MAURICE-QUENTIN DE LA TOUR (SAINT-QUENTIN 1704-1788)
MAURICE-QUENTIN DE LA TOUR (SAINT-QUENTIN 1704-1788)
MAURICE-QUENTIN DE LA TOUR (SAINT-QUENTIN 1704-1788)
2 More
MAURICE-QUENTIN DE LA TOUR (SAINT-QUENTIN 1704-1788)

Portrait d'une femme au manchon et à la capeline bleue

Details
MAURICE-QUENTIN DE LA TOUR (SAINT-QUENTIN 1704-1788)
Portrait d'une femme au manchon et à la capeline bleue
pastel sur papier
62 x 48 cm (24 3⁄8 x 18 7⁄8 in.)
Provenance
Vente anonyme, Savoie Enchères, Chambéry, 17 mars 2013, lot 105 (comme Pierre Bernard, 'Portrait de madame de Staël').
Collection particulière, France.
Literature
N. Jeffares, Dictionary of Pastellists before 1800, Londres, 2006 [version en ligne], J.46.2986.
X. Salmon, Maurice Quentin de La Tour. L'Œil absolu, Paris, 2024, p. 158, reproduit fig. 122.
Further details
MAURICE QUENTIN DE LA TOUR (1704-1788), PORTRAIT OF A WOMAN WITH A MUFF AND A BLUE CAPE, PASTEL

Maurice Quentin de La Tour (1704-1788) occupies a pivotal position in the development of pastel portraiture in the eighteenth century. At a time when the medium was enjoying particular prominence in France, he deftly exploited its full, both in the rendering of flesh tones and in the precise depiction of textures. Devoted almost exclusively to pastel, his œuvre is distinguished by a keen observation of facial features and materials. From an early stage, the artist set himself apart through his ability to capture the psychological individuality of his sitters, a quality that secured him a prestigious clientele drawn from the aristocratic and intellectual circles of his day.

The present pastel depicts member of the French high society, shown half-length in a restrained yet elegant pose. Her face, delicately rendered, is set against a simple, cool-toned background, which highlights the pallor of her complexion and the liveliness of her gaze. The white of the lace mantilla, gently framing the contours of her face, contrasts with the darker tones of the fur muff and deep blue cape.

Previously considered as a portrait of Madame de Staël (1766-1817), this pastel has been the subject of recent studies by Neil Jeffares and Xavier Salmon (see Literature, supra). The latter identifies it as the portrait of an anonymous woman, executed circa 1738, and relates it to a pair depicting an unidentified couple, in a private collection (X. Salmon, 2024, op. cit., p. 158, fig. 122). The technique and handling are closely comparable: the motif of a woman wearing a mantilla and muff reappears in the portrait of the wife, reinforcing the hypothesis that they all date to the same period. In reference to the present work, Salmon states that, 'the intelligence of the gaze, the realism of the face, and the treatment of the muff, the headdress, the lace cuff and the pelerine are characteristic of the master’s manner' (ibid.). Other female portraits by La Tour likewise feature these fashionable accessories, such as the Portrait of Mademoiselle de La Boissière de La Fontaine Solare, executed around the same period and now in the Musée du Louvre (inv. RF 55306; X. Salmon, 2024, op. cit., p. 147).

Brought to you by

Olivia Ghosh
Olivia Ghosh Specialist

Lot Essay

Maurice‑Quentin de La Tour (1704-1788) occupe une place essentielle dans le développement du portrait au pastel au XVIIIe siècle. À une période où ce médium connaît un essor particulier en France, il en exploite pleinement les potentialités, tant dans le rendu des carnations que dans la précision des effets de matière. Presque exclusivement consacré au pastel, son œuvre se caractérise par une observation attentive des traits du visage et des matières. Très tôt, l’artiste se distingue par sa capacité à saisir la singularité psychologique de ses modèles, une qualité qui lui vaut une clientèle prestigieuse, issue des cercles aristocratiques et intellectuels de son temps.
Le présent pastel représente une dame de la haute société, figurée à mi‑corps dans une pose sobre et élégante. Le visage, traité avec finesse, se détache sur un fond aux tonalités froides et discrètes, faisant ressortir la pâleur du teint et la vivacité de son regard. La blancheur de la mantille de dentelle, épousant délicatement le contour du visage, contraste avec les tons sombres du manchon de fourrure et de la capeline bleu nuit.
Précédemment considéré comme un portrait de Madame de Staël (1766-1817), ce pastel a fait l’objet d’études récentes par Neil Jeffares, d’une part et Xavier Salmon de l’autre (voir bibliographie, supra). Ce dernier le présente comme le portrait d’une femme anonyme, exécuté vers 1738 et le rapproche d’une paire représentant un couple anonyme, conservé en collection particulière (X. Salmon, 2024, op. cit., p. 158, fig. 122). La technique et la facture sont très proches : le motif de la femme portant une mantille et un manchon se retrouve notamment dans le portrait de l’épouse, renforçant l’hypothèse d’une réalisation contemporaine à cette paire.
Ici, selon les termes de Xavier Salmon, ‘l'intelligence du regard, le réalisme du visage, le traitement du manchon, de la coiffe, de la manchette de dentelle et de la pélerine sont caractéristiques de la manière du maître' (ibid.).
D’autres portraits féminins de La Tour adoptent également ces accessoires de mode, comme le Portrait de Mademoiselle de La Boissière de La FontaineSolare, conservé au musée du Louvre, exécuté durant la même période (inv. RF 55306 ; X. Salmon, 2024, op. cit., p. 147).

More from Maîtres Anciens : Peintures - Sculptures

View All
View All