Lot Essay
Cette très longue élévation de plus deux mètres cinquante de long, est assurément une variante, soit immédiatement antérieure, soit immédiatement postérieure, au projet dressé par le Premier architecte Jacques-Ange Gabriel en décembre 1767, qui devait fixer les grandes lignes de l’édifice final de l’hôtel de l’École royale militaire (Y. Brault, F. Jimeno et D. Rabreau (dir.), L’École militaire et l’axe Breteuil-Trocadéro, Paris, 2002, p. 65, 112-117, ill.). Quelques différences entre la réalisation et le présent dessin sont notables : ce projet-ci ne présente aucune cheminée de part et d’autre du grand dôme, l’attique de l’avant-corps central n’est percé d’aucune fenêtre, le fût des colonnes colossales d’ordre corinthien est cannelé plutôt que lisse et les clefs des arcs des galeries latérales ne forment pas de ressaut, contrairement au bâtiment réalisé. Des larges retombes en papier, de part et d’autres du corps central, peuvent se rabattre sur le présent plan : elles permettent de faire figurer au premier plan les grilles de l’enceinte et lorsque les retombes se soulèvent, c’est la façade même du bâtiment qui est représentée. Un autre dessin de l’École miliaire vue de l’avant-cour, daté décembre 1767, met l’accent uniquement sur les bâtiments de part et d’autres de la grille d’entrée, qui correspondent parfaitement aux études situées sur les retombes du présent dessin (Paris, Archives Nationales, cote K150 ; Rabreau, ibid., p. 113, fig.).
Ainsi, ce large dessin d’architecture, dans un bel état de conservation, date du projet de Jacques-Ange Gabriel, soit fin 1767, ou tout début 1768.
Ainsi, ce large dessin d’architecture, dans un bel état de conservation, date du projet de Jacques-Ange Gabriel, soit fin 1767, ou tout début 1768.
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