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Angelica Kauffmann (Coire 1741-1807 Rome)
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Angelica Kauffmann (Coire 1741-1807 Rome)

Portrait en pied de William Henry Lambton (1764-1797) dans un costume de style van Dyck

Details
Angelica Kauffmann (Coire 1741-1807 Rome)
Portrait en pied de William Henry Lambton (1764-1797) dans un costume de style van Dyck
signé, localisé et daté 'Angelica Kauffman / PinX:Romae,1797' (en bas à droite)
huile sur toile
218 x 142 cm.
William Henry Lambton (1764-1797), full-length, in a red van Dyck costume
signed, located and dated 'Angelica Kauffman / PinX:Romae,1797' (lower right)
oil on canvas
85 7/8 x 55 5/8 in.
Provenance
Commandé par le modèle en 1797, puis resté dans la descendance ;
John George Lambton, premier Earl of Durham (1792-1840), Lambton Castle, County Durham, puis par descendance ;
John Frederick Lambton, cinquième Earl of Durham (1884-1970) ;
Vente Lambton Castle, Anderson and Garland, sur place, 18 avril 1932, n°62, £130 ;
Vente anonyme [The Property of an Institution] ; Sotheby's, Londres, 13 avril 1994, n°69 ;
Acquis par l'actuel propriétaire en 1997.
Literature
Memoria delle pitture fatte d'Angelica Kauffman dopo suo ritorno d'Inghilterra che fu nell mese d'otobre 1781 che vi trovo a Venezia, manuscrit non publié, Royal Academy, Londres, KAU/1, affirmant que le modèle paya 220 zecchini.
A Catalogue of the Pictures at Lambton Castle, 1899, n°40.
V. Manners et G. C. Williamson, Angelica Kauffmann, R.A.: her life and her works, New York, 1900, pp. 101, 169 et 187.
J. Ingamells, A Dictionnary of British and Irish Travellers in Italy 1701-1800, New Haven et Londres, 1997, p. 586.
B. Baumgärtel, Angelika Kauffmann 1741-1807 Retrospektive, cat. exp., Ostfildern-Ruit, 1998, p. 319, note 4.
A. Rosenthal, Angelica Kauffman, Art and Sensibility, New Haven et Londres, 2006, pp. 210-212 et 221, reproduit n°112.
Post Lot Text
Born in Switzerland and trained in Italy, Angelica Kauffman went to London in 1766 and, over the following fifteen years, established herself as one of the city’s most prominent and influential artists. Here she became one of only two female founding members of the Royal Academy. She married Antonio Zucchi in 1781 and together they returned to Italy where she became one of the most sought-after portraitists by those doing the Grand Tour, many of whom she had socialised with previously in London.

Shown here as something of a Romantic hero, William Lambton was one of the wealthiest private gentlemen in Britain, with an income of around £35,000 a year. Member of Parliament for Durham in the North East of England, he was dedicated to Parliamentary reform and opposed to the Prime Minister, William Pitt the Younger. He and his wife, Lady Anne Villiers, daughter of the 4th Earl of Jersey, left England for Italy in the summer of 1796, taking their three small children with them; a fourth son was born in Naples the following year. It is likely that the trip was undertaken with the hope of curing Lambton’s tuberculosis, but sadly this was unsuccessful, and shortly after Kauffmann painted this magnificent portrait his health took a downturn. The family moved to Pisa, where he died in November 1797. As well as painting Lambton, Kauffmann had also been commissioned to paint his small daughter, Frances, in the guise of Psyche (Private collection, UK).

The painting is the epitome of the Grand Tour Portrait, a glittering celebration of Lambton’s social standing, intellectual curiosity and Byronesque good looks. A letter written by Lambton’s friend and guide William Artaud described Kauffmann’s work as ‘the best resemblance that has been done of him’ (quoted A. Rosenthal, op. cit., p. 212). Bathed in a golden light, Lambton stands nonchalantly beside the Medici Vase. Sculpted in Athens in the first century AD, it was first listed in the Villa Medici inventory of 1598 and became one of the most famous and widely copied antiquities, appearing in many of Kauffmann’s most successful portraits, including her celebrated depiction of Thomas Noel-Hill, 2nd Baron Berwick of Attingham (Attingham Park, Shropshire, National Trust, inv. no. NT608952).

