PALERNE, Jean (1557-1592)
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PALERNE, Jean (1557-1592)

Oeuvres poétiques. Manuscrit probablement autographe. [Paris, octobre 1579].

细节
PALERNE, Jean (1557-1592)
Oeuvres poétiques. Manuscrit probablement autographe. [Paris, octobre 1579].

Manuscrit de format in-folio (264 x 183 mm), 291 pp., sur papier vergé, principalement en français.
Reliure moderne : bradel de vélin blanc, décor à la Du Seuil à froid sur les plats, dos lisse, pièce de titre. La reliure d'origine, en vélin souple, a été conservée.
Importantes mouillures dans l'ensemble du manuscrit, en conséquence une douzaine de feuillets ont été restaurés ou réenmargés, petits manques, taches et brunissures.

Précieux manuscrit poétique. Le nom de Jean Palerne, secrétaire du duc d'Anjou et d'Alençon, est surtout associé à son voyage en terre Sainte, dont il fit le récit qui fut publié quelques années après sa mort, sous le titre : Pérégrinations du Sieur Jean Palerne Forisien secrétaire de François de Valois (Lyon : Jean Pillehotte, 1606). Le présent manuscrit est encore aujourd'hui la seule trace de son activité d'écriture poétique. Diane Barbier-Mueller raconte la redécouverte du manuscrit par le collectionneur : "Toute une vie d'exploration, parfois de frustration, pour qu'une fois de temps en temps, un livre, que l'on pensait disparu ou dont on ignorait l'existence, tombe entre nos mains ! Et la satisfaction de pouvoir alors être le premier à décrire ce livre, le premier à ouvrir ses pages au monde, est une joie égale à celle d'Howard Carter découvrant le tombeau de Toutânkhamon. Ainsi me l'avait décrit mon grand-père, quelques mois auparavant, en me parlant du manuscrit de Palerne : trouvé dans une vente aux enchères de province, le livre, dont on ne connaissait l'existence qu'à travers la retranscription faite au XIXe siècle par un bibliophile, avait été oublié dans le grenier d'une vieille maison" (Inventaire..., p. IX).
Le manuscrit a en effet été publié partiellement en 1884 par Auguste Benoît, conseiller en retraite à la Cour de Paris (Poésies de Jean Palerne, forézien. Paris : Pillet et Dumoulin, 1884). Ce dernier fait précéder son édition de quelques notes, évoquant notamment la provenance du manuscrit, dont la conservation a, écrit-il, "quelque chose de providentiel, pour ainsi dire. En effet, d'Orléans, où l'auteur, contrôleur des trésoriers généraux de France, est décédé en 1592, ce manuscrit est revenu dans le Forez, berceau de son auteur, et il y est resté enfoui, à la campagne, dans un grenier au milieu de liasses nombreuses d'une toute autre nature. C'est là qu'un heureux hasard l'a fait découvrir depuis peu, au moment où il allait être livré, avec de vieux papiers, à un marchand de chiffons; et il n'a pas tardé à se réfugier à Paris, dans notre bibliothèque forézienne" (p. 21).
Au moment de sa publication, le volume ne présentait pas encore la reliure moderne qui l'habille aujourd'hui. "Fort grossièrement relié en parchemin", le manuscrit était alors "partagé [...] en deux parties disposées tête-bêche" (p. 19). Les deux parties se trouvent désormais à la suite l'une de l'autre, dans le même sens de lecture.
L'attribution du manuscrit à la main de Jean Palerne repose sur plusieurs éléments : une signature, que l'on retrouve à plusieurs reprises dans le manuscrit (indifféremment Palerne ou Depalerne), tout comme le même diptyque qui clôturait ses Pérégrinations (Celuy qui, par deux foys, a évité naufrage/Il n'y doit jamais plus retourner, s'il est sage). Ces éléments textuels sont confirmés par l'illustration et même l'emblématique, puisque l'on trouve (page 80) les armoiries de la famille Palerne (paon rouant). Nous ne nous risquerons pas à interpréter les trois croissants, que l'on trouve sur la même page : il nous semble hasardeux d'y voir absolument un "souvenir du voyage en Orient, comme le turban qui paraît coiffer la signature Depalerne" (Benoît, p. 9)
D'autres illustrations ponctuent le manuscrit : des nefs aux voiles gonflées (contreplat de la reliure d'origine, f. 43v), des coeurs, dont l'un lardé de lames et de traits (verso du dernier feuillet de la première partie), une chapelle (contreplat), des larmes et un monogramme qui revient à plusieurs endroits : P, M, L, G ; qui serait l'association de son propre nom, Palerne, avec celui de son amante, réelle ou désirée, Magdeleine Le Gentilhomme. Si l'on désire voir ici la plume de Jean Palerne, les textes eux-mêmes ne sont pas tous de lui : Desportes, Jamyn, Ronsard s'y trouvent aussi.

Diane Barbier-Mueller, Inventaire... 580.

A most precious manuscript, seemingly autograph by Jean Palerne and the sole remaining proof of his poetic writings.

荣誉呈献

Roxane Ricros
Roxane Ricros Junior Specialist

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