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Der Sturm
Details
Alfred Kubin (1877-1959)
Der Sturm
encre de Chine, lavis d'encre et Spritztechnik sur papier
Image: 27.6 x 22.2 cm.
Feuille: 39.3 x 30.8 cm.
Exécuté en 1902-1903
brush and pen and India ink, inkwash and Spritztechnik on paper
Image: 10 7⁄8 x 8 ¾ in.
Sheet: 15 ½ x 9 ¼ in.
Executed in 1902-1903
Der Sturm
encre de Chine, lavis d'encre et Spritztechnik sur papier
Image: 27.6 x 22.2 cm.
Feuille: 39.3 x 30.8 cm.
Exécuté en 1902-1903
brush and pen and India ink, inkwash and Spritztechnik on paper
Image: 10 7⁄8 x 8 ¾ in.
Sheet: 15 ½ x 9 ¼ in.
Executed in 1902-1903
Provenance
(probablement) Hans von Müller, Munich (acquis auprès de l'artiste).
Tom Craig Fine Art, London.
Wienerroither und Kohlbacher, Vienne (acquis auprès de celui-ci, 2009).
Galerie Berinson, Berlin (acquis auprès de ceux-ci).
Acquis auprès de celle-ci par les propriétaires actuels le 10 juillet 2009.
Tom Craig Fine Art, London.
Wienerroither und Kohlbacher, Vienne (acquis auprès de celui-ci, 2009).
Galerie Berinson, Berlin (acquis auprès de ceux-ci).
Acquis auprès de celle-ci par les propriétaires actuels le 10 juillet 2009.
Exhibited
Londres, Richard Nagy Ltd., Alfred Kubin: Munich 1898-1906, From Quickening to Death, octobre-novembre 2017, p. 78, no. 30 (illustré, p. 79; illustré à nouveau, p. 125).
Further details
Nous remercions le Dr Annegret Hoberg pour l’aide apportée à la rédaction de la notice de cette œuvre.
« Dans mes premières années, j’étais soumis à une obscure force créatrice qui me tourmentait continuellement par sa puissance ; les images apparaissaient devant ma “conscience intérieure” comme dans un kaléidoscope, se transformant en un flux continu tel une mer houleuse… Tandis que je contemplais ces vagues d’images, j’étais naturellement sous l’emprise d’une force étrangère (une magie ?) et je m’abandonnais, en tant qu’être humain, avec une passivité totale, à ces minutes ou à ces heures (je n’en mesurais jamais la durée), qui étaient comme une sorte d’interlude d’ivresse. »
(Alfred Kubin, cité dans P. Werkner, L’expressionnisme autrichien: les années formatrices, Palo Alto, CA, 1993, p. 195).
Der Sturm (La Tempête) est la plus aboutie d’au moins trois remarquables feuilles de jeunesse consacrées à ce même sujet que Kubin réalisa vers 1902-1903. Cette œuvre — probablement la version finale — exploite avec une grande subtilité le lavis et la technique de pulvérisation, en complément de la plume et de l’encre, pour fixer l’image extraordinaire imaginée par l’artiste : celle d’un homme emporté par le vent comme un cerf-volant, suivant l’inexorable traction exercée sur ses mains par de longues et fines cordes qui se prolongent vers une force invisible située hors du champ, à droite de la composition. Kubin a inscrit au crayon le titre « Der Sturm » (La Tempête) sur la feuille. Deux autres œuvres de cette même période cruciale représentent la même figure : un dessin au crayon intitulé Figur im Wind (Figure dans le vent) et une feuille intitulée Der Wind (Le Vent).
