Lot Essay
Ce buste en porphyre renvoie directement aux productions de la fin de l’Empire romain et de la tétrarchie. Certains détails, dont le traitement des cheveux laissés mats et non polis contrairement aux chairs du visage, certaines proportions dont la large mâchoire et surtout les grands yeux ourlés à pupilles incisées, sont autant de traits physiques parfois qualifiés de "simplifiés" par les historiens qui sont ici présents.
Matériau à la riche connotation symbolique, outil de propagande depuis des millénaires, le porphyre constitue un moyen de véhiculer une continuité sans véritablement individualiser la personne représentée qui pourrait être un jeune empereur ou un membre d’une famille importante. Comme le note Philippe Malgouyres dans son catalogue d’exposition, ce matériau « fut aussi utilisé par les empereurs du Ve et VIe siècle ». La tête dite Carmagnola sur la façade de la basilique Saint-Marc de Venise dont la datation et l’identité restent encore aujourd’hui débattues par les historiens en est un exemple (P. Malgouyres, 2003, p. 38). La tête d’empereur en marbre datée de la fin du IVe siècle pourrait également être mentionnée pour ses traits rapprochés par certains à Théodose Ier et son entourage, témoignant de l’évolution du portrait romain tardif vers des formes plus abstraites (Staatliche Museen, Berlin, inv. 1772 ; voir cat. expo. Spätantike und frühes Christentum, 1983).
L’Italie et plus particulièrement des ateliers romains, reprirent la production de bustes en porphyre à partir du XVIe siècle dans un esprit romanisant. À cet effet, citons plusieurs exemples dont les bustes datés du XVIIe siècle de la collection Orsini aujourd’hui conservés au sein de la collection Gilbert au Victoria and Albert Museum de Londres (buste de Faustine la Jeune, inv. TU84 ; buste de femme au diadème, inv. TU83, voir A. M. Massinelli, 2000). La seconde moitié du XVIIe et le XVIIIe siècle voient quant à eux une production de bustes dont des séries des Douze empereurs sculptées dans un esprit baroque ou louisquatorzien qui s’éloignent des caractéristiques physiques ci-dessus décrites propres à la fin de l’Empire romain.
Matériau à la riche connotation symbolique, outil de propagande depuis des millénaires, le porphyre constitue un moyen de véhiculer une continuité sans véritablement individualiser la personne représentée qui pourrait être un jeune empereur ou un membre d’une famille importante. Comme le note Philippe Malgouyres dans son catalogue d’exposition, ce matériau « fut aussi utilisé par les empereurs du Ve et VIe siècle ». La tête dite Carmagnola sur la façade de la basilique Saint-Marc de Venise dont la datation et l’identité restent encore aujourd’hui débattues par les historiens en est un exemple (P. Malgouyres, 2003, p. 38). La tête d’empereur en marbre datée de la fin du IVe siècle pourrait également être mentionnée pour ses traits rapprochés par certains à Théodose Ier et son entourage, témoignant de l’évolution du portrait romain tardif vers des formes plus abstraites (Staatliche Museen, Berlin, inv. 1772 ; voir cat. expo. Spätantike und frühes Christentum, 1983).
L’Italie et plus particulièrement des ateliers romains, reprirent la production de bustes en porphyre à partir du XVIe siècle dans un esprit romanisant. À cet effet, citons plusieurs exemples dont les bustes datés du XVIIe siècle de la collection Orsini aujourd’hui conservés au sein de la collection Gilbert au Victoria and Albert Museum de Londres (buste de Faustine la Jeune, inv. TU84 ; buste de femme au diadème, inv. TU83, voir A. M. Massinelli, 2000). La seconde moitié du XVIIe et le XVIIIe siècle voient quant à eux une production de bustes dont des séries des Douze empereurs sculptées dans un esprit baroque ou louisquatorzien qui s’éloignent des caractéristiques physiques ci-dessus décrites propres à la fin de l’Empire romain.
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