![[VIEILH DE VARENNE, Raymond-Augustin]](https://www.christies.com/img/LotImages/2026/PAR/2026_PAR_24672_0075_001(vieilh_de_varenne_raymond-augustin_collection_entiere_des_drapeaux_de024909).jpg?w=1)
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[Collection entière des drapeaux de l'armée nationale parisienne. Paris : Vieilh de Varenne, 1790].
Details
[VIEILH DE VARENNE, Raymond-Augustin]
[Collection entière des drapeaux de l'armée nationale parisienne. Paris : Vieilh de Varenne, 1790].
Précieuse suite de 60 gravures, coloriées et reliées à l'époque. Il s'agit d'une source importante pour tous les amateurs d'uniformes, d'héraldique et de vexillologie, puisque ces drapeaux devaient disparaître, peu de temps après la gravure de ces planches. En effet, le 30 juin 1791, l'Assemblée nationale décrète que "le premier drapeau de chaque régiment d'infanterie française [...] [portera] désormais les trois couleurs nationales" (article 1er) et que "toutes armoiries ou autres distinctions qui pourraient avoir quelque rapport à la féodalité seront entièrement supprimées sur les drapeaux, étendards et guidons" (art. 5). Ce décret fut suivi d'une loi, le 22 avril 1792, face à "certaines difficultés survenues dans quelques villes au sujet du renvoi des anciens drapeaux", ordonnant que ces derniers "[fussent] brûlés à la tête de la troupe sous les armes, et en présence des officiers municipaux".
Dans le présent exemplaire comme dans quelques autres, l'article 5 du décret de juin 1791 a en quelque sorte, été appliqué, puisque les éléments évocateurs de l'Ancien régime ont pratiquement tous été retouchés et repassés. À ce propos, voir, par exemple, la planche n°7 où des étoiles dorées ont remplacé les fleurs de lys. Quelques autres exemplaires présentent, en plus des planches, un frontispice allégorique par Moreau le Jeune : c'est le cas de l'exemplaire du maire Jean-Sylvain Bailly et de l'exemplaire Destailleur, que citent Cohen et de Ricci. C'est peut-être la présence de ce frontispice qui a conduit certains bibliographes à attribuer l'ensemble des gravures à Moreau, mais d'autres ont pu écrire qu'elles étaient de la main de Vieilh de Varenne lui-même. Tournex, tout en décrivant le volume comme comprenant "60 planches", indique que la suite doit "refermer un frontispice gravé et 60 planches en couleurs". Or, aucun des quelques autres exemplaires que nous avons localisé ne présente le frontispice : l'exemplaire de la Library of Congress, celui de la John Hay Library (Brown University), ou encore celui de la célèbre collection révolutionnaire d'Ernest Ponti ne le comprenaient pas.Cohen de-Ricci, col. 248 (ne mentionnent pas de frontispice) ; La Bédoyère, 1256 (ne mentionne pas le frontispice).
La suite manque aux collections du Musée Carnavalet et du Musée de l'Armée.
2 vol. in-4 (274 x 212 mm). Édition originale. 60 planches gravées, toutes aquarellées à l'époque. Reliures de l'époque, quasi-uniformes : veau raciné, dos lisse avec pièce de titre. (Petite déchirure en marge de la planche 31, brunissures marginales aux premières et dernières planches de chaque volume qui sont des reports de la colle des gardes de la reliure, manques aux coiffes, quelques frottements et accrocs).
A beautiful series of engravings illustrating the revolutionary flags for the ten battalions of each of the six divisions of the Garde Nationale created in the aftermath of the Revolution of 1789. This collection of engravings provides one of the only witness that we have of these flags, as they were all destroyed, notably because of the monarchical symbols they contained.
[Collection entière des drapeaux de l'armée nationale parisienne. Paris : Vieilh de Varenne, 1790].
Précieuse suite de 60 gravures, coloriées et reliées à l'époque. Il s'agit d'une source importante pour tous les amateurs d'uniformes, d'héraldique et de vexillologie, puisque ces drapeaux devaient disparaître, peu de temps après la gravure de ces planches. En effet, le 30 juin 1791, l'Assemblée nationale décrète que "le premier drapeau de chaque régiment d'infanterie française [...] [portera] désormais les trois couleurs nationales" (article 1er) et que "toutes armoiries ou autres distinctions qui pourraient avoir quelque rapport à la féodalité seront entièrement supprimées sur les drapeaux, étendards et guidons" (art. 5). Ce décret fut suivi d'une loi, le 22 avril 1792, face à "certaines difficultés survenues dans quelques villes au sujet du renvoi des anciens drapeaux", ordonnant que ces derniers "[fussent] brûlés à la tête de la troupe sous les armes, et en présence des officiers municipaux".
Dans le présent exemplaire comme dans quelques autres, l'article 5 du décret de juin 1791 a en quelque sorte, été appliqué, puisque les éléments évocateurs de l'Ancien régime ont pratiquement tous été retouchés et repassés. À ce propos, voir, par exemple, la planche n°7 où des étoiles dorées ont remplacé les fleurs de lys. Quelques autres exemplaires présentent, en plus des planches, un frontispice allégorique par Moreau le Jeune : c'est le cas de l'exemplaire du maire Jean-Sylvain Bailly et de l'exemplaire Destailleur, que citent Cohen et de Ricci. C'est peut-être la présence de ce frontispice qui a conduit certains bibliographes à attribuer l'ensemble des gravures à Moreau, mais d'autres ont pu écrire qu'elles étaient de la main de Vieilh de Varenne lui-même. Tournex, tout en décrivant le volume comme comprenant "60 planches", indique que la suite doit "refermer un frontispice gravé et 60 planches en couleurs". Or, aucun des quelques autres exemplaires que nous avons localisé ne présente le frontispice : l'exemplaire de la Library of Congress, celui de la John Hay Library (Brown University), ou encore celui de la célèbre collection révolutionnaire d'Ernest Ponti ne le comprenaient pas.Cohen de-Ricci, col. 248 (ne mentionnent pas de frontispice) ; La Bédoyère, 1256 (ne mentionne pas le frontispice).
La suite manque aux collections du Musée Carnavalet et du Musée de l'Armée.
2 vol. in-4 (274 x 212 mm). Édition originale. 60 planches gravées, toutes aquarellées à l'époque. Reliures de l'époque, quasi-uniformes : veau raciné, dos lisse avec pièce de titre. (Petite déchirure en marge de la planche 31, brunissures marginales aux premières et dernières planches de chaque volume qui sont des reports de la colle des gardes de la reliure, manques aux coiffes, quelques frottements et accrocs).
A beautiful series of engravings illustrating the revolutionary flags for the ten battalions of each of the six divisions of the Garde Nationale created in the aftermath of the Revolution of 1789. This collection of engravings provides one of the only witness that we have of these flags, as they were all destroyed, notably because of the monarchical symbols they contained.
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Vincent Belloy
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