle", suivi d'une addition de chiffres, certainement des prix -- bibliothèque des ducs de Devonshire (ex-libris et étiquette avec cote de bibliothèque) -- vente Sotheby's, 23 février 1976, lot 44 -- acquis auprès de Marc Loliée en 1977.
A very tall and attractive copy of the first edition, in contemporary vellum with the gilt arms of renowned bibliophile Jacques-Auguste de Thou.
Icones, if est Verae imagines virorum doctrina...[Genève : Jean I de Laon, 1580].
Précieux exemplaire de l'édition originale, dans son élégant vélin doré de l'époque aux armes de Jacques-Auguste de Thou. Il s'agit de ses armes personnelles ("d'argent au chevron de sable, accompagné de trois mouches ou taons du même"), ou "de célibataire", qu'il utilise environ jusqu'en 1587, date de son premier mariage avec Marie de Barbançon-Cany.
Jean Paul Barbier-Mueller explique, d'ailleurs, que ce sont les armes De Thou qui lui ont donné l'inspiration pour la facture des siennes, qu'il appose notamment sur nombre d'emboîtages des exemplaires de sa bibliothèque : "Je ne voulais pas d'un simple ovale, en raison de la quasi impossibilité de faire graver un fer aux contours moelleux, un peu hésitants, comme le sont ceux ayant servi à frapper les anciennes armoiries. Je trouvai bien des modèles séduisants, inutilisables, hélas, car l'écu est toujours surmonté d'un casque, réservé à la noblesse (j'ai raconté ailleurs comment notre blason bourgeois est né à Genève, vers 1870). Le fer De Thou, dont j'aimerais connaître le dessinateur, ne comporte aucun casque. Voici révélée la raison de mon emprunt". (MBP, IV-5, p. 358, note 5)
L'ouvrage est composé de deux parties. La première est une galerie de portraits, principalement des réformateurs et précurseurs de la Réforme. Ainsi y rencontre-t-on Savonarole, Erasme, Luther, Melanchton, Sebastian Münster, Conrad Gesner, Calvin, Marot, Guillaume Budé, mais aussi Marguerite de Valois et François Ier. On remarque que nombre de médaillons sont restés vierges de tout portrait, et ne présentent que quelques mots pour indiquer le nom et le statut du personnage évoqué – de Bèze, "tombé malade (il vivra encore de nombreuses années mais il est anxieux de laisser ce témoignage au monde protestant), ne tarde pas et publie son livre en laissant en blanc les emplacements des portraits qu'il n'a pas reçus" (Jean Paul Barbier-Mueller, MBP, IV-1, p. 211).
La seconde partie, s'inscrivant dans le genre alors très populaire des livres d'emblèmes, est composée de 44 vignettes gravées sur bois accompagnées de légendes latines.
USTC 450822 ; J.P. Barbier-Mueller, MBP, IV-1, 35 ; Brunet, I, col 843 ; Brun, Le Livre français illustré de la Renaissance, p. 122 ; Landwehr, Romantic..., n°154 ; N. Ducimetière, Mignonne... p. 324 (à propos du président de Thou) ; Diane Barbier-Mueller, Inventaire..., 73.
In-4 (240 x 164 mm). Édition originale. 4 ff. non ch, signés *4, 156 ff. avec le dernier blanc, non ch., A-Z4 Aa-Qq4, Qq4 étant blanc. Marque de l'imprimeur au titre, portrait de James VI d'Écosse au verso, 37 portraits et une cinquantaine de médaillons laissés vierges quand le portrait n'était pas parvenu à temps à l'auteur, 44 emblèmes.
Reliure de l'époque : vélin souple, armes dorées de Jacques-Auguste de Thou célibataire au centre des plats (OHR, pl. 216, fer n°1), dos lisse avec lettre dorée, tranches dorées (mouillures et rousseurs, travaux de vers en marge intérieure ; quelques salissures à la reliure). Emboîtage moderne de maroquin ébène au chiffre du collectionneur.
Provenance : Jacques-Auguste de Thou (1553-1617 ; reliure aux armes) [peut-être : François-Auguste de Thou (1604-1642), son fils, qui hérite de sa bibliothèque -- Jacques-Auguste II de Thou (1609-1677), frère cadet et héritier de ce dernier en 1642] -- sur le premier feuillet blanc, à l'encre noire, d'une main du début du XVIIe siècle "Memoire des livres que ge agete a la vante de Mr Morelle", suivi d'une addition de chiffres, certainement des prix -- bibliothèque des ducs de Devonshire (ex-libris et étiquette avec cote de bibliothèque) -- vente Sotheby's, 23 février 1976, lot 44 -- acquis auprès de Marc Loliée en 1977.
A very tall and attractive copy of the first edition, in contemporary vellum with the gilt arms of renowned bibliophile Jacques-Auguste de Thou.
Brought to you by

Roxane Ricros
Junior Specialist