拍品专文
Dans ce minutieux dessin à la composition élaborée, Guerchin utilise une technique typique d’une petite partie de sa production graphique où il associe subtilement la plume très fine pour délimiter les contours avec de l’encre brune et de larges aplats de lavis brun et gris pour marquer les volumes et les formes. A titre de comparaison, citons pour exemple une Annonciation conservée au Nationalmuseum de Stockholm (N. Turner, The Paintings of Guercino. A Revised and Expanded Catalogue Raisonné, Rome, 2017, n° 14a).
Un autre dessin représentant Saint Jean-Baptiste adulte, à la plume et encre brune rehaussé de lavis brun, daté vers 1640-1655, est conservé à Windsor Castle (inv. A, p. 61 ; D. Mahon, N. Turner, The Drawings of Guercino in the collection of Her Majesty the Queen at Winsdor Castle, Cambridge, 1989, n° 221). Une huile sur toile de même sujet mais de composition très différente est conservée à Vienne au Kunsthistorisches Museum (inv. GG_240 ; Turner, op. cit., n° 272). Tel un portrait traité en plan resserré autour de la figure du religieux, où le paysage est à peine présent à l’arrière-plan, Saint Jean-Baptiste est assis sur un rocher, le doigt pointé vers le ciel et tenant sa croix de l’autre main.
Ce dessin a appartenu à l’artiste néerlandais du XVIIIe siècle ayant vécu à Londres, Jan van Rijmsdijk, sur lequel des recherches récentes ont été menées par Jennifer Tonkovich. Elle recense une collection de 57 dessins dont un autre Guerchin représentant un Paysan en buste à la pierre noire (Washington, National Gallery of Art, inv. 1974.102.1 ; Tonkovich, op. cit., online). Sa marque d’appartenance est clairement visible puisqu’il n’hésite pas à inscrire au recto du dessin ‘Rymsdyk’s Museum’, même si parfois l’inscription est barrée. Cet artiste-collectionneur se spécialise dans la réalisation de dessins anatomiques et répond à plusieurs commandes éditoriales pour l’illustration de livres sur ce sujet. Il possédait principalement des dessins italiens du XVe au XVIIe (Lorenzo du Bicci, Bramante) siècles mais également un ensemble de dessins néerlandais des mêmes périodes (Tonkovich, op. cit., 2022). Ce Saint Jean-Baptiste a ensuite appartenu à un artiste anglais de la fin du XVIIIe siècle, Sir Joshua Reynolds.
Nous remercions David Stone d'avoir confirmé l'attribution après examen photographique de l'œuvre et pour son aide apportée à la rédaction de cette notice.
Un autre dessin représentant Saint Jean-Baptiste adulte, à la plume et encre brune rehaussé de lavis brun, daté vers 1640-1655, est conservé à Windsor Castle (inv. A, p. 61 ; D. Mahon, N. Turner, The Drawings of Guercino in the collection of Her Majesty the Queen at Winsdor Castle, Cambridge, 1989, n° 221). Une huile sur toile de même sujet mais de composition très différente est conservée à Vienne au Kunsthistorisches Museum (inv. GG_240 ; Turner, op. cit., n° 272). Tel un portrait traité en plan resserré autour de la figure du religieux, où le paysage est à peine présent à l’arrière-plan, Saint Jean-Baptiste est assis sur un rocher, le doigt pointé vers le ciel et tenant sa croix de l’autre main.
Ce dessin a appartenu à l’artiste néerlandais du XVIIIe siècle ayant vécu à Londres, Jan van Rijmsdijk, sur lequel des recherches récentes ont été menées par Jennifer Tonkovich. Elle recense une collection de 57 dessins dont un autre Guerchin représentant un Paysan en buste à la pierre noire (Washington, National Gallery of Art, inv. 1974.102.1 ; Tonkovich, op. cit., online). Sa marque d’appartenance est clairement visible puisqu’il n’hésite pas à inscrire au recto du dessin ‘Rymsdyk’s Museum’, même si parfois l’inscription est barrée. Cet artiste-collectionneur se spécialise dans la réalisation de dessins anatomiques et répond à plusieurs commandes éditoriales pour l’illustration de livres sur ce sujet. Il possédait principalement des dessins italiens du XVe au XVIIe (Lorenzo du Bicci, Bramante) siècles mais également un ensemble de dessins néerlandais des mêmes périodes (Tonkovich, op. cit., 2022). Ce Saint Jean-Baptiste a ensuite appartenu à un artiste anglais de la fin du XVIIIe siècle, Sir Joshua Reynolds.
Nous remercions David Stone d'avoir confirmé l'attribution après examen photographique de l'œuvre et pour son aide apportée à la rédaction de cette notice.
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