Lot Essay
Ce moine carmélite correspond à un portrait de donateur auparavant intégré dans un Massacre des Innocents, peint vers 1515 par Jean I Dorrain (actif entre le dernier quart du XVe siècle et 1531), artiste dijonnais longtemps connu sous le nom de maître de Commarin (fig. 1). Celui-ci constituait sans doute le volet droit d’un grand retable destiné à une communauté carmélite. Le catalogue de la vente à Cologne en 1968 (voir supra) suggère déjà que l’œuvre est un fragment, même si, à l’époque, le panneau était attribué au peintre génois Ludovico Brea (1450-1523) et que l’on ignorait le lien avec le Massacre.
Les tableaux de Jean Dorrain sont exceptionnellement rares. Frédéric Elsig est le premier à tenter une reconstruction de son œuvre dans son article de 2004 (voir F. Elsig, ‘Un peintre dijonnais de la Renaissance : le Maître de Commarin (Jean I Dorrain ?)’, Bibliothèque d’Humanisme et Renaissance, LXVI, 2004, pp. 285-295). C’est dans cette publication que le nom de maître de Commarin est proposé pour la première fois, en relation avec un ensemble de quatre panneaux de l’artiste conservé au château de Commarin. Ces tableaux, tout comme les panneaux du musée d’Art sacré de Dijon (inv. D 979.10.1.1-4), se caractérisent par des coups de pinceau rapides, une matière très fluide et une palette intense. Leur style est fortement influencé par des modèles germaniques, avec des déformations expressives des figures qui tendent vers le maniérisme.
Les figures à l’arrière-plan du Massacre des Innocents présentent ce même style marqué. Le moine, en revanche, se distingue par un modelé plus naturaliste. Ainsi, l’artiste distingue l’histoire biblique du portrait du donateur qui, l’on peut imaginer, habitait un monastère carmélite près de Dijon, où Dorrain est reçu maître peintre en mars 1505.
Les tableaux de Jean Dorrain sont exceptionnellement rares. Frédéric Elsig est le premier à tenter une reconstruction de son œuvre dans son article de 2004 (voir F. Elsig, ‘Un peintre dijonnais de la Renaissance : le Maître de Commarin (Jean I Dorrain ?)’, Bibliothèque d’Humanisme et Renaissance, LXVI, 2004, pp. 285-295). C’est dans cette publication que le nom de maître de Commarin est proposé pour la première fois, en relation avec un ensemble de quatre panneaux de l’artiste conservé au château de Commarin. Ces tableaux, tout comme les panneaux du musée d’Art sacré de Dijon (inv. D 979.10.1.1-4), se caractérisent par des coups de pinceau rapides, une matière très fluide et une palette intense. Leur style est fortement influencé par des modèles germaniques, avec des déformations expressives des figures qui tendent vers le maniérisme.
Les figures à l’arrière-plan du Massacre des Innocents présentent ce même style marqué. Le moine, en revanche, se distingue par un modelé plus naturaliste. Ainsi, l’artiste distingue l’histoire biblique du portrait du donateur qui, l’on peut imaginer, habitait un monastère carmélite près de Dijon, où Dorrain est reçu maître peintre en mars 1505.
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