The sitter is theatrically dressed in a sumptuous red silk suit that recalls the fashions of van Dyck’s portraits of King Charles I and his courtiers from the previous century. This sartorial choice was not unusual; van Dyck’s portraits were still held up as the height of artistic achievement in portraiture throughout the eighteenth century and patrons were desirous of having their own image connected with this pedigree. Thomas Gainsborough and Sir Joshua Reynolds were frequently required to paint their sitters in similar costume, and Kauffmann herself used the device in both her English period and Grand Tour portraiture. Indeed, it may be the case that the red costume worn by Lambton was a studio prop owned by the artist, as the 12th Earl of Derby was shown in an identical suit in Kauffmann’s portrait of him with his wife and son painted in 1776 (New York, Metropolitan Museum, inv. no. 59.189.2).

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Lot Essay

Née en Suisse et formée en Italie, Angelica Kauffman s'installa à Londres en 1766. Elle s’imposa rapidement dans cette même ville comme l’une des artistes les plus importantes et les plus influentes de son temps. Elle y devint d’ailleurs l’un des deux seuls membres fondateurs féminins de la Royal Academy. Après son mariage avec Antonio Zucchi en 1781, elle retourna en Italie où elle devint, là-bas également, l’une des portraitistes les plus recherchées par les participants au Grand Tour, jeunes gens qu’elle avait souvent fréquentés à Londres.

Le sujet du portrait, William Lambton, est ici représenté comme une sorte de héros romantique. Membre du Parlement pour Durham, dans le nord-est de l’Angleterre, ce riche gentleman s’est consacré à la réforme du Parlement et s'est opposé au Premier ministre, William Pitt le Jeune. Lui et son épouse, Lady Anne Villiers, fille du quatrième comte de Jersey, quittèrent l'Angleterre pour l'Italie au cours de l'été 1796, emmenant avec eux leurs trois jeunes enfants. Un quatrième fils naîtra d’ailleurs à Naples l’année suivante. Il est probable que le voyage ait été entrepris dans l'espoir de guérir la tuberculose de Lambton. Ce séjour ne semble pas avoir eu l’effet escompté, la santé de Lambton s’étant dégradée peu après que Kaufmann ait peint ce portrait. Lambton meurt à Pise en novembre 1797, ville où il s’était installé avec sa famille. En plus de peindre Lambton, Kauffmann avait également été chargée de peindre sa petite-fille, Frances, sous les traits de Psyché (collection privée, Royaume-Uni).

Ce tableau est la quintessence du portrait du Grand Tour : il s’agit d’une brillante célébration du statut social de Lambton, de sa curiosité intellectuelle et de son allure Byronesque. Une lettre écrite par William Artaud, ami et guide de Lambton, décrit l'œuvre de Kauffmann comme "le meilleur portrait qui ait été fait de lui" (cité par A. Rosenthal, op. cit., p. 212). Baigné dans une lumière dorée, Lambton se tient nonchalamment à côté du vase Médicis. Sculpté à Athènes au premier siècle de notre ère, il figure pour la première fois dans l'inventaire de la Villa Médicis en 1598. Cette célèbre antiquité, qui fut largement copiée, apparaît dans de nombreux portraits de Kauffmann, parmi lesquels son célèbre portrait de Thomas Noel-Hill, deuxième baron Berwick d'Attingham (Attingham Park, Shropshire, National Trust, inv. no. NT608952).

Le sujet de notre composition est théâtralement vêtu d'un somptueux costume de soie rouge qui rappelle la mode des portraits du roi Charles Ier et de ses courtisans peints par van Dyck au siècle précédent. Ce choix vestimentaire n'était pas inhabituel pour l’époque car les portraits de van Dyck étaient encore considérés comme le summum de l'art du portrait au XVIIIe siècle et les mécènes souhaitaient que leur propre image soit associée à ce pédigré. Thomas Gainsborough et Sir Joshua Reynolds ont souvent été invités à peindre leurs sujets dans des costumes similaires, et Kauffmann elle-même a utilisé ce procédé dans ses portraits de la période anglaise et italienne. Il est probable que le costume rouge porté par Lambton soit un accessoire de studio appartenant à l'artiste, le douzième comte de Derby étant représenté dans un costume identique dans le portrait de Kauffmann avec sa femme et son fils peint en 1776 (New York, Metropolitan Museum, inv. no. 59.189.2).

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