JEAN I DORRAIN DIT LE MAÎTRE DE COMMARIN (ACTIF À DIJON ENTRE LE DERNIER QUART DU XVe SIÈCLE ET 1531)
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Provenant de la collection de l'Ambassadeur J. William Middendorf II, Rhode Island, États-Unis d'Amérique
JEAN I DORRAIN DIT LE MAÎTRE DE COMMARIN (ACTIF À DIJON ENTRE LE DERNIER QUART DU XVe SIÈCLE ET 1531)

Un Carmélite agenouillé (dans son format original : Le Massacre des Innocents avec un moine carmélite en donateur)

Details
JEAN I DORRAIN DIT LE MAÎTRE DE COMMARIN (ACTIF À DIJON ENTRE LE DERNIER QUART DU XVe SIÈCLE ET 1531)
Un Carmélite agenouillé (dans son format original : Le Massacre des Innocents avec un moine carmélite en donateur)
huile sur panneau, angulaire dans sa partie supérieure, fragmentaire
97,7 x 59,2 cm (38 ½ x 23 ¼ in.)
Provenance
Collection particulière, Paris, vers 1960 (comme école allemande du XVe siècle - le panneau présentait alors sa forme et composition d'origine - selon la base AGORHA : https://agorha.inha.fr/ark:/54721/0e3b07fb-8da1-4ce4-9127-723892e6a8ce).
Chez galerie Bresset, Paris, avant 1961 (selon la base AGORHA : https://agorha.inha.fr/ark:/54721/d5e56c36-5db7-4b94-ad9a-d8f04d48fd55).
Chez Brod Galleries, Londres, en 1962 (selon le RKD — Nederlands Instituut voor Kunstgeschiedenis et une note à la documentation des Peintures du Louvre).
Vente anonyme, Kunsthaus Lempertz, Cologne, 29 novembre 1968, lot 8 (comme Ludovico Brea).
Vente anonyme, Dorotheum, Vienne, 24 mars 1999, lot 48 (comme maître provençal vers 1460) ;
Acquis au cours de celle-ci par l’Ambassadeur J. William Middendorf II, Rhode Island.
Literature
C.-L. Schwok, Louis Bréa, ca. 1450-ca. 1523, Paris, 2005, pp. 207-208, n°*P.R. 61 (comme un peintre du nord des Alpes - non localisé), reproduit en noir et blanc p. 208.
AGORHA [en ligne], https://agorha.inha.fr/ark:/54721/d5e56c36-5db7-4b94-ad9a-d8f04d48fd55 (comme le maître de Commarin).
Exhibited
Londres, Brod Galleries, 18 octobre-15 novembre 1962, n°1 (comme Giovanni Martino Spanzotti - selon le RKD — Nederlands Instituut voor Kunstgeschiedenis et une note à la documentation des Peintures du Louvre).
Further details
JEAN I DORRAIN CALLED MASTER OF COMMARIN (ACTIVE BETWEEN LAST QUARTER 15th CENTURY AND 1531), A KNEELING CARMELITE (IN ITS ORIGINAL FORMAT: THE MASSACRE OF THE INNOCENTS, WITH A CARMELITE MONK AS THE DONOR), OIL ON PANEL, SHAPED-TOP, A FRAGMENT

This Carmelite monk corresponds to a donor portrait that was previously part of a Massacre of the Innocents, painted around 1515 by Jean I Dorrain (active between the last quarter of the XV Century and 1531), a Dijon-based artist long known under the name of the Master of Commarin (fig. 1). It most likely formed the right wing of a large altarpiece intended for a Carmelite community. The catalogue of the Cologne sale in 1968 (see above) already suggested that the work was a fragment, although at the time the panel was attributed to the Genoese painter Ludovico Brea (1450-1523) and its connection with the Massacre was not yet recognised.

The works of Jean Dorrain are exceptionally rare. Frédéric Elsig was the first to attempt a reconstruction of his oeuvre in his 2004 article (see F. Elsig, ‘A Dijon Painter of the Renaissance: The Master of Commarin (Jean I Dorrain?)’, Bibliothèque d’Humanisme et Renaissance, LXVI, 2004, pp. 285-295). It is in this study that the name Master of Commarin was proposed for the first time, in connection with a group of four panels by the artist preserved at the Château de Commarin. These paintings, like the panels in the Musée d’Art Sacré in Dijon (inv. D 979.10.1.1-4), are characterised by rapid brushstrokes, a very fluid handling of paint, and a vibrant palette. Their style is strongly influenced by Germanic models, with expressive distortions of the figures that tend towards Mannerism.

The figures in the background of the Massacre of the Innocents display this same distinctive style. The monk, however, stands out for his more naturalistic modelling. The artist thus distinguishes the biblical narrative from the true portrait of the donor who, one may imagine, was a resident of a Carmelite monastery near Dijon, where Dorrain was received as a master painter in March 1505.

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Olivia Ghosh
Olivia Ghosh Specialist

Lot Essay

Ce moine carmélite correspond à un portrait de donateur auparavant intégré dans un Massacre des Innocents, peint vers 1515 par Jean I Dorrain (actif entre le dernier quart du XVe siècle et 1531), artiste dijonnais longtemps connu sous le nom de maître de Commarin (fig. 1). Celui-ci constituait sans doute le volet droit d’un grand retable destiné à une communauté carmélite. Le catalogue de la vente à Cologne en 1968 (voir supra) suggère déjà que l’œuvre est un fragment, même si, à l’époque, le panneau était attribué au peintre génois Ludovico Brea (1450-1523) et que l’on ignorait le lien avec le Massacre.

Les tableaux de Jean Dorrain sont exceptionnellement rares. Frédéric Elsig est le premier à tenter une reconstruction de son œuvre dans son article de 2004 (voir F. Elsig, ‘Un peintre dijonnais de la Renaissance : le Maître de Commarin (Jean I Dorrain ?)’, Bibliothèque d’Humanisme et Renaissance, LXVI, 2004, pp. 285-295). C’est dans cette publication que le nom de maître de Commarin est proposé pour la première fois, en relation avec un ensemble de quatre panneaux de l’artiste conservé au château de Commarin. Ces tableaux, tout comme les panneaux du musée d’Art sacré de Dijon (inv. D 979.10.1.1-4), se caractérisent par des coups de pinceau rapides, une matière très fluide et une palette intense. Leur style est fortement influencé par des modèles germaniques, avec des déformations expressives des figures qui tendent vers le maniérisme.

Les figures à l’arrière-plan du Massacre des Innocents présentent ce même style marqué. Le moine, en revanche, se distingue par un modelé plus naturaliste. Ainsi, l’artiste distingue l’histoire biblique du portrait du donateur qui, l’on peut imaginer, habitait un monastère carmélite près de Dijon, où Dorrain est reçu maître peintre en mars 1505.

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