拍品專文
Cette paire de bergères s’inscrit dans la production de Jean-Baptiste I et Jean-Baptiste II Tilliard, son fils. Lorsque Jean-Baptiste I transmet l’atelier à son fils en 1764, celui-ci reprend l’estampille de son père. Leur production de siège se caractérise par un certain nombre d’ornements récurrents. On peut noter la présence d’éléments cordiformes situés dans des cartouches rocailles et flanqués de feuilles d’acanthe. Cette sculpture vient ponctuer la structure du siège, et particulièrement au centre des dossiers et de la ceinture, ainsi que les pieds, comme sur ces bergères. La production du père et du fils est également caractérisée par un ornement en forme de palmette. Il se retrouve également sur notre paire à l’extrémité des pieds. Si par l’ensemble de ces éléments notre paire de bergères s’intègre dans le corpus produit par Jean-Baptiste I et II Tilliard, elle s’en démarque par la qualité supérieure de sa sculpture. La qualité de leurs ouvrages les a conduit à travailler pour des commanditaires prestigieux : Jean-Baptiste I exécute des meubles pour le roi Louis XV et la reine entre 1737 et 1739, le prince de Soubise et la marquise de Pompadour, entre autres, et Jean-Baptiste II produit des pièces pour des personnalités comme Madame Victoire ou encore Madame Elisabeth. Le second du nom est nommé à la suite de son père comme maître-menuisier du Garde-Meuble du Roi en 1766. Un décor comparable se retrouve sur une bergère du Metropolitan Museum à New York (INV. 2019.283.13). Un fauteuil approchant, estampillé et associé à la production de Jean-Baptiste I Tilliard, est reproduit dans Le Mobilier français du XVIIIe siècle, dictionnaire des ébénistes et des menuisiers de Pierre Kjellberg (Fig. C, p. 834).
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