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ARTÉMIS D'ÉPHÈSE
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ARTÉMIS D'ÉPHÈSE

FRANCESCO ET LUIGI RIGHETTI, NAPLES, VERS 1811-1815

Details
ARTÉMIS D'ÉPHÈSE
FRANCESCO ET LUIGI RIGHETTI, NAPLES, VERS 1811-1815
En bronze à patine brune, la déesse-mère représentée debout, nimbée d'une auréole et coiffée du polos, le buste richement paré, la taille et les jambes prises dans un fourreau parsemé de chimères et de sphinges, les bras tendus vers l'avant supportant des lions ; reposant sur un socle de marbre blanc et un contresocle de porphyre
H. du bronze: 58 cm. (23 in.)
Provenance
Ancienne collection Edoardo Volpe, Naples.
Special Notice

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Post Lot Text
AN ITALIAN BRONZE OF ARTEMIS OF EPHESUS, CAST BY FRANCESCO AND LUIGI RIGHETTI, CIRCA 1811 - 1815

Brought to you by

Astrid Centner-d’Oultremont
Astrid Centner-d’Oultremont Old Masters

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Lot Essay

Ce bronze reproduit fidèlement un antique du IIe siècle après J.-C., conservé au Musée archéologique national de Naples, lui même copie de l'Artémis vénérée dans le sanctuaire d'Éphèse (actuelle Turquie) sculptée par Xénophon et aujourd'hui disparue.

Le bronze représente la déesse dans une posture hiératique, le visage sévère, le regard droit et les bras tendus vers l'avant. Sur sa tête, le polos fait écho aux pouvoirs de fertilité accordée à la déesse. Le nimbe est décoré de quatre protomes de lions ailés de chaque côté ; en dessous, un plastron en forme de croissant est décoré en bas-relief des signes du zodiaque. De là pendent des protubérances qui furent longtemps identifiées à tort comme des mamelles, d'où le nom d'Artémis Multimammia, autre symbole de fertilité.

La sculpture du Musée de Naples dont est tirée ce bronze a été trouvée dans la villa impériale de l'empereur Hadrien, près de Tivoli, et, après avoir fait partie de la collection Farnèse, fut apportée à l'atelier de Carlo Albacini en 1786 pour y être restaurée. Là, avec l'aide du bronzier Giuseppe Valadier, l’albâtre antique fut restauré et les parties de bronze ajoutées. La sculpture fut envoyée à Naples en octobre 1788 et constitua, avec les autres pièces de la même collection, le noyau d'antiquités du Real Museo Borbonico.

Notre bronze a été réalisé selon la méthode de fonte de la cire perdue, c'est-à-dire en une seule coulée pour chaque cire, méthode utilisée depuis la Renaissance et abandonnée progressivement au XIXe siècle pour la fonte au sable. Il s'agit donc d'une production non sérielle, techniquement plus difficile. La patine interne dénote un contact avec la terre argileuse grise utilisée par les bronziers romains, tandis que la patine externe, très usée et amincie, correspond aux bronzes produits par Francesco Righetti, qui utilisait des huiles siccatives brûlées à la flamme plutôt que des peintures chimiques.

Francesco Righetti, formé sous la direction attentive de Luigi Valadier, avait quitté l'atelier du maître orfèvre et bronzier peu avant 1779 pour ouvrir son propre atelier. Il se fait connaître sur le marché romain pour ses petits bronzes tirés de la statuaire antique ou de la Renaissance.

Avec l'aide de son talentueux fils Luigi, son atelier acquiert une grande renommée pour les ouvrages précis qu'ils réalisent, à tel point qu'en 1805, le père et le fils sont nommés fondeurs de la Fabbrica di San Pietro. Ils entament alors une relation fructueuse avec Antonio Canova qui les choisit pour le grand moulage de Napoléon en Mars pacificateur, puis pour les deux colossaux monuments équestres de Charles III (1816-1820) et de Ferdinand Ier (1823-1827) à Naples. Ce sont ces deux dernières commandes qui ont conduit le bronzier romain à s'installer à Naples en mars 1811. En 1815, il crée sa propre fonderie à San Giorgio a Cremano, qu'il dirige avec l'aide de son fils.

