Lot Essay
Giovanni Francesco Castiglione (1641-1710) était le fils et l’élève de Giovanni Benedetto Castiglione, dit Il Grechetto (vers 1609-1663⁄1665). Francesco passa ses années de formation à voyager avec son père entre leur ville natale de Gênes, ainsi que Rome, Venise et les cours de Padoue et de Mantoue. En 1663, à peu près au moment de la mort de son père, Francesco reçut une commande du marquis Ottavio Gonzaga (1621-1663) pour décorer une pièce de sa villa à Portiolo, et, dans les années suivantes, il semble avoir été largement soutenu par les Gonzague, étant nommé peintre de cour du duc Ferdinando Carlo Gonzaga (1652-1708) en 1681.
Comme son père, Francesco se spécialisa dans des œuvres mêlant la tradition italienne de la peinture d’histoire aux scènes animalières de l’école nordique, illustrées par des artistes tels que Frans Snyders (1579-1657) et les Brueghel, alors largement collectionnés en Italie. La composition d’Orphée charmant les animaux, qui relègue le héros éponyme à l’arrière-plan et place ce magnifique léopard au centre, suit de près des modèles flamands comme l’Orphée de Roelandt Savery (1576-1639), actuellement conservé au Centraal Museum d’Utrecht (inv. 2309), ou le Paradis avec la Chute de l’homme de Jan Brueghel l’Ancien (1568-1625) de la Galleria Doria Pamphilj (Rome, inv. FC341).
Cette minimisation de l’histoire mythologique au profit des éléments animaliers reflète les courants humanistes des XVIe et XVIIe siècles qui ont contribué à ce que l’on appelle aujourd’hui la révolution scientifique, bien que ce terme soit discuté. Celle-ci voit naître un intérêt nouveau pour la catégorisation de l’environnement, guidée par un mélange d’observation empirique, de théologie naturelle (considérant la nature comme ‘le grand livre de Dieu’) et par le désir d’organiser la diversité croissante du monde. Cette époque marque le passage d’un savoir purement classique et textuel à la collecte active et matérielle de spécimens. Castiglione privilégie cette approche contemporaine dans son tableau : son sujet est plus zoologique que mythologique ; chaque animal est méticuleusement observé, tandis que le chant d’Orphée n’est qu’une mélodie distante.
L’un des rares dessins de Francesco Castiglione, actuellement conservé au Metropolitan Museum of Art à New York, représente un ensemble d’animaux incluant notre léopard en bas à droite (fig. 1, inv. 08.227.25). L’attribution à Castiglione est soutenue par Dr. Mary Newcome, qui a vu le tableau au moment de son passage en vente en 2001.
Comme son père, Francesco se spécialisa dans des œuvres mêlant la tradition italienne de la peinture d’histoire aux scènes animalières de l’école nordique, illustrées par des artistes tels que Frans Snyders (1579-1657) et les Brueghel, alors largement collectionnés en Italie. La composition d’Orphée charmant les animaux, qui relègue le héros éponyme à l’arrière-plan et place ce magnifique léopard au centre, suit de près des modèles flamands comme l’Orphée de Roelandt Savery (1576-1639), actuellement conservé au Centraal Museum d’Utrecht (inv. 2309), ou le Paradis avec la Chute de l’homme de Jan Brueghel l’Ancien (1568-1625) de la Galleria Doria Pamphilj (Rome, inv. FC341).
Cette minimisation de l’histoire mythologique au profit des éléments animaliers reflète les courants humanistes des XVIe et XVIIe siècles qui ont contribué à ce que l’on appelle aujourd’hui la révolution scientifique, bien que ce terme soit discuté. Celle-ci voit naître un intérêt nouveau pour la catégorisation de l’environnement, guidée par un mélange d’observation empirique, de théologie naturelle (considérant la nature comme ‘le grand livre de Dieu’) et par le désir d’organiser la diversité croissante du monde. Cette époque marque le passage d’un savoir purement classique et textuel à la collecte active et matérielle de spécimens. Castiglione privilégie cette approche contemporaine dans son tableau : son sujet est plus zoologique que mythologique ; chaque animal est méticuleusement observé, tandis que le chant d’Orphée n’est qu’une mélodie distante.
L’un des rares dessins de Francesco Castiglione, actuellement conservé au Metropolitan Museum of Art à New York, représente un ensemble d’animaux incluant notre léopard en bas à droite (fig. 1, inv. 08.227.25). L’attribution à Castiglione est soutenue par Dr. Mary Newcome, qui a vu le tableau au moment de son passage en vente en 2001.
.jpg?w=1)
.jpg?w=1)
.jpg?w=1)
.jpg?w=1)
