.jpg?w=1)
.jpg?w=1)
L’Olimpe. Paris : Robert Estienne, 1560.
細節
GRÉVIN, Jacques (1538-1570)
L’Olimpe. Paris : Robert Estienne, 1560.
Rare édition originale. "Grand ami de Ronsard, ensuite brouillé à mort avec lui, Jacques Grévin, médecin et poète talentueux, a pourtant bien mérité les couronnes tressées par le Vendômois avant leur querelle. Bien davantage que Jodelle et La Péruse, il peut être considéré avec Robert Garnier comme l'un des véritables pères fondateurs du théâtre français" (J. P. Barbier-Mueller, Dictionnaire... E-J, p. 475). En effet, Grévin fut le premier à faire jouer et à publier des comédies et des tragédies françaises.
Sa relation avec Ronsard changea du tout au tout au moment de la conversion de Grévin au Protestantisme, et aux réponses qu'il formula au Vendômois qui avait signé des brûlots à l'encontre des réformés. Si, en 1561, Ronsard ne tarissait pas d'éloges sur le talent de Grévin ("Tu te feis Medecin, & d'une ardente cure Doublement agité, tu appris les mestiers D'Apollon, qui t'estime et te suit volontiers, A fin qu'en nostre France un seul GREVIN assemble La docte Medecine & les vers tout ensemble"), en 1564 il moque "un jeune drogueur", avant d'indiquer, fait assez inhabituel chez lui : "j'oste Grevin de mes escris", actant la rupture définitive de leur lien accompagnée de la suppression de toutes les dédicaces qu'il lui avait accordées dans ses oeuvres. Grévin finit par quitter la France, rejoint l'entourage de la duchesse de Savoie, Marguerite de Valois, en tant que médecin, et termine sa vie entre le Piémont et l'Italie, à l'âge de trente-deux ans.
L'Olimpe, oeuvre de jeunesse du poète, contient les vers composés pour la fille de l'imprimeur Charles Estienne, Nicole – une idylle qui ne dura que quelques mois. Le catalogue La Roche Lacarelle décrit l'édition originale comme "l’ouvrage le plus rare de Jacques Grévin" (lot n°208).
USTC 14070 ; J. P. Barbier-Mueller, MBP, IV-2, n°50 ; Diane Barbier-Mueller, Inventaire..., 383 ; Tchemerzine, III, p. 495 ; Brunet, II, col. 1736.
Petit in-8 (154 x 99 mm). Devise de l'imprimeur au titre. A-O8 P4, de (8 ff.) non ch. et 108 ff. paginés 2-216 avec quelques erreurs.
Reliure moderne : maroquin ébène, décor géométrique de listels de maroquin fauve, chiffre doré du collectionneur au centre des plats, doublure de maroquin noisette, tranches dorées sur marbrure. Étui (exemplaire lavé, quelques taches et rousseurs encore visibles malgré le lavage, traces de pliure. Par endroits rogné un peu court). Note autographe du collectionneur en fin de volume : "cet ex. était relié (en veau lisse du XIXe s., reliure médiocre non signée) après un ex. incomplet du théâtre du même auteur. Relié en juillet 76, et mosaïqué suivant mon dessin, fait à Fez. Barbier. 2.8.76". Dans MBP, le collectionneur indique par ailleurs que le décor est "inspiré d'un dessin des parois en stuc d'un hôtel de Fez où je séjournais en 1973" et que "les tranches portent leur ancienne dorure" (p. 322).
First edition.
L’Olimpe. Paris : Robert Estienne, 1560.
Rare édition originale. "Grand ami de Ronsard, ensuite brouillé à mort avec lui, Jacques Grévin, médecin et poète talentueux, a pourtant bien mérité les couronnes tressées par le Vendômois avant leur querelle. Bien davantage que Jodelle et La Péruse, il peut être considéré avec Robert Garnier comme l'un des véritables pères fondateurs du théâtre français" (J. P. Barbier-Mueller, Dictionnaire... E-J, p. 475). En effet, Grévin fut le premier à faire jouer et à publier des comédies et des tragédies françaises.
Sa relation avec Ronsard changea du tout au tout au moment de la conversion de Grévin au Protestantisme, et aux réponses qu'il formula au Vendômois qui avait signé des brûlots à l'encontre des réformés. Si, en 1561, Ronsard ne tarissait pas d'éloges sur le talent de Grévin ("Tu te feis Medecin, & d'une ardente cure Doublement agité, tu appris les mestiers D'Apollon, qui t'estime et te suit volontiers, A fin qu'en nostre France un seul GREVIN assemble La docte Medecine & les vers tout ensemble"), en 1564 il moque "un jeune drogueur", avant d'indiquer, fait assez inhabituel chez lui : "j'oste Grevin de mes escris", actant la rupture définitive de leur lien accompagnée de la suppression de toutes les dédicaces qu'il lui avait accordées dans ses oeuvres. Grévin finit par quitter la France, rejoint l'entourage de la duchesse de Savoie, Marguerite de Valois, en tant que médecin, et termine sa vie entre le Piémont et l'Italie, à l'âge de trente-deux ans.
L'Olimpe, oeuvre de jeunesse du poète, contient les vers composés pour la fille de l'imprimeur Charles Estienne, Nicole – une idylle qui ne dura que quelques mois. Le catalogue La Roche Lacarelle décrit l'édition originale comme "l’ouvrage le plus rare de Jacques Grévin" (lot n°208).
USTC 14070 ; J. P. Barbier-Mueller, MBP, IV-2, n°50 ; Diane Barbier-Mueller, Inventaire..., 383 ; Tchemerzine, III, p. 495 ; Brunet, II, col. 1736.
Petit in-8 (154 x 99 mm). Devise de l'imprimeur au titre. A-O8 P4, de (8 ff.) non ch. et 108 ff. paginés 2-216 avec quelques erreurs.
Reliure moderne : maroquin ébène, décor géométrique de listels de maroquin fauve, chiffre doré du collectionneur au centre des plats, doublure de maroquin noisette, tranches dorées sur marbrure. Étui (exemplaire lavé, quelques taches et rousseurs encore visibles malgré le lavage, traces de pliure. Par endroits rogné un peu court). Note autographe du collectionneur en fin de volume : "cet ex. était relié (en veau lisse du XIXe s., reliure médiocre non signée) après un ex. incomplet du théâtre du même auteur. Relié en juillet 76, et mosaïqué suivant mon dessin, fait à Fez. Barbier. 2.8.76". Dans MBP, le collectionneur indique par ailleurs que le décor est "inspiré d'un dessin des parois en stuc d'un hôtel de Fez où je séjournais en 1973" et que "les tranches portent leur ancienne dorure" (p. 322).
First edition.
榮譽呈獻

Roxane Ricros
Junior Specialist