ECOLE DE FONTAINEBLEAU, VERS 1600
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ECOLE DE FONTAINEBLEAU, VERS 1600

Jeunes femmes au bain

細節
ECOLE DE FONTAINEBLEAU, VERS 1600
Jeunes femmes au bain
huile sur panneau
75 x 106 cm (29 ½ x 41 ¾ in.)
來源
Vente anonyme, Ferri & Associés, hôtel Drouot, Paris, 4 décembre 2013, lot 52 ;
Acquis au cours de cette dernière par l'actuel propriétaire.
更多詳情
SCHOOL OF FONTAINEBLEAU C.1600, YOUNG WOMEN BATHING, OIL ON PANEL

The theme of the bath is inherent to the paintings of the School of Fontainebleau. It is notably linked to an intimacy staged by the numerous paintings of women bathing with a sexual and political subtext, such as the portraits of the mistresses of the kings of France, half-immersed in large bathtubs (France, 16th century, Gabrielle d'Estrées and One of Her Sisters, Paris, musée du Louvre). Water, a symbol of fertility, is also associated in the Renaissance with the preservation of fecundity and thus of youth. Water goddesses, such as Thetis, give birth to nymphs, vigorous young women charged with the protection of certain divinities and the education of heroes. Our composition stands at the crossroads of these themes, blending contemporary elements with antique-inspired depictions of nymphs bathing. The painter introduces the thermal faience tiles used in the 16th century to heat the room, and windows of blown glass known as "boudines", which were entirely modern for the period. The bathers, however, are inspired by antique depictions of the Venus pudica, or bathing women in poses derived from sculpture.

The overall composition of our painting derives from a drawing held in the Musée du Louvre, formerly attributed to Primaticcio (1504-1570), having previously been given to Rottenhammer (1564-1625) by Dezallier d'Argenville (1680-1765). Today classified as School of Fontainebleau by the Musée du Louvre, a recent hypothesis suggests that it may be the work of an artist from the Prague School (see M. Bimbenet-Privat, Le bain et le miroir, Écouen, 2009, p. 274). These alternating attributions are a reminder of the great diversity of artists attracted to the court of Fontainebleau, drawn from across Europe to give rise to this singular Mannerist style that became a lasting source of inspiration across the entire continent. A copper by Jan Brueghel the Elder (1568-1625) and van Balen (1575-1632) takes up, for example, the central figures of our composition in a landscape (see anonymous sale, New York, Sotheby's, 22 January 2004, lot 29), and more recently, a panel attributed to the workshop of Jacob de Backer (1555-1585) sold in Austria reproduces the female figures of our composition in a landscape enriched with still life elements in a more Bruegelian vein (anonymous sale, Dorotheum, Vienna, 3 May 2023, lot 20).

榮譽呈獻

Olivia Ghosh
Olivia Ghosh Head of Department - Paris

拍品專文

Le thème des bains est inhérent aux peintures de l’Ecole de Fontainebleau. Il est notamment lié à une intimité mise en scène par les nombreuses peintures de femmes au bain au sous-texte sexuel et politique comme les portraits des maîtresses de rois de France, à demi plongées dans de larges baignoires (France, XVIe siècle, Gabrielle d'Estrées et une de ses sœurs, Paris, musée du Louvre). L’eau, symbole de fécondité, est également associée à la Renaissance à une préservation de la fertilité et ainsi de la jeunesse. Les déesses d’eau, comme Thétys, engendrent les nymphes, jeunes femmes vigoureuses chargées de la protection de certaines divinités et de l’éducation des héros. Notre composition se situe à la croisée de ces thématiques en mêlant des éléments contemporains aux représentations antiquisantes de nymphes au bain. Le peintre glisse les faïences thermiques utilisées au XVIe siècle pour chauffer une pièce de bain, ornée de fenêtres aux verres soufflés dits « à boudines » et parfaitement modernes pour l’époque. Les baigneuses, elles, s’inspirent des représentations antiques de Vénus pudiques ou femmes au bain aux poses inspirées de la statuaire.

La composition globale de notre peinture dérive, elle, d’un dessin conservé au musée du Louvre, autrefois donné au Primatice (1504-1570) , après avoir été donné à Rottenhammer (1564-1625) par Dezallier d’Argenville (1680-1765). Aujourd’hui classé comme Ecole de Fontainebleau par le musée du Louvre, une récente hypothèse suggère qu’il puisse être l’œuvre d’un artiste de l’Ecole pragoise (voir M. Bimbenet-Privat, Le bain et le miroir, Ecouen, 2009, p. 274). Ces alternances d’attribution rappellent la grande diversité des artistes attirés par la cour de Fontainebleau et provenant de toute l’Europe pour donner ce style maniériste si singulier et source d’inspiration pérenne sur l’ensemble du continent. Un cuivre de Jan Brueghel l'Ancien (1568-1625) et van Balen (1575-1632) reprend par exemple les figures centrales de notre composition dans un paysage (voir vente anonyme, New York, Sotheby’s, 22 janvier 2004, lot 29) et plus récemment, un panneau attribué à l’atelier de Jacob de Backer (1555-1585) passé en vente en Autriche reprend les figures féminines de notre composition dans un paysage agrémenté d’éléments de nature morte dans une veine plus brueghelienne (vente anonyme, Dorotheum, Vienne, 3 mai 2023,lot 20).

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