拍品專文
Cet artiste rochelais qui se forme à Bordeaux, part pour l'Italie au printemps 1851, de Naples à Capri, à travers la Campanie, en passant par des petites villes comme Ariccia, Terracina, Gaeta ou encore Pouzzoles. L’année suivante, en mai 1852, il visite la Toscane et l’Ombrie. Ces séjours nourrissent un vif intérêt pour les femmes des régions traversées, dont il saisit les visages et les costumes. La présente feuille appartient à une série d’études à l’aquarelle consacrées aux types populaires italiens, où transparaît son talent à capter le pittoresque et la diversité des traditions régionales. Un autre exemple de ses aquarelles est passé en vente chez Christie’s à Londres le 3 juillet 2018 (Etude de femme assise, lot 92).
De retour en France le 20 avril 1854, après trois ans et quatre mois passés à Rome, Bouguereau voit déjà sa réputation solidement établie. Il conserve pourtant tout au long de sa carrière l’idéal de beauté féminine perçu chez ces jeunes paysannes italiennes. Cette inspiration est tout particulièrement perceptible dans la vaste série de 323 toiles de paysans et paysannes qu’il réalise à partir de 1860, représentant près de 40 % de sa production (K.-L. Ross, F.-C. Ross, William Bouguereau, Lausanne, 2018, p. 169), parmi lesquelles Femme de Tivoli, Femme d’Alvito, toutes deux en mains privées ou Le Lever de 1871 (New York, Metropolitan Museum of Art ; inv. 1993.402) qui montrent des femmes à la beauté humble et réservée.
L’exposition organisée en 1948 par l’Association des Amis du musée de Lyon, consacrée aux œuvres italiennes de l’artiste, présentait une vingtaine de dessins de femmes en costumes régionaux, dont Paysanne de la région de Frosinone (musée des Beaux-Arts de Lyon, inv. 1948-52), à laquelle cette aquarelle a possiblement figuré.
De retour en France le 20 avril 1854, après trois ans et quatre mois passés à Rome, Bouguereau voit déjà sa réputation solidement établie. Il conserve pourtant tout au long de sa carrière l’idéal de beauté féminine perçu chez ces jeunes paysannes italiennes. Cette inspiration est tout particulièrement perceptible dans la vaste série de 323 toiles de paysans et paysannes qu’il réalise à partir de 1860, représentant près de 40 % de sa production (K.-L. Ross, F.-C. Ross, William Bouguereau, Lausanne, 2018, p. 169), parmi lesquelles Femme de Tivoli, Femme d’Alvito, toutes deux en mains privées ou Le Lever de 1871 (New York, Metropolitan Museum of Art ; inv. 1993.402) qui montrent des femmes à la beauté humble et réservée.
L’exposition organisée en 1948 par l’Association des Amis du musée de Lyon, consacrée aux œuvres italiennes de l’artiste, présentait une vingtaine de dessins de femmes en costumes régionaux, dont Paysanne de la région de Frosinone (musée des Beaux-Arts de Lyon, inv. 1948-52), à laquelle cette aquarelle a possiblement figuré.
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