Lot Essay
Maurice‑Quentin de La Tour (1704-1788) occupe une place essentielle dans le développement du portrait au pastel au XVIIIe siècle. À une période où ce médium connaît un essor particulier en France, il en exploite pleinement les potentialités, tant dans le rendu des carnations que dans la précision des effets de matière. Presque exclusivement consacré au pastel, son œuvre se caractérise par une observation attentive des traits du visage et des matières. Très tôt, l’artiste se distingue par sa capacité à saisir la singularité psychologique de ses modèles, une qualité qui lui vaut une clientèle prestigieuse, issue des cercles aristocratiques et intellectuels de son temps.
Le présent pastel représente une dame de la haute société, figurée à mi‑corps dans une pose sobre et élégante. Le visage, traité avec finesse, se détache sur un fond aux tonalités froides et discrètes, faisant ressortir la pâleur du teint et la vivacité de son regard. La blancheur de la mantille de dentelle, épousant délicatement le contour du visage, contraste avec les tons sombres du manchon de fourrure et de la capeline bleu nuit.
Précédemment considéré comme un portrait de Madame de Staël (1766-1817), ce pastel a fait l’objet d’études récentes par Neil Jeffares, d’une part et Xavier Salmon de l’autre (voir bibliographie, supra). Ce dernier le présente comme le portrait d’une femme anonyme, exécuté vers 1738 et le rapproche d’une paire représentant un couple anonyme, conservé en collection particulière (X. Salmon, 2024, op. cit., p. 158, fig. 122). La technique et la facture sont très proches : le motif de la femme portant une mantille et un manchon se retrouve notamment dans le portrait de l’épouse, renforçant l’hypothèse d’une réalisation contemporaine à cette paire.
Ici, selon les termes de Xavier Salmon, ‘l'intelligence du regard, le réalisme du visage, le traitement du manchon, de la coiffe, de la manchette de dentelle et de la pélerine sont caractéristiques de la manière du maître' (ibid.).
D’autres portraits féminins de La Tour adoptent également ces accessoires de mode, comme le Portrait de Mademoiselle de La Boissière de La Fontaine‑Solare, conservé au musée du Louvre, exécuté durant la même période (inv. RF 55306 ; X. Salmon, 2024, op. cit., p. 147).
Le présent pastel représente une dame de la haute société, figurée à mi‑corps dans une pose sobre et élégante. Le visage, traité avec finesse, se détache sur un fond aux tonalités froides et discrètes, faisant ressortir la pâleur du teint et la vivacité de son regard. La blancheur de la mantille de dentelle, épousant délicatement le contour du visage, contraste avec les tons sombres du manchon de fourrure et de la capeline bleu nuit.
Précédemment considéré comme un portrait de Madame de Staël (1766-1817), ce pastel a fait l’objet d’études récentes par Neil Jeffares, d’une part et Xavier Salmon de l’autre (voir bibliographie, supra). Ce dernier le présente comme le portrait d’une femme anonyme, exécuté vers 1738 et le rapproche d’une paire représentant un couple anonyme, conservé en collection particulière (X. Salmon, 2024, op. cit., p. 158, fig. 122). La technique et la facture sont très proches : le motif de la femme portant une mantille et un manchon se retrouve notamment dans le portrait de l’épouse, renforçant l’hypothèse d’une réalisation contemporaine à cette paire.
Ici, selon les termes de Xavier Salmon, ‘l'intelligence du regard, le réalisme du visage, le traitement du manchon, de la coiffe, de la manchette de dentelle et de la pélerine sont caractéristiques de la manière du maître' (ibid.).
D’autres portraits féminins de La Tour adoptent également ces accessoires de mode, comme le Portrait de Mademoiselle de La Boissière de La Fontaine‑Solare, conservé au musée du Louvre, exécuté durant la même période (inv. RF 55306 ; X. Salmon, 2024, op. cit., p. 147).
.jpg?w=1)
.jpg?w=1)
.jpg?w=1)
