Lot Essay
Parmi les fêtes galantes inspirées de l'oeuvre d'Antoine Watteau (1684-1721), L'Escarpolette est un sujet qui sera traité par de nombreux artistes contemporains de Pater (1695-1736) comme Nicolas Lancret (1690-1743) et Jacques de Lajoue (1686-1761). Pater, émule le plus célèbre de Watteau, réalisa plusieurs versions avec variantes du présent tableau qui sont mentionnées dans l'ouvrage de Florence Ingersoll-Smouse, Pater, Paris, 1921, pp. 59-61.
Notre tableau est une réplique de l’œuvre provenant de la collection du baron Ferdinand de Rothschild (1839-1898), à Waddesdon Manor, vendue chez Christie’s à Paris le 26 juin 2002, lot 50. L’ancienne œuvre Rothschild n’était pas connue d’Ingersoll-Smouse et n’apparut dans le domaine public qu’en 1939. Les deux versions de notre composition présentent des similitudes avec celle conservée au musée de Francfort (voir F. Ingersoll-Smouse, Pater, Paris, 1928, fig. 149), tout en comportant quelques légères différences. Dans notre tableau, Pater ajoute un personnage au groupe représenté à droite, modifie l’attitude du personnage isolé à gauche et ajoute une petite fille.
Le présent tableau se décompose en plusieurs petits groupes: sur la droite, l'escarpolette fait référence à l'inconstance féminine, tandis qu'un joueur de guitare vu de dos, pince quelques airs du temps; des femmes au centre semblent occupées à converser sous le regard presque vivant d'une fontaine tandis qu'un homme les regarde, accoudé à la balustrade de l'escalier tout en semblant s'amuser de la candeur de cette insouciante réunion. Ce personnage isolé, placé en observateur, fait allusion au tableau de Watteau, La Récréation Italienne conservé au château de Charlottenbourg (inv. GK I 5599).
Notre tableau est une réplique de l’œuvre provenant de la collection du baron Ferdinand de Rothschild (1839-1898), à Waddesdon Manor, vendue chez Christie’s à Paris le 26 juin 2002, lot 50. L’ancienne œuvre Rothschild n’était pas connue d’Ingersoll-Smouse et n’apparut dans le domaine public qu’en 1939. Les deux versions de notre composition présentent des similitudes avec celle conservée au musée de Francfort (voir F. Ingersoll-Smouse, Pater, Paris, 1928, fig. 149), tout en comportant quelques légères différences. Dans notre tableau, Pater ajoute un personnage au groupe représenté à droite, modifie l’attitude du personnage isolé à gauche et ajoute une petite fille.
Le présent tableau se décompose en plusieurs petits groupes: sur la droite, l'escarpolette fait référence à l'inconstance féminine, tandis qu'un joueur de guitare vu de dos, pince quelques airs du temps; des femmes au centre semblent occupées à converser sous le regard presque vivant d'une fontaine tandis qu'un homme les regarde, accoudé à la balustrade de l'escalier tout en semblant s'amuser de la candeur de cette insouciante réunion. Ce personnage isolé, placé en observateur, fait allusion au tableau de Watteau, La Récréation Italienne conservé au château de Charlottenbourg (inv. GK I 5599).
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