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Alexander Calder (1898-1976)
Artist's Resale Right ("droit de Suite"). If the … Read more Provenant de la Collection « De Caillebotte à Calder – Itinéraire d’une Passion »
Alexander Calder (1898-1976)

Sans titre

Details
Alexander Calder (1898-1976)
Sans titre
signé et daté 'Calder 65' (en bas à droite)
gouache et encre sur papier
104.8 x 75 cm.
Réalisé en 1965.

signed and dated 'Calder 65' (lower right)
gouache and ink on paper
41 ¼ x 29 ½ in.
Executed in 1965.
Provenance
L'artiste
M. Knoedler & Co., New York (acquis en 1978)
Hanson Galleries, San Francisco (acquis en 1980)
Collection privée, Etats-Unis
Hollis Taggart Gallery, New York (acquis en 2006)
Samuel Vanhoegaerden Gallery, Knokke-Heist
Collection privée, Bruxelles
Acquis auprès de celle-ci par le propriétaire actuel
Special notice

Artist's Resale Right ("droit de Suite"). If the Artist's Resale Right Regulations 2006 apply to this lot, the buyer also agrees to pay us an amount equal to the resale royalty provided for in those Regulations, and we undertake to the buyer to pay such amount to the artist's collection agent.
This item will be transferred to an offsite warehouse after the sale. Please refer to department for information about storage charges and collection details.
Post lot text
Cette œuvre est enregistrée dans les Archives de la Fondation Calder, New York, sous le No. A22569.

Brought to you by

Josephine Wanecq
Josephine Wanecq Associate Specialist - Head of Day Sales

Lot Essay

« […] Je ne dirais pas que l’un a influencé l’autre, puisque Miró faisait ce qu’il voulait, et ils s’appréciaient tellement tous les deux. Ils étaient des âmes-soeurs. ».
“( … ) I wouldn’t say that one influenced the other, since Miró did what he wanted to do, and they appreciated one another because they were soul mates”.
Sean Sweeney

« Toute ma théorie sur l'art se résume à la disparité qui existe entre la forme, les masses et le mouvement. »
“My whole theory about art is the disparity that exists between form, masses, and movement.”
(Alexander Calder cité dans Katharine Kuh, The Artist's Voice: Talks with Seventeen Artists, New York, Harper & Row, 1962, p. 39).

Alexander Calder repousse les limites des formes artistiques et sculpturales en incorporant son intérêt pour le mouvement et la mécanique dans des formes d'art révolutionnaires. Fils d'Alexander Sterling Calder et petit-fils d'Alexander Milne Calder, tous deux sculpteurs, Calder a été initié à l'art dès son plus jeune âge, même s'il n'a envisagé de devenir un artiste professionnel que plus tard dans sa vie. Au cours de sa formation en ingénierie, Calder s’interesse aux machines et au mouvement, influences visibles dans la construction de son œuvre tout au long de sa vie. Il s’installe a Paris en 1926 pour poursuivre des etudes en art et se lie d’amitié avec les artistes de l’avant-garde tels que Joan Miró, Marcel Duchamp, and Piet Mondrian. Dans les années 1920, Calder commence à expérimenter la sculpture : il plie et tord le métal afin de le dessiner dans l’espace tridimentsionnel. Au cours de sa carrière, parallèlement à ses sculptures de mobiles et stabiles, il produit également des peintures, des œuvres sur papier, des objets domestiques et des bijoux. Dans les années 1960, une fois qu’il a atteint sa renommée en tant que sculpteur, Calder revient à la peinture à la gouache, un médium plus intime et moins physique. 

Créée en 1965, Sans titre illustre à merveille la technique de la gouache et de l’encre sur papier propre à Calder. Solubles dans l’eau, la gouache et l’encre se manipulent comme l’aquarelle pour l’artiste, lui permettant de peindre rapidement. Le mouvement reste donc au coeur de son œuvre, qu’il retranscrit aussi bien dans le vocabulaire tridimensionnel des sculptures que sur la surface bidimensionnelle du papier. Adaptant certains aspects de ses sculptures relatifs à leur angularité et à leur cinétisme, la gouache présente une synthèse de ces formes géométriques avec des sujets plus terrestres et figuratifs. Les tourbillons en spirale de ses premières sculptures en fil de fer cotoient des points rappelant les levers de soleil ardents de son voyage au Guatemala. Se délectant de la nature et évoquant le subconscient, Calder célèbre les formes essentielles mais énigmatiques dans un éventail de rouge, de jaune et de bleu. Ainsi, comme sa sculpture, la gouache fait allusion à la palette lumineuse des couleurs primaires de Mondrian et à la nature fantaisiste du travail de Miró, deux artistes que Calder admirait beaucoup. Œuvre remarquable à l'apogée de la carrière artistique de Calder, Sans titre offre une fenêtre sur les influences d’artistes modernes et sur l’univers onirique et spontané propre à l’artiste.

My whole theory about art is the disparity that exists between form, masses, and movement.”
(Alexander Calder quoted in Katharine Kuh, The Artist's Voice: Talks with Seventeen Artists, New York, Harper & Row, 1962, p. 39).

Alexander Calder pushed the boundaries of artistic and sculptural forms by incorporating his interest in movement and mechanics into revolutionary art forms. Son of Alexander Sterling Calder and grandson of Alexander Milne Calder, both sculptors, Calder was introduced to art at an early age, although he did not consider becoming a professional artist until later in life. During his engineering training, Calder became interested in machines and movement, influences that were evident in the construction of his work throughout his life. He moved to Paris in 1926 to pursue art studies and became friends with avant-garde artists such as Joan Miró, Marcel Duchamp, and Piet Mondrian. In the 1920s, Calder began to experiment with sculpture, bending and twisting metal to shape it in tridimensional space. During his career, in addition to his sculptures of mobiles and stabiles, he also produced paintings, works on paper, domestic objects and jewelry. In the 1960s, once he had achieved fame as a sculptor, Calder returned to gouache painting, a more intimate and less physical medium.

Created in 1965, Untitled is a perfect example of Calder's signature technique of gouache and ink on paper. Soluble in water, gouache and ink are handled like watercolor for the artist, allowing him to paint quickly. Movement thus remains at the heart of his work, which he transcribed both in the three-dimensional vocabulary of his sculptures and on the two-dimensional surface of the paper. Adapting aspects of his sculptures relating to their angularity and kinetics, the gouache presents a synthesis of these geometric forms with more earthy and figurative subjects. The spiraling swirls of his early wire sculptures mingle with dots reminiscent of the fiery sunrises of his trip to Guatemala. Reveling in nature and evoking the subconscious, Calder celebrates essential yet enigmatic forms in an array of red, yellow and blue. Thus, like his sculpture, the gouache alludes to Mondrian's luminous palette of primary colors and the whimsical nature of Miró's work, both of whom Calder greatly admired. A remarkable work at the height of Calder's artistic career, Untitled offers a window into the influences of modern artists and the artist's own spontaneous and dreamlike world.

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