Lot Essay
« […] Le vieux Paris n’est plus (la forme d’une ville / Change plus vite, hélas ! que le cœur d’un mortel) » – Charles Baudelaire, « Le Cygne », Les Fleurs du Mal, 1861
Nommé « Photographe de la Ville de Paris » en 1862, Charles Marville se voit confier la mission de documenter le vaste programme de démolition et de reconstruction orchestré par le baron Haussmann sous Napoléon III.
Alors que le visage de la capitale change à marche forcée, artistes et écrivains voient disparaître les décors familiers qui nourrissaient leurs œuvres et expriment leur nostalgie face à l’effacement du vieux Paris. C’est dans ce contexte que Marville s’attache à saisir la poésie, le pittoresque et le caractère singulier des quartiers voués à disparaître.
Cette vue constitue un témoignage exceptionnel de l’état de la rue Gervais-Laurent au milieu du XIXe siècle, située sur l’île de la Cité et sacrifiée en 1866 au profit du réaménagement du marché aux fleurs. Le cadrage en format portrait choisi par l’artiste accentue l’étroitesse de cette voie vouée à disparaître, en soulignant le contraste avec les vastes perspectives et les espaces ouverts prônés par le baron Haussmann.
“[…] Old Paris is no more (the form of a city / Changes more quickly, alas! than the human heart)” – Charles Baudelaire, “The Swan”, The Flowers of Evil, 1861
Appointed “Photographer of the City of Paris” in 1862, Charles Marville was entrusted with documenting the vast program of demolition and reconstruction directed by Baron Haussmann under Napoleon III.
As the face of the capital changed at a rapid pace, artists and writers watched the familiar settings that had nourished their work disappear and expressed their nostalgia for the erasure of old Paris. It was within this context that Marville sought to capture the poetry, picturesque character, and distinctive qualities of neighborhoods destined to vanish.
This view constitutes an exceptional record of the state of rue Gervais-Laurent in the mid-nineteenth century. Located on the Île de la Cité, the street was sacrificed in 1866 as part of the redevelopment of the flower market. The portrait-format composition chosen by the artist accentuates the narrowness of this street fated to disappear, emphasizing the contrast with the broad vistas and open spaces championed by Baron Haussmann.
Nommé « Photographe de la Ville de Paris » en 1862, Charles Marville se voit confier la mission de documenter le vaste programme de démolition et de reconstruction orchestré par le baron Haussmann sous Napoléon III.
Alors que le visage de la capitale change à marche forcée, artistes et écrivains voient disparaître les décors familiers qui nourrissaient leurs œuvres et expriment leur nostalgie face à l’effacement du vieux Paris. C’est dans ce contexte que Marville s’attache à saisir la poésie, le pittoresque et le caractère singulier des quartiers voués à disparaître.
Cette vue constitue un témoignage exceptionnel de l’état de la rue Gervais-Laurent au milieu du XIXe siècle, située sur l’île de la Cité et sacrifiée en 1866 au profit du réaménagement du marché aux fleurs. Le cadrage en format portrait choisi par l’artiste accentue l’étroitesse de cette voie vouée à disparaître, en soulignant le contraste avec les vastes perspectives et les espaces ouverts prônés par le baron Haussmann.
“[…] Old Paris is no more (the form of a city / Changes more quickly, alas! than the human heart)” – Charles Baudelaire, “The Swan”, The Flowers of Evil, 1861
Appointed “Photographer of the City of Paris” in 1862, Charles Marville was entrusted with documenting the vast program of demolition and reconstruction directed by Baron Haussmann under Napoleon III.
As the face of the capital changed at a rapid pace, artists and writers watched the familiar settings that had nourished their work disappear and expressed their nostalgia for the erasure of old Paris. It was within this context that Marville sought to capture the poetry, picturesque character, and distinctive qualities of neighborhoods destined to vanish.
This view constitutes an exceptional record of the state of rue Gervais-Laurent in the mid-nineteenth century. Located on the Île de la Cité, the street was sacrificed in 1866 as part of the redevelopment of the flower market. The portrait-format composition chosen by the artist accentuates the narrowness of this street fated to disappear, emphasizing the contrast with the broad vistas and open spaces championed by Baron Haussmann.
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