Pendant leur séjour à Naples, les Righetti ont continué à produire et à vendre leurs bronzes, ainsi que d'autres objets d'art. La fonte de cette Artémis Ephesia en bronze est identique à celui des fontes produites par la fabrique Righetti, et il est facile d'imaginer que cette réplique a été demandée aux deux bronziers romains lors de leur séjour à Naples, ce qui explique pourquoi ce sujet n'apparaît pas dans les catalogues de vente de leur fabrique imprimés les années précédentes.

Outre la patine, qui est conforme à celle des œuvres de Righetti, le bronze se caractérise par la précision et l'élégance des détails, rendues possible par un examen attentif de la sculpture de la collection Farnese. Il n'y avait pas d'autres sculpteurs que les Righetti capables de réaliser des fontes aussi raffinés, de sorte que l'on demanda à l'artiste romain de créer dans cette ville une école où les jeunes pourraient être formés à l'art du bronze. Le 12 janvier 1815, Righetti rédige lui-même les principes sur lesquels repose le projet d'ouverture d'une école de sculpture en bronze à Naples.



This bronze is a faithful reproduction of a version from antiquity from the 2nd century AD that is now housed in the National Archaeological Museum of Naples, a copy of the now lost figure of Artemis venerated in the sanctuary of Ephesus (present-day Turkey) sculpted by Xenophon.

The bronze depicts the goddess in a hieratic posture, the severe face, the gaze straight ahead and the arms outstretched forwards. On her head, the polos crown reflects the fertility powers granted to the goddess. The halo is decorated with four figures of winged lions on each side; below, a crescent-shaped breastplate is decorated in bas-relief with the signs of the zodiac. From there hang protrusions which were for a long time wrongly identified as breasts, hence the name Artemis Multimammia, another symbol of fertility.

The sculpture in the Museum of Naples from which this bronze is derived was found in the imperial villa of Emperor Hadrian, near Tivoli, and, after being part of the Farnese collection, was brought to the workshop of Carlo Albacini in 1786 to be restored. There, with the help of the bronze worker Giuseppe Valadier, the ancient alabaster was restored and the bronze parts added. The sculpture was sent to Naples in October 1788 and, along with the other pieces from the same collection, formed the core of the collection of antiquities in the Real Museo Borbonico.

The present lot was produced using the lost wax casting method, that is to say in a single casting for each composition, a method used since the Renaissance and gradually abandoned in the 19th century in favour of sand casting. It is therefore a non-serial production process and is technically more difficult. The internal patina indicates contact with the grey clay soil used by Roman founders, while the heavily worn and thinned external patina matches the bronzes produced by Francesco Righetti, who used drying oils heated with a flame rather than chemical paints.

Francesco Righetti trained under the careful direction of Luigi Valadier and left the workshop of the master goldsmith and bronze worker shortly before 1779 to open his own workshop. He became known on the Roman market for his small bronzes derived from ancient or Renaissance statuary.

With the help of his talented son Luigi, his workshop acquired great renown for the precise works they produced, to such an extent that in 1805, the father and son were appointed founders of the Fabbrica di San Pietro. They then began a fruitful relationship with Antonio Canova who chose them for the large cast of Napoleon as Mars the peacemaker and then for the two colossal equestrian monuments of Charles III (1816-1820) and Ferdinand I (1823-1827) in Naples. These last two commissions are what led the Roman bronze worker to settle in Naples in March 1811. In 1815, he created his own foundry in San Giorgio a Cremano, which he managed with the help of his son.

During their stay in Naples, the Righetti continued to produce and sell their bronzes, as well as other works of art. The modelling of the Artemis Ephesia in bronze is identical to that of the casts produced by the Righetti factory, and it is easy to imagine that this replica was requested from the two Roman bronze workers during their stay in Naples, which explains why this subject does not appear in their factory sales catalogues printed in previous years.

In addition to the patina, which is consistent with that of the works of Righetti, the bronze is characterized by the precise and elegant rendering of the details, reproduced with precision from Farnese collection sculpture. There were no other sculptors aside from the Righetti capable of making such fine casts and as a result the artist was asked to create a school in his native Rome where students could be trained in the art of bronze production. On January 12th, 1815, Righetti himself drew up the principles on which the project to open a school of bronze sculpture in Naples was based. Predominantly(?) on the casting of statues but also on the composition of decorative objects called "beautiful forms of the antique style".

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