Lot Essay
En 1780, le duc d’Orléans a pour projet de céder l’entière propriété du Palais Royal à Louis Philippe, duc de Chartres, lui témoignant ainsi ‘sa tendre amitié’. Ce dernier, avant même d’en recevoir la pleine propriété décide de l’embellir. Après un premier projet de l’architecte Piètre, Victor Louis prend le relais. Le présent dessin est probablement son premier projet d’élévation (façade nord) pour l’aile qui devait fermer le jardin du Palais-Royal au sud. Des travaux sont entrepris en 1783, une fois les trois autres ailes construites, mais ils sont abandonnés l’année suivante et jamais repris. Une description parue en 1787 semble parfaitement conforme à ce projet : ‘La partie neuve du Palais établie au midi formera la quatrième façade du jardin. Son ordre d'architecture est le même qui a servi pour les trois autres côtés, avec cette différence qu'au lieu de pilastres, ce sont ici des colonnes ; qu'au lieu d'arcades & d’entre-sols, on destinera toute cette hauteur, jusqu'au premier étage, à des promenoirs publics ; qu’au lieu de deux étages pris dans le reste de l'ordre, il n'y en aura qu'un seul ; & qu'enfin il sera élevé au-dessus de celui-ci un second étage décoré par un attique, dont la richesse sera proportionnée à celle de la colonnade inférieure. Le principal promenoir, sous le Palais neuf, sera supporté par six rangs de colonnes doriques […] (Thiéry, Guide des amateurs et des étrangers voyageurs à Paris, Paris, 1787, p. 269, dans Le Palais Royal, cat. exp., Paris, musée Carnavalet, 1988, p. 153).
Une gravure anonyme conservée à la Bibliothèque nationale de France (cabinet des estampes, cote Va 231b) passe pour être ‘le seul témoignage graphique concernant l’élévation de cette aile’, du moins dans son premier état (Le Palais Royal, op. cit., p. 153). Selon Christian Taillard, c’est peut-être à ce projet-ci que s’appliquerait la description de 1787. Il n’y est pourtant pas question du dôme visible sur le présent dessin. (C. Taillard, Victor Louis (1731-1800). Le Triomphe du goût français à l’époque néo-classique, Paris, 2019, p. 269.)
De Victor Louis, pour le Palais Royal, trois plans au sol, signés et datés, et une élévation, comparables au présent dessin, sont aujourd’hui conservés aux archives nationales (cote R4 281 ; Le Palais Royal, op. cit., nos 173, 176, 177).
Comme en témoignent les pourtours du dessin ourlés de rubans noir, les boucles de rubans vert fixés sur toute la partie supérieure du dessin, le fait qu’il ait été contrecollé sur une fine toile pour le rigidifier et ce ‘n° 13’ inscrit à la plume sur un papier fixé sous le titre, le dessin a très certainement été présenté au public dès la fin du XVIIIe siècle.
Une gravure anonyme conservée à la Bibliothèque nationale de France (cabinet des estampes, cote Va 231b) passe pour être ‘le seul témoignage graphique concernant l’élévation de cette aile’, du moins dans son premier état (Le Palais Royal, op. cit., p. 153). Selon Christian Taillard, c’est peut-être à ce projet-ci que s’appliquerait la description de 1787. Il n’y est pourtant pas question du dôme visible sur le présent dessin. (C. Taillard, Victor Louis (1731-1800). Le Triomphe du goût français à l’époque néo-classique, Paris, 2019, p. 269.)
De Victor Louis, pour le Palais Royal, trois plans au sol, signés et datés, et une élévation, comparables au présent dessin, sont aujourd’hui conservés aux archives nationales (cote R4 281 ; Le Palais Royal, op. cit., nos 173, 176, 177).
Comme en témoignent les pourtours du dessin ourlés de rubans noir, les boucles de rubans vert fixés sur toute la partie supérieure du dessin, le fait qu’il ait été contrecollé sur une fine toile pour le rigidifier et ce ‘n° 13’ inscrit à la plume sur un papier fixé sous le titre, le dessin a très certainement été présenté au public dès la fin du XVIIIe siècle.
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