GUIDO RENI DIT LE GUIDE (BOLOGNE 1575-1642)
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GUIDO RENI DIT LE GUIDE (BOLOGNE 1575-1642)

Porcia

細節
GUIDO RENI DIT LE GUIDE (BOLOGNE 1575-1642)
Porcia
huile sur toile
101 x 76 cm (39 ¾ x 2915⁄16 in.)
來源
Vente anonyme, Bukowskis, Stockholm, 29 mai 2007, lot 436 (comme à la manière de Guido Reni).
更多詳情
GUIDO RENI (1575-1642), PORTIA, OIL ON CANVAS

Guido Reni (1575-1642) was celebrated during his lifetime for his graceful and classical style, characterized by refined colours, soft modelling, and a delicate emotional sensibility inspired by Raphael (1483-1520). Indeed, seventeenth-century accounts describe the painter as 'graceful,' 'divine,' and 'angelic'; the sculptor Gian Lorenzo Bernini (1598-1680) once remarked that an Annunciation painted by Reni for the Queen of France, Anne of Austria (1601-1666), was 'alone worth half of Paris.'

The subject of the present painting is Portia (died 42 BC), daughter of Cato the Younger (95-46 BC), and wife of Brutus, the most famous of Caesar’s assassins. According to Plutarch (c.50-c.120), Brutus revealed the conspiracy to murder Cesar to his wife, who is said to have been the only woman aware of the senators’ machinations. Brutus regarded Portia as his equal; Plutarch later reported that he said of her: 'if the weakness of her body does not allow her the same exploits as us, she will fight, through the firmness of her soul, no less generously than we for our country' (Plutarch, Marcus Brutus, 23.6). Most ancient historians report that she took her own life by swallowing burning coals after learning of Brutus’s death during the Second Battle of Philippi. It is this tragic moment of lost love, and her desire to follow her husband into death, which Reni chose to depict.

Another version of this composition is preserved in the Durazzo Pallavicini collection in Genoa (see S. Pepper, Guido Reni, The Complete Works, London, 1984, p. 260, no. 96). Portia’s porcelain-like flesh led Stephen Pepper to date it to the mid-1620s but, from photographs, the Genoese version appears more rigid than the work under consideration here. The existence of multiple versions of Reni’s compositions is very common and attests to the popularity that certain images enjoyed. We may cite, for example, four versions of Saint Sebastian, one of which is in the Prado in Madrid (fig. 1, inv. 211), and another in the Auckland Art Gallery (fig. 2, inv. M1882/2/3), as well as two versions of the large Suicide of Lucretia, one in the Neues Palais in Potsdam (inv. GK I 5388) and the other in the Galleria Spada in Rome.

In all these instances, Reni would have worked alongside his very considerable studio to keep up with the demand of his patrons, delegating significant portions of his paintings to members of his workshop. Many of these artists remain anonymous, as they were considered an extension of the master himself, though some were so talented that they later broke from Reni’s workshop to found their own, as was the case for Francesco Gessi (1588-1649). To quote Corentin Dury, in his recent catalogue on Reni’s workshop practice, ‘the involvement of assistants was a vital component of the Bolognese artist’s business model, and most of Guido’s finest paintings were executed using a collaborative method.’ (C. Dury, Dans l’atelier de Guido Reni, [exh. cat.], Milan, 2024, pp. 32-33.)

Dr Bastian Eclercy, whom we wish to thank for having confirmed the attribution of the painting, known to him firsthand, suggests a date of execution around 1625. This places it chronologically at the same moment as the Genoese version. From a stylistic point of view, he compares it to the Suicide of Cleopatra, preserved in the Neues Palais in Potsdam (fig. 3, inv. GK I 5054). It has also been said that Reni’s distinctive handling can be seen in the hands and the delicate pink contouring and modeling of Portia’s decolletage. However, others have commented that the bowl of burning coals, some of the flatter planes of the flesh tones and some of the drapery appear to have been done by a workshop hand.

