拍品專文
La broderie perlée de la robe portée par le modèle dans ce tableau l’identifie comme Hérodiade, qui épouse en secondes noces Hérode Antipas (à ne pas confondre avec Hérode le Grand, qui ordonne le massacre des Innocents). Pour que cette union puisse avoir lieu, elle répudie son premier époux, Philippe, frère d’Hérode. Les conditions de ce mariage provoquent un scandale parmi les Judéens ; saint Jean-Baptiste dénonce publiquement cette union, ce qui nuit au statut sociopolitique d’Hérodiade.
Selon les Évangiles de Marc et de Matthieu, Hérodiade ne pardonne pas à Jean ses critiques à son égard. Elle veut le faire tuer, mais Hérode le protège, le tenant pour un homme juste. Lors d’une fête donnée pour l’anniversaire d’Hérode, la fille d’Hérodiade, née de son premier mariage, danse pour son beau-père, qui, enchanté par sa danse, lui dit : « Demande-moi ce que tu voudras… Ce que tu me demanderas, je te le donnerai, fût-ce la moitié de mon royaume. » Pour plaire à Hérodiade, sa fille demande la tête de saint Jean. Bien que la tradition retienne le nom de Salomé, les Évangiles ne nomment jamais la fille d’Hérodiade, et c’est toujours la mère qui est présentée comme la véritable instigatrice de la mise à mort de saint Jean.
Le motif de la tête du Baptiste, représentée en raccourci prononcé, est emprunté à l’œuvre de Lucas Cranach l’Ancien (1472-1553), qui réutilise la même tête à plusieurs reprises, tant dans ses tableaux consacrés à Hérodiade ou à Salomé que dans ceux représentant Judith avec la tête d’Holopherne. La figure d’Hérodiade est une invention d’Heusler (actif vers 1525-1557), à qui Ludwig Meyer a attribué notre tableau lors de son dernier passage en vente. Une autre version, également donnée à Heusler, a été vendue chez Carlyle, Beverly Hills, le 28 décembre 2017, lot 17.
Selon les Évangiles de Marc et de Matthieu, Hérodiade ne pardonne pas à Jean ses critiques à son égard. Elle veut le faire tuer, mais Hérode le protège, le tenant pour un homme juste. Lors d’une fête donnée pour l’anniversaire d’Hérode, la fille d’Hérodiade, née de son premier mariage, danse pour son beau-père, qui, enchanté par sa danse, lui dit : « Demande-moi ce que tu voudras… Ce que tu me demanderas, je te le donnerai, fût-ce la moitié de mon royaume. » Pour plaire à Hérodiade, sa fille demande la tête de saint Jean. Bien que la tradition retienne le nom de Salomé, les Évangiles ne nomment jamais la fille d’Hérodiade, et c’est toujours la mère qui est présentée comme la véritable instigatrice de la mise à mort de saint Jean.
Le motif de la tête du Baptiste, représentée en raccourci prononcé, est emprunté à l’œuvre de Lucas Cranach l’Ancien (1472-1553), qui réutilise la même tête à plusieurs reprises, tant dans ses tableaux consacrés à Hérodiade ou à Salomé que dans ceux représentant Judith avec la tête d’Holopherne. La figure d’Hérodiade est une invention d’Heusler (actif vers 1525-1557), à qui Ludwig Meyer a attribué notre tableau lors de son dernier passage en vente. Une autre version, également donnée à Heusler, a été vendue chez Carlyle, Beverly Hills, le 28 décembre 2017, lot 17.
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