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Pasiphaé. Chant de Minos (les Crétois). Paris : Martin Fabiani, 1944.
Details
MATISSE, Henri (1869-1954) et Henry de MONTHERLANT (1895-1972)
Pasiphaé. Chant de Minos (les Crétois). Paris : Martin Fabiani, 1944.
Exemplaire sur Arches magnifiquement relié par Paul Bonet.
Pasiphaé et Chant de Minos étaient censés faire partie d'une œuvre plus vaste, les Crétois, débutée par Montherlant autour de 1927. Le personnage éponyme incarne la fascination de Montherlant pour les mythes grecs, et la figure totémique du taureau. Il courtise plusieurs éditeurs pour une réédition de luxe de ces deux textes. Tériade décline la proposition, préférant se consacrer à Verve. Robert Laffont est un temps pressenti mais c'est finalement Martin Fabiani qui se charge de l'édition. Si ses croquis préliminaires datent de 1941, c'est une fois le contrat signé, en mars 1943, que Matisse s'attèle véritablement à l'édition, s'investissant bientôt corps et âme : "10 mois de travail, y œuvrant tout le jour, et parfois toute la nuit", écrit-il. Après quelques hésitations, il choisit la gravure sur linoléum. Pour contrebalancer l'apparente dureté des planches aux noirs omniprésents, et s'inspirant ainsi des codes des impressions des XVe et XVIe siècles, Matisse dessine des initiales qui sont imprimées en rouge dans l'ouvrage. Pasiphaé. Chant de Minos est aujourd'hui considéré comme l'une des plus belles réussites de l'artiste dans l'art du livre.
L'exemplaire a été magnifiquement relié par Paul Bonet, qui s’est inspiré des thèmes du livre autant que des illustrations de Matisse, fusionnant les cornes du taureau, et le soleil irradiant les plats en “secouant sa crinière” (p. 45).
Bidwell, Graphic Passion. Matisse and the Book Arts, cat. 21 ; Paul Bonet, Carnets, n°1073 ("cette reliure est la première d'une petite série dont le thème sera le taureau - mythe solaire").
In-folio (325 x 244 mm). Première édition illustrée. Tirage limité à 250 exemplaires, un des 200 sur vélin d'Arches, n°169, signé par Matisse. Illustré par Henri Matisse d'une linogravure originale tirée en bleu pour la couverture et de 147 gravures originales à la gouge, sur linoléum, dont 18 hors texte, 39 bandeaux, 6 culs-de-lampe et 84 lettrines.
Reliure signée Paul Bonet, datée 1954 : maroquin ébène, plats richement ornés d’un décor comprenant des cornes de taureau de box ivoire mosaïqué, et d’un soleil de box fauve, rouge, orange et jaune mosaïqué avec, en son centre, une forme dorée, duquel irradient une multitude de petites pointes dorées, dos lisse, lettre dorée, doublure et garde de daim orange, tranches dorées sur témoins, couverture illustrée, chemise et étui. (Légers reports ; quelques rousseurs).
One of the 200 copies on Arches wove, sporting a scintillating allusive binding by Paul Bonet.
Pasiphaé. Chant de Minos (les Crétois). Paris : Martin Fabiani, 1944.
Exemplaire sur Arches magnifiquement relié par Paul Bonet.
Pasiphaé et Chant de Minos étaient censés faire partie d'une œuvre plus vaste, les Crétois, débutée par Montherlant autour de 1927. Le personnage éponyme incarne la fascination de Montherlant pour les mythes grecs, et la figure totémique du taureau. Il courtise plusieurs éditeurs pour une réédition de luxe de ces deux textes. Tériade décline la proposition, préférant se consacrer à Verve. Robert Laffont est un temps pressenti mais c'est finalement Martin Fabiani qui se charge de l'édition. Si ses croquis préliminaires datent de 1941, c'est une fois le contrat signé, en mars 1943, que Matisse s'attèle véritablement à l'édition, s'investissant bientôt corps et âme : "10 mois de travail, y œuvrant tout le jour, et parfois toute la nuit", écrit-il. Après quelques hésitations, il choisit la gravure sur linoléum. Pour contrebalancer l'apparente dureté des planches aux noirs omniprésents, et s'inspirant ainsi des codes des impressions des XVe et XVIe siècles, Matisse dessine des initiales qui sont imprimées en rouge dans l'ouvrage. Pasiphaé. Chant de Minos est aujourd'hui considéré comme l'une des plus belles réussites de l'artiste dans l'art du livre.
L'exemplaire a été magnifiquement relié par Paul Bonet, qui s’est inspiré des thèmes du livre autant que des illustrations de Matisse, fusionnant les cornes du taureau, et le soleil irradiant les plats en “secouant sa crinière” (p. 45).
Bidwell, Graphic Passion. Matisse and the Book Arts, cat. 21 ; Paul Bonet, Carnets, n°1073 ("cette reliure est la première d'une petite série dont le thème sera le taureau - mythe solaire").
In-folio (325 x 244 mm). Première édition illustrée. Tirage limité à 250 exemplaires, un des 200 sur vélin d'Arches, n°169, signé par Matisse. Illustré par Henri Matisse d'une linogravure originale tirée en bleu pour la couverture et de 147 gravures originales à la gouge, sur linoléum, dont 18 hors texte, 39 bandeaux, 6 culs-de-lampe et 84 lettrines.
Reliure signée Paul Bonet, datée 1954 : maroquin ébène, plats richement ornés d’un décor comprenant des cornes de taureau de box ivoire mosaïqué, et d’un soleil de box fauve, rouge, orange et jaune mosaïqué avec, en son centre, une forme dorée, duquel irradient une multitude de petites pointes dorées, dos lisse, lettre dorée, doublure et garde de daim orange, tranches dorées sur témoins, couverture illustrée, chemise et étui. (Légers reports ; quelques rousseurs).
One of the 200 copies on Arches wove, sporting a scintillating allusive binding by Paul Bonet.
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Vincent Belloy
Specialist