A propos du dessin très proche Der Wind, Jill Lloyd a suggéré que la figure de Kubin pourrait en réalité constituer une incarnation du vent lui-même. « La personnification du vent chez Kubin est l’une de ses images les plus frappantes et les plus mémorables », écrit-elle. « Comme souvent dans ses dessins, le bâtiment à l’arrière-plan représente la fragile civilisation humaine, dominée par la nature environnante. Le premier plan est entièrement occupé par une personnification masculine du vent dont la petite tête et les bras contrastent avec l’ampleur de son vaste costume blanc gonflé par le souffle. Il se tient à la jonction de la terre et du ciel, tenant deux mystérieuses rênes qui semblent conduire vers une présence invisible — peut-être une bête puissante — située hors de la scène représentée. Le vent lutte contre les forces puissantes qu’il engendre lui-même : penché en arrière, il tente de ralentir l’élan qui le propulse vers l’avant. La forme en croix dessinée par les jambes et le corps de la figure souligne ce conflit, créant une composition dynamique qui suggère brillamment les forces opposées et contradictoires qui régissent l’univers de Kubin. » (Jill Lloyd, Alfred Kubin, Munich, 1898–1906, cat. exp., Richard Nagy, Londres, 2017, cat. 30).
Dans Der Sturm, il reste incertain que Kubin ait voulu faire de cette figure l’incarnation même de la tempête ou simplement une figure évoquant sa force invisible, sa puissance et ses effets. Ce qui est certain, en revanche, c’est que ces forces élémentaires, invisibles et irrésistibles figuraient parmi les obsessions majeures du jeune Kubin durant cette période fondatrice de ses années munichoises, lorsqu’il produisit certaines de ses œuvres les plus marquantes. Profondément intéressé par les notions de psychologie et d’inconscient qui émergent à cette époque, Kubin percevait intensément ce monde de forces et d’impulsions invisibles, nourri par son imagination traumatisée et au cœur de sa vision de l’existence à cette époque décisive. Et si la silhouette solitaire et fragile, semblable à une figure de Pierrot, emportée par le vent dans cette composition — avec sa longue mèche de cheveux rabattue sur le visage — ne ressemble pas directement au jeune Kubin, elle comporte néanmoins une dimension d’autoreprésentation. Lecteur passionné de Friedrich Nietzsche, Arthur Schopenhauer, Johann Jakob Bachofen et d’Oskar Panizza — dont il illustrera plus tard Das Liebeskonzil (Le concile d’amour) — Kubin se sentait vivre à la merci de ces forces élémentaires invisibles que ces auteurs considéraient comme à l’origine de toute existence. Comme il l’évoqua souvent à cette époque, ces forces n’étaient pas seulement observées par lui : il les ressentait intimement, les éprouvant parfois comme surgissant en lui et l’envahissant, jusqu’à déterminer, pensait-il, l’ensemble de ses actions. Selon lui, ce sont également ces forces qui donnaient naissance aux images visionnaires « en noir et blanc » — ce qu’il appelait ses « ivresses miraculeuses » — qui lui apparaissaient durant ses premières années tumultueuses à Munich. On peut ainsi voir dans la figure solitaire, semblable à un Pierrot, harnachée à la puissance invisible du vent dans Der Sturm, une évocation non seulement de cette expérience intérieure propre à l’artiste, mais aussi, plus largement, d’une condition humaine soumise à des forces qui la dépassent.
‘In the early years I was subjected to an obscure creative force that continually tormented me with its power, the pictures appeared before my “inner consciousness” as in a kaleidoscope, altering themselves in a steady stream like the billowing sea. … As I contemplated such waves of images I was, of course, in the grip of an alien power (a magic?) and I submitted myself as a human being with complete passivity to these minutes or hours (I never measured their duration), which were like a kind of drunken interlude.’ (Alfred Kubin, quoted in P. Werkner, Austrian Expressionism: The Formative Years, Palo Alto, CA, 1993, p. 195)
Der Sturm (The Storm) is the finest of at least three exceptional early drawings on the same subject that Kubin created circa 1902-3. This work, probably the final version, is one that makes exquisite use of inkwash and spray technique in addition to pen and ink to fix Kubin’s extraordinary image of a man blown about by the wind like a kite and following the inexorable pull on his hands of long thin strings extending towards and unseen force beyond the right-hand side of the picture. Kubin has entitled this picture in pencil ‘Der Sturm’ (The Storm). Two other works from this same crucial early period portraying the same figure are a pencil drawing entitled Figur im Wind (Figure in the Wind) and Der Wind (The Wind).