榮譽呈獻

Olivia Ghosh
Olivia Ghosh Specialist

拍品專文

Guido Reni (1575-1642) fut célébré de son vivant pour son style gracieux et classique, caractérisé par des couleurs raffinées, un modelé doux et une sensibilité émotionnelle délicate inspirée de Raphaël (1483-1520). En effet, les témoignages du XVIIe siècle décrivent le peintre comme 'gracieux', 'divin' et 'angélique' ; le sculpteur Gian Lorenzo Bernini (1598-1680) remarqua un jour qu’une Annonciation peinte par Reni pour la reine de France, Anne d’Autriche (1601-1666), 'valait à elle seule la moitié de Paris'.

Le sujet du présent tableau est Porcia (morte en 42 av. J.-C.), fille de Caton d’Utique (95-46 av. J.-C.) et épouse de Brutus, le plus célèbre des assassins de César. Selon Plutarque (vers 50-vers 120), Brutus révéla à son épouse le complot visant à assassiner César, et elle aurait été la seule femme informée des machinations des sénateurs. Brutus considérait Porcia comme son égale ; Plutarque rapporte qu’il disait d’elle : 'si la faiblesse de son corps ne lui permet pas les mêmes exploits que nous, elle combattra, par la fermeté de son âme, non moins généreusement que nous pour notre patrie' (Plutarque, Marcus Brutus, 23.6). La plupart des historiens antiques rapportent qu’elle mit fin à ses jours en avalant des charbons ardents après avoir appris la mort de Brutus lors de la Seconde bataille de Philippes. C’est ce moment tragique d’amour perdu, et son désir de suivre son époux dans la mort, que Reni a choisi de représenter.

Une autre version de cette composition est conservée dans la collection Durazzo Pallavicini à Gênes (voir S. Pepper, Guido Reni, The Complete Works, Londres, 1984, p. 260, n° 96). La carnation porcelaine de Porcia a conduit Stephen Pepper à proposer une datation vers le milieu des années 1620, mais, d’après les photographies, la version génoise apparaît plus rigide que l’œuvre ici considérée. L’existence de multiples versions des compositions de Reni est très fréquente et témoigne de la popularité de certaines images. On peut citer, par exemple, quatre versions de Saint Sébastien, dont l’une est conservée au Prado à Madrid (fig. 1, inv. 211), et une autre à l'Auckland Art Gallery (fig. 2, inv. M1882/2/3), ainsi que deux versions du grand Suicide de Lucrèce, l’une au Neues Palais de Potsdam (inv. GK I 5388) et l’autre à la Galleria Spada à Rome.

Dans tous ces cas, Reni travaillait aux côtés de son important atelier afin de répondre à la demande de ses commanditaires, déléguant des parties significatives de ses tableaux aux membres de son atelier. Beaucoup de ces artistes restent anonymes, étant considérés comme une extension du maître lui-même, bien que certains, particulièrement talentueux, aient ensuite quitté l’atelier de Reni pour fonder le leur, comme ce fût le cas de Francesco Gessi (1588-1649). Pour citer Corentin Dury, dans son récent catalogue consacré à la pratique d’atelier de Reni : 'l’implication des assistants représentait une composante vitale du modèle économique de l’artiste bolonais, et la majeure partie des meilleurs tableaux de Guido furent exécutés selon une méthode collaborative' (C. Dury, Dans l’atelier de Guido Reni, [cat. exp.], Milan, 2024, pp. 32-33).

Dr. Bastian Eclercy, que nous tenons à remercier d’avoir confirmé l’attribution du tableau, qu’il connaît de visu, propose une datation autour de 1625. Cela situe l’œuvre chronologiquement au même moment que la version génoise. D’un point de vue stylistique, il la rapproche du Suicide de Cléopâtre, conservé au Neues Palais de Potsdam (fig. 3, inv. GK I 5054). Il a également été avancé que la touche caractéristique de Reni se reconnaît dans les mains ainsi que dans les délicats modelés rosés du décolleté de Porcia. Toutefois, d’autres ont observé que le bol de charbons ardents, certaines zones plus planes des carnations et certaines parties des drapés semblent avoir été exécutés par un assistant de l’atelier.

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