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On ne s'eveille point aux effrois des allarmes,Le dos n'est point courbé soubs la charge des armes,On n'oit plus les canons horriblement tonner,Mais la lyre & le luth doucement resonner.
RONSARD, Pierre de (1524-1585)
La Paix. Au Roy. Paris : André Wechel, 1559.
Details
RONSARD, Pierre de (1524-1585)
La Paix. Au Roy. Paris : André Wechel, 1559.
Éditon originale, premier tirage. Les deux tirages de l'édition se distinguent par l'emplacement du privliège, au verso du titre, comme ici, pour le premier tirage, et au verso de C4 pour le second.
Le volume comprend trois parties : la première est la Paix éponyme, qui célèbre les traités du Cateau-Cambrésis (2 et 3 avril 1559). Ces traités mettent fin au conflit entre la France, et une alliance bicéphale de l'Espagne et du Saint Empire romain germanique, prévoyant notamment deux unions dynastiques. "Les hommes de guerre accueillent assez mal les décisions de Cateau-Cambrésis et la restitution de territoires "qui étaient devenus partie intégrante de la France". Cet avis est aussi partagé par la noblesse et quelques hommes de lettres, dont Brantôme, qui déplore que d'un "trait de Plume, il falut tout rendre, et noircir nos belles victoires passées de trois ou quatre Gouttes d'Ancre" (MBP, II-1, p. 81).
"Mais le pays épuisé par la guerre se réjouit, sans se douter que la paix a été conclue pour laisser à Henri II les mains libres contre les protestants" (Ronsard : la trompette et la lyre, Paris, Bibliothèque nationale de France, 1985, p. 137). Ronsard fait paraître cette même année plusieurs plaquettes qui célèbrent cette paix retrouvée, jouant une nouvelle fois le rôle de "porte lyre du royaume, beaucoup [voyant] en lui le porte-parole de la France" (Marcel Raymond).
Cette première pièce est suivie de La Bienvenue de Monseigneur le Connestable, et d'un Envoy des chevaliers aux Dames.
USTC 12017 ; Jean Paul Barbier-Mueller, MBP II-1, n°25 ; Diane Barbier-Mueller, Inventaire..., n°705.
In-4 (208 x 154 mm), de 12 ff. non ch., sig. A-C4. Devise de l'imprimeur au titre, bandeaux et lettrines. Exemplaire lavé.
Reliure moderne : maroquin ébène, plats ornés d'un décor mosaïqué de maroquin brun évoquant les reliures de la Renaissance, chiffre au centre des plats (double "B"), filet doré en encadrement, dos à nerfs, lettre dorée, étui.
D'après une note au crayon en fin de volume, l'exemplaire était non relié lorsque le collectionneur en fit l'acquisition en 1972 à New York. Les quatre trous que l'on peut distinguer en marge intérieure des feuillets seraient ainsi des stigmates du brochage originel.
First edition, first issue.
La Paix. Au Roy. Paris : André Wechel, 1559.
Éditon originale, premier tirage. Les deux tirages de l'édition se distinguent par l'emplacement du privliège, au verso du titre, comme ici, pour le premier tirage, et au verso de C4 pour le second.
Le volume comprend trois parties : la première est la Paix éponyme, qui célèbre les traités du Cateau-Cambrésis (2 et 3 avril 1559). Ces traités mettent fin au conflit entre la France, et une alliance bicéphale de l'Espagne et du Saint Empire romain germanique, prévoyant notamment deux unions dynastiques. "Les hommes de guerre accueillent assez mal les décisions de Cateau-Cambrésis et la restitution de territoires "qui étaient devenus partie intégrante de la France". Cet avis est aussi partagé par la noblesse et quelques hommes de lettres, dont Brantôme, qui déplore que d'un "trait de Plume, il falut tout rendre, et noircir nos belles victoires passées de trois ou quatre Gouttes d'Ancre" (MBP, II-1, p. 81).
"Mais le pays épuisé par la guerre se réjouit, sans se douter que la paix a été conclue pour laisser à Henri II les mains libres contre les protestants" (Ronsard : la trompette et la lyre, Paris, Bibliothèque nationale de France, 1985, p. 137). Ronsard fait paraître cette même année plusieurs plaquettes qui célèbrent cette paix retrouvée, jouant une nouvelle fois le rôle de "porte lyre du royaume, beaucoup [voyant] en lui le porte-parole de la France" (Marcel Raymond).
Cette première pièce est suivie de La Bienvenue de Monseigneur le Connestable, et d'un Envoy des chevaliers aux Dames.
USTC 12017 ; Jean Paul Barbier-Mueller, MBP II-1, n°25 ; Diane Barbier-Mueller, Inventaire..., n°705.
In-4 (208 x 154 mm), de 12 ff. non ch., sig. A-C4. Devise de l'imprimeur au titre, bandeaux et lettrines. Exemplaire lavé.
Reliure moderne : maroquin ébène, plats ornés d'un décor mosaïqué de maroquin brun évoquant les reliures de la Renaissance, chiffre au centre des plats (double "B"), filet doré en encadrement, dos à nerfs, lettre dorée, étui.
D'après une note au crayon en fin de volume, l'exemplaire était non relié lorsque le collectionneur en fit l'acquisition en 1972 à New York. Les quatre trous que l'on peut distinguer en marge intérieure des feuillets seraient ainsi des stigmates du brochage originel.
First edition, first issue.
Brought to you by

Roxane Ricros
Junior Specialist