Writing about the very similar drawing Der Wind, Jill Lloyd has suggested that Kubin’s figure is in fact an embodiment of the wind itself. ‘Kubin's personification of the wind is one of his most striking and memorable images’, she writes, ‘As so often in his drawings, the building in the background represents fragile civilization, which is dwarfed by surrounding nature. The entire foreground plane is occupied by a male personification of wind, whose tiny head and arms contrast with his vast, billowing, white costume. He stands at the juncture of land and sky, holding two mysterious reins that lead to an unseen presence - perhaps a powerful beast - beyond the depicted scene. Wind is pulling against powerful forces that he himself is generating: leaning backwards, he strains to slow down the momentum that is propelling him forwards. The cross shape formed by the wind's legs and body underlines this conflict, creating a dynamic composition that brilliantly suggests the opposing, contradictory forces ruling Kubin's universe.’ (Jill Lloyd, Alfred Kubin Munich, 1898-1906 exh. cat. Richard Nagy, London, 2017 cat. 30).
Whether in Der Sturm Kubin intended his figure to be seen as an embodiment of the storm itself or merely as a figure evoking its unseen force, power and effects upon him is uncertain. What is certain is that such powerful, elemental and unseen forces and drives were ones that obsessed the young Kubin during this early period in Munich when he created his finest works. Deeply interested in the then emerging notions of psychology and the unconscious, the world of unseen forces and drives was one keenly felt by Kubin’s traumatised imagination and are central to his worldview and understanding of life during this vital early period. And while the solitary, fragile, Pierrot-like figure being blown about in this picture with his long quiff of hair blown over his face does not resemble the young Kubin himself, there is nevertheless an element of self-representation about this figure. An avid reader of Nietzsche, Schopenhauer, Bachofen and Oskar Panizza whose das Liebeskonzil he would later illustrate, Kubin felt himself to be living very much at the mercy of the vast, unseen elemental forces and drives that these writers argued lay at the root of all existence. As he would often note during this period, such forces were ones that he himself felt and experienced, rather than witnessed, sometimes welling up inside him and overwhelming him and, ultimately, he thought, driving everything he did. It was also these forces, he believed, that gave rise to the visionary ‘black-and-white’ pictures – or what he called his ‘Miraculous Intoxications’- that appeared to him during his dramatic and turbulent first years in Munich.
Something of this idea and of the nature of the human condition as a whole seems also therefore to be embodied in the lonely Pierrot-like figure harnessed to invisible power of the wind depicted in Der Sturm.
« Dans mes premières années, j’étais soumis à une obscure force créatrice qui me tourmentait continuellement par sa puissance ; les images apparaissaient devant ma “conscience intérieure” comme dans un kaléidoscope, se transformant en un flux continu tel une mer houleuse… Tandis que je contemplais ces vagues d’images, j’étais naturellement sous l’emprise d’une force étrangère (une magie ?) et je m’abandonnais, en tant qu’être humain, avec une passivité totale, à ces minutes ou à ces heures (je n’en mesurais jamais la durée), qui étaient comme une sorte d’interlude d’ivresse. »
(Alfred Kubin, cité dans P. Werkner, L’expressionnisme autrichien: les années formatrices, Palo Alto, CA, 1993, p. 195).
