Lot Essay
Cet énigmatique tableau représente un épisode du livre de la Genèse (37, 1-11). Joseph provoque la colère et la jalousie de ses onze frères en leur racontant deux rêves prémonitoires. Dans le premier, les frères se trouvent dans les champs, en train de lier des gerbes. La gerbe de Joseph se lève et se tient debout, tandis que les gerbes de ses frères se prosternent autour d’elle. Dans le second, le soleil (qui symbolise son père, Jacob), la lune (sa mère, Rachel) et onze étoiles (ses frères) se prosternent devant Joseph. La jalousie fraternelle pousse alors les frères à décider de vendre Joseph comme esclave, espérant ainsi se débarrasser de lui. L’artiste de notre tableau inclut les gerbes du premier rêve sur la colline à gauche de la composition, tandis que les astres occupent une position plus évidente au milieu des nuages.
Il est probable que l’artiste inconnu à qui l’on doit ce tableau soit également l’auteur de la Lapidation de saint Étienne, actuellement conservée au château d’Écouen (inv. EC.1850, fig. 1). Cette œuvre, donnée à l’entourage de Jean Cousin le Père (1490-1560), reprend, dans sa partie inférieure, une gravure de Marc-Antoine Raimondi (v. 1480-v. 1534) d’après un dessin de Raphaël (1483-1520) sur le même sujet. Cécile Scailliérez rapproche ce tableau de trois autres œuvres, dont une Déploration du Christ (Mayence, Landesmuseum, inv. NR 510) et une Pentecôte, attribuée à Jean Cousin et autrefois chez Galleria Caretto à Turin (voir Cousin, Jean I, entourage de, La Lapidation de saint Étienne, https://agorha.inha.fr/ark:/54721/23ff07fb-da16-457d-9a76-4736050e0d0a).
Tout comme le tableau du château d’Écouen, la présente composition est fortement influencée par les gravures de Raimondi. L’emprunt le plus frappant de l’œuvre du graveur italien se retrouve dans les deux figures assises au premier plan, qui encadrent la scène à droite et à gauche. Celles-ci reprennent, avec de légères différences, les figures de Pâris et du dieu-fleuve dans la gravure de Raimondi d’après le Jugement de Pâris de Raphaël (fig. 2).
Il est probable que l’artiste inconnu à qui l’on doit ce tableau soit également l’auteur de la Lapidation de saint Étienne, actuellement conservée au château d’Écouen (inv. EC.1850, fig. 1). Cette œuvre, donnée à l’entourage de Jean Cousin le Père (1490-1560), reprend, dans sa partie inférieure, une gravure de Marc-Antoine Raimondi (v. 1480-v. 1534) d’après un dessin de Raphaël (1483-1520) sur le même sujet. Cécile Scailliérez rapproche ce tableau de trois autres œuvres, dont une Déploration du Christ (Mayence, Landesmuseum, inv. NR 510) et une Pentecôte, attribuée à Jean Cousin et autrefois chez Galleria Caretto à Turin (voir Cousin, Jean I, entourage de, La Lapidation de saint Étienne, https://agorha.inha.fr/ark:/54721/23ff07fb-da16-457d-9a76-4736050e0d0a).
Tout comme le tableau du château d’Écouen, la présente composition est fortement influencée par les gravures de Raimondi. L’emprunt le plus frappant de l’œuvre du graveur italien se retrouve dans les deux figures assises au premier plan, qui encadrent la scène à droite et à gauche. Celles-ci reprennent, avec de légères différences, les figures de Pâris et du dieu-fleuve dans la gravure de Raimondi d’après le Jugement de Pâris de Raphaël (fig. 2).
.jpg?w=1)
.jpg?w=1)
.jpg?w=1)
.jpg?w=1)
