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Chu Teh-Chun (1920-2014)
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Chu Teh-Chun (1920-2014)

Le 14.8.1978

Details
Chu Teh-Chun (1920-2014)
Le 14.8.1978
signé en chinois et en Pinyin 'CHU TEH-CHUN' (en bas à droite); contresigné en Pinyin puis en chinois et daté 'CHU TEH-CHUN le 14.8.1978' (au dos)
huile sur toile
116 x 89 cm.
Peint en 1978.

signed in Chinese and in Pinyin 'CHU TEH-CHUN' (lower right); signed again in Pinyin then in Chinese and dated 'CHU TEH-CHUN le 14.8. 1978' (on the reverse)
oil on canvas
45 5/8 x 35 in.
Painted in 1978.
Provenance
Collection privée, Paris
Puis par descendance au propriétaire actuel
Special notice

Artist's Resale Right ("droit de Suite"). If the Artist's Resale Right Regulations 2006 apply to this lot, the buyer also agrees to pay us an amount equal to the resale royalty provided for in those Regulations, and we undertake to the buyer to pay such amount to the artist's collection agent.
This item will be transferred to an offsite warehouse after the sale. Please refer to department for information about storage charges and collection details.

Brought to you by

Josephine Wanecq
Josephine Wanecq Associate Specialist - Head of Day Sales

Lot Essay

L'authenticité de cette œuvre a été confirmée par la Fondation Chu Teh-Chun, Genève. Un certificat a été demandé à la Fondation Chu Teh-Chun et sera remis à l'acquéreur.

« Si la nature et l'art du paysage traditionnel chinois sont toujours présents dans sa mémoire, c'est bien l'abstraction qui est l'objet explicite de son travail, et c'est cette abstraction qui porte en elle des réminiscences de la nature et de ses paysages. »
"Although nature and the traditional Chinese art of landscaping were always present in his memory, abstraction was the explicit object of his work, and it is this abstraction which is the vehicle for memories of nature and landscapes."
Chu Teh-Chun

L’œuvre de Chu Teh-Chun, qui combine de façon magistrale son savoir-faire en matière de calligraphie et ses talents de poète hérités de l’esthétique du Zhuangzi, parvient à recréer une imagerie paysagère par le biais de peintures à l’huile abstraites. Le 14 août 1978 illustre à merveille la capacité de l’artiste à s’approprier les techniques de peinture occidentales à travers une utilisation spectaculaire de la lumière sur un support texturé, tout en exposant son âme et son moi intérieur au moyen d’un mouvement calligraphique typique à la tradition picturale chinoise.

Bien qu’initié à la peinture occidentale durant ses études à l’Académie des arts de Chine à Hangzhou, notamment avec des reproductions de tableaux de Cézanne et Van Gogh, Chu Teh-Chun ne saisit réellement toute la richesse de ces influences qu’à son arrivée en France en 1955. Au début des années 1970, il entame un grand tour d’Europe au cours duquel il découvre les chefs-d’œuvre de la peinture du Vieux continent. Devant ceux de Rembrandt au Rijksmuseum à Amsterdam, tout particulièrement, Chu Teh-Chun trouve une nouvelle source d’inspiration : il fait la découverte du clair-obscur, utilisation maîtrisée de la lumière inventée par les artistes de la Renaissance qui constitue l’un des piliers de l’histoire de l’art européen depuis le XVIe siècle. Après avoir contemplé les peintures de Rembrandt pendant des heures, il décide d’intégrer à ses propres compositions la technique des contrastes marqués entre la lumière et l’obscurité – une référence occidentale venant enrichir son patrimoine artistique oriental. La peinture classique chinoise s’appuie uniquement sur le trait d’encre pour traduire l’essence d’un individu. Elle rejette ainsi l’utilisation de la couleur et toute représentation de la lumière et des ombres, considérées comme une distraction empêchant le spectateur de capturer l’énergie d’une personne. À l’opposé, la lumière est fortement conceptualisée dans la peinture religieuse européenne comme l’expression de l’esprit divin.

Le 14 août 1978 est un grand et bel exemple du travail de l’artiste au cours des années 1970. Sa palette de couleurs terreuses contrastant avec une source de lumière au bord de l’éruption est une référence évidente à Rembrandt. À cette époque, Chu Teh-Chun avait acquis une certaine aisance avec la peinture à l’huile et commençait à diluer ses couleurs pour en faire des lavis qu’il appliquait sur ses toiles à l’aide de grands pinceaux chinois, à la manière de la peinture à l’encre. Ici, la lumière au cœur du tableau semble prendre vie sous l’effet des vibrations créées par les coups de pinceau. Elle s’étend et se dirige vers de nouvelles impressions visuelles fantastiques, accompagnée par le mouvement ondulatoire des couleurs qui montent et descendent à travers la toile.


Chu Teh-Chun’s painting masterfully combines his high calligraphic skills with his magnificent poeticism, which he inherited from the aesthetics of Zhuangzi’s poetry, to reconstruct a landscape imagery through his abstract oil paintings. Le 14 août 1978 perfectly captures the artist’s ability to equally embody Western techniques of painting through the use of dramatic lighting and textured surface on the one hand, while exposing his soul and inner depth through calligraphic movement, typical of traditional Chinese painting on the other hand.

Although Chu Teh-Chun had been introduced to Western painting during his training at the School of Fine Arts in Hangzhou, through reproductions of paintings by Cezanne and Van Gogh for instance, Chu was only able to grasp the wealth of Western painting influences upon his arrival in France in 1955. In the early 1970s, Chu Teh-Chun embarked on a European Grand Tour, exposing him the masterpieces of European painting. Rembrandt’s paintings at the Rijksmuseum in Amsterdam in particular struck Chu with a new source of inspiration: he discovered the masterful use of light that the Renaissance artists invented as chiaroscuro, one of the pillars of European art history since the sixteenth century. After observing Rembrandt’s masterpieces for hours, Chu decided to incorporate the technique of dramatic contrasts between light and dark into his own compositions, utilizing this Western artistic milestone to enrich his ancestral Eastern heritage. Chinese classical painting relies solely on the ink line to translate the inner essence of one self and rejects the use of colour and representation of light and shadows as a distraction to the purpose of capturing one’s energy. On the contrary light is highly conceptualized in European religious painting as the expression of the divine spirit.

Le 14 août 1978 is a large and beautiful example of the artist’s work from the 1970s. His earthly colour palette contrasting with a powerful source of light on the brink of eruption is a direct reference to Rembrandt. At that time, the artist had also acquired a better ease with oil as medium and started diluting his colours into fluid washes applied on the canvas with large Chinese brushes in the manner of ink painting. Here, the light inside the painting seems alive with the brushwork’s vibration, expanding and evolving into new and fantastic visual impressions along with the rise and fall of colours in their wavelike motion through the canvas.

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