Der Sturm (La Tempête) est la plus aboutie d’au moins trois remarquables feuilles de jeunesse consacrées à ce même sujet que Kubin réalisa vers 1902-1903. Cette œuvre — probablement la version finale — exploite avec une grande subtilité le lavis et la technique de pulvérisation, en complément de la plume et de l’encre, pour fixer l’image extraordinaire imaginée par l’artiste : celle d’un homme emporté par le vent comme un cerf-volant, suivant l’inexorable traction exercée sur ses mains par de longues et fines cordes qui se prolongent vers une force invisible située hors du champ, à droite de la composition. Kubin a inscrit au crayon le titre « Der Sturm » (La Tempête) sur la feuille. Deux autres œuvres de cette même période cruciale représentent la même figure : un dessin au crayon intitulé Figur im Wind (Figure dans le vent) et une feuille intitulée Der Wind (Le Vent).
A propos du dessin très proche Der Wind, Jill Lloyd a suggéré que la figure de Kubin pourrait en réalité constituer une incarnation du vent lui-même. « La personnification du vent chez Kubin est l’une de ses images les plus frappantes et les plus mémorables », écrit-elle. « Comme souvent dans ses dessins, le bâtiment à l’arrière-plan représente la fragile civilisation humaine, dominée par la nature environnante. Le premier plan est entièrement occupé par une personnification masculine du vent dont la petite tête et les bras contrastent avec l’ampleur de son vaste costume blanc gonflé par le souffle. Il se tient à la jonction de la terre et du ciel, tenant deux mystérieuses rênes qui semblent conduire vers une présence invisible — peut-être une bête puissante — située hors de la scène représentée. Le vent lutte contre les forces puissantes qu’il engendre lui-même : penché en arrière, il tente de ralentir l’élan qui le propulse vers l’avant. La forme en croix dessinée par les jambes et le corps de la figure souligne ce conflit, créant une composition dynamique qui suggère brillamment les forces opposées et contradictoires qui régissent l’univers de Kubin. » (Jill Lloyd, Alfred Kubin, Munich, 1898–1906, cat. exp., Richard Nagy, Londres, 2017, cat. 30).
Dans Der Sturm, il reste incertain que Kubin ait voulu faire de cette figure l’incarnation même de la tempête ou simplement une figure évoquant sa force invisible, sa puissance et ses effets. Ce qui est certain, en revanche, c’est que ces forces élémentaires, invisibles et irrésistibles figuraient parmi les obsessions majeures du jeune Kubin durant cette période fondatrice de ses années munichoises, lorsqu’il produisit certaines de ses œuvres les plus marquantes. Profondément intéressé par les notions de psychologie et d’inconscient qui émergent à cette époque, Kubin percevait intensément ce monde de forces et d’impulsions invisibles, nourri par son imagination traumatisée et au cœur de sa vision de l’existence à cette époque décisive. Et si la silhouette solitaire et fragile, semblable à une figure de Pierrot, emportée par le vent dans cette composition — avec sa longue mèche de cheveux rabattue sur le visage — ne ressemble pas directement au jeune Kubin, elle comporte néanmoins une dimension d’autoreprésentation. Lecteur passionné de Friedrich Nietzsche, Arthur Schopenhauer, Johann Jakob Bachofen et d’Oskar Panizza — dont il illustrera plus tard Das Liebeskonzil (Le concile d’amour) — Kubin se sentait vivre à la merci de ces forces élémentaires invisibles que ces auteurs considéraient comme à l’origine de toute existence. Comme il l’évoqua souvent à cette époque, ces forces n’étaient pas seulement observées par lui : il les ressentait intimement, les éprouvant parfois comme surgissant en lui et l’envahissant, jusqu’à déterminer, pensait-il, l’ensemble de ses actions. Selon lui, ce sont également ces forces qui donnaient naissance aux images visionnaires « en noir et blanc » — ce qu’il appelait ses « ivresses miraculeuses » — qui lui apparaissaient durant ses premières années tumultueuses à Munich. On peut ainsi voir dans la figure solitaire, semblable à un Pierrot, harnachée à la puissance invisible du vent dans Der Sturm, une évocation non seulement de cette expérience intérieure propre à l’artiste, mais aussi, plus largement, d’une condition humaine soumise à des forces qui la dépassent.
