Lot Essay
En 1928, le gouvernement soviétique organisa à travers la galerie Lepke à Berlin, la dispersion d'une partie des anciennes collections impériales. Cette pendule fit partie de la vente du 6 novembre qui comprenait des tableaux, meubles ou des objets d'art provenant du Palais de l'Ermitage, du Palais Michel et du Palais de Gatchina, tous trois anciennes demeures impériales.
Cette pendule provient certainement des achats effectués à Paris par le futur Paul Ier et son épouse la grande duchesse Maria Féodorovna. En 1782, ces derniers séjournèrent en France sous les noms de comte et comtesse du Nord. Ils visitèrent les manufactures royales mais s'arrêtèrent aussi chez le marchand Dominique Daguerre. Madame d'Oberkirch en témoigne dans ses mémoires. Dans cette boutique, ils achetèrent un bureau de Carlin couvert de plaques de porcelaine conservé au J.Paul Getty Museum (A.N.83.DA.385) mais aussi de nombreuses pendules dont une est conservée au Rijksmuseum d'Amsterdam.
L'hypothèse d'un achat chez Daguerre est confirmée par l'achat par Lord Palmerstone en 1791 chez ce marchand d'une pendule du même modèle avec un mouvement de Lépine (Broadlands-Romsey Hampshire).
Edme-Philibert Guydamour (1752-1798) fut reu maître en 1784. Il habita rue Saint-Denis de 1788 à sa mort. Il utilisa des caisses des bronziers Osmond et Rémond.
Une pendule au cadran signé du même horloger mais avec la base en bronze doré est conservée dans la collection Frick à New York (inv 19615).
Un exemple très proche avec un cadran signé de l'émailleur Dubuisson et de l'horloger De Belle fut vendu par Christie's New York, le 1 novembre 1990, lot 78.
Cette pendule provient certainement des achats effectués à Paris par le futur Paul Ier et son épouse la grande duchesse Maria Féodorovna. En 1782, ces derniers séjournèrent en France sous les noms de comte et comtesse du Nord. Ils visitèrent les manufactures royales mais s'arrêtèrent aussi chez le marchand Dominique Daguerre. Madame d'Oberkirch en témoigne dans ses mémoires. Dans cette boutique, ils achetèrent un bureau de Carlin couvert de plaques de porcelaine conservé au J.Paul Getty Museum (A.N.83.DA.385) mais aussi de nombreuses pendules dont une est conservée au Rijksmuseum d'Amsterdam.
L'hypothèse d'un achat chez Daguerre est confirmée par l'achat par Lord Palmerstone en 1791 chez ce marchand d'une pendule du même modèle avec un mouvement de Lépine (Broadlands-Romsey Hampshire).
Edme-Philibert Guydamour (1752-1798) fut reu maître en 1784. Il habita rue Saint-Denis de 1788 à sa mort. Il utilisa des caisses des bronziers Osmond et Rémond.
Une pendule au cadran signé du même horloger mais avec la base en bronze doré est conservée dans la collection Frick à New York (inv 19615).
Un exemple très proche avec un cadran signé de l'émailleur Dubuisson et de l'horloger De Belle fut vendu par Christie's New York, le 1 novembre 1990, lot 78.