‘In the early years I was subjected to an obscure creative force that continually tormented me with its power, the pictures appeared before my “inner consciousness” as in a kaleidoscope, altering themselves in a steady stream like the billowing sea. … As I contemplated such waves of images I was, of course, in the grip of an alien power (a magic?) and I submitted myself as a human being with complete passivity to these minutes or hours (I never measured their duration), which were like a kind of drunken interlude.’ (Alfred Kubin, quoted in P. Werkner, Austrian Expressionism: The Formative Years, Palo Alto, CA, 1993, p. 195)
Der Sturm (The Storm) is the finest of at least three exceptional early drawings on the same subject that Kubin created circa 1902-3. This work, probably the final version, is one that makes exquisite use of inkwash and spray technique in addition to pen and ink to fix Kubin’s extraordinary image of a man blown about by the wind like a kite and following the inexorable pull on his hands of long thin strings extending towards and unseen force beyond the right-hand side of the picture. Kubin has entitled this picture in pencil ‘Der Sturm’ (The Storm). Two other works from this same crucial early period portraying the same figure are a pencil drawing entitled Figur im Wind (Figure in the Wind) and Der Wind (The Wind).
Writing about the very similar drawing Der Wind, Jill Lloyd has suggested that Kubin’s figure is in fact an embodiment of the wind itself. ‘Kubin's personification of the wind is one of his most striking and memorable images’, she writes, ‘As so often in his drawings, the building in the background represents fragile civilization, which is dwarfed by surrounding nature. The entire foreground plane is occupied by a male personification of wind, whose tiny head and arms contrast with his vast, billowing, white costume. He stands at the juncture of land and sky, holding two mysterious reins that lead to an unseen presence - perhaps a powerful beast - beyond the depicted scene. Wind is pulling against powerful forces that he himself is generating: leaning backwards, he strains to slow down the momentum that is propelling him forwards. The cross shape formed by the wind's legs and body underlines this conflict, creating a dynamic composition that brilliantly suggests the opposing, contradictory forces ruling Kubin's universe.’ (Jill Lloyd, Alfred Kubin Munich, 1898-1906 exh. cat. Richard Nagy, London, 2017 cat. 30).
Whether in Der Sturm Kubin intended his figure to be seen as an embodiment of the storm itself or merely as a figure evoking its unseen force, power and effects upon him is uncertain. What is certain is that such powerful, elemental and unseen forces and drives were ones that obsessed the young Kubin during this early period in Munich when he created his finest works. Deeply interested in the then emerging notions of psychology and the unconscious, the world of unseen forces and drives was one keenly felt by Kubin’s traumatised imagination and are central to his worldview and understanding of life during this vital early period. And while the solitary, fragile, Pierrot-like figure being blown about in this picture with his long quiff of hair blown over his face does not resemble the young Kubin himself, there is nevertheless an element of self-representation about this figure. An avid reader of Nietzsche, Schopenhauer, Bachofen and Oskar Panizza whose das Liebeskonzil he would later illustrate, Kubin felt himself to be living very much at the mercy of the vast, unseen elemental forces and drives that these writers argued lay at the root of all existence. As he would often note during this period, such forces were ones that he himself felt and experienced, rather than witnessed, sometimes welling up inside him and overwhelming him and, ultimately, he thought, driving everything he did. It was also these forces, he believed, that gave rise to the visionary ‘black-and-white’ pictures – or what he called his ‘Miraculous Intoxications’- that appeared to him during his dramatic and turbulent first years in Munich.
Something of this idea and of the nature of the human condition as a whole seems also therefore to be embodied in the lonely Pierrot-like figure harnessed to invisible power of the wind depicted in Der Sturm.
Brought to you by

Antoine Lebouteiller
International Specialist