GIOVANNI BATTISTA TIEPOLO (VENISE 1696-1770 MADRID)
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GIOVANNI BATTISTA TIEPOLO (VENISE 1696-1770 MADRID)

Le Couronnement d'épines

Details
GIOVANNI BATTISTA TIEPOLO (VENISE 1696-1770 MADRID)
Le Couronnement d'épines
traces de graphite, plume et encre brune et noire, lavis brun, filigrane fragmentaire
35,9 x 27,7 cm. (14 ¼ x 10 ¾ in.)
Provenance
E.-J. Rignault (1874-1962), Paris (L. 2218) ; Hôtel Drouot, Paris, 26 mai 1937, lot 114 (7600 francs à Leiman).
Vente anonyme ; Hôtel Drouot, Paris, 8 décembre 1995, lot 39.
Post lot text
GIOVANNI BATTISTA TIEPOLO, THE CROWNING OF THORNS,
PEN AND BROWN INK, BROWN WASH
In this sheet Tiepolo shows the moment that Roman soldiers place the Crown of Thorns on the head of Christ before his crucifixion. It relates to the monumental canvas (450 x 135 cm) forming the left wing of the triptych showing the Way to Cavalry in the centre and the Flagellation on the right. Executed at the end of the 1730s, it was apparently donated to San’Alvise in Venice by Alvise Corner (see C. Whistler, ‘Tiepolo as a religious artist’, in Giambattista Tiepolo 1696-1996, exhib. cat., Venezia, Museo del Settecento Veneziano Ca’ Rezzonico and elsewhere, 1996-1997, no. 31, ill., figs. 69 and 70).
The triptych is a tour de force of the artist’s exceptional ability to work on a large scale; flanked by the two tight upright compositions, the grand central picture places Christ in the centre struggling under the weight of the cross he is carrying. He is part of a swirling procession with countless figures in an endless variety of poses. The painting shows Tiepolo’s awareness of Titian and Tintoretto treatments of the Passion, but it also seems to betray the artist knowledge of Ruben’s monumental triptychs, particularly that of his celebrated The Elevation of the Cross from 1610-1611, now in Antwerp (see J.R. Judson, Corpus Rubenianum Ludwig Burchard, Part VI: The Passion of Christ, Turnhout, 2000, no. 20, fig. 61).
For the Crowning of Thorns Tiepolo took direct inspiration from Titian’s treatment of the subject of 1541 which he studied when he was in Milan (Whistler, op. cit., p. 213). The two pictures share its narrow vertical format as well as architectural features and the inclusion of a bust in the background. While the present sheet is different in format to Tiepolo’s picture in Sant’Alvise, it includes many of the features seen in the picture, such as the central group with Christ, the orientals observing the scene, the large pillar, the arch and the bust in the background. All these features are differently arranged in the picture, but the present sheet might well represent an early idea for it.
Fig. 1. Giovanni Battista Tiepolo, The Crowning of Thorns, oil on canvas, Sant'Alvise, Venice.

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Hélène Rihal
Hélène Rihal

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Lot Essay

À travers ce dessin, Tiepolo donne à voir le moment où les soldats romains déposent la couronne d’épines sur le crâne du Christ avant sa Crucifixion. Il est à rapprocher du grand tableau (450 x 135 cm) qui compose l’aile gauche d’un triptyque qui comprend, en son centre, le Chemin au Calvaire et, à droite, la Flagellation. Exécuté à la fin des années 1730, il a finalement été donné à l’église de Sant’Alvise à Venise par Alvise Corner (fig. ; voir C. Whistler, ‘Tiepolo as a religious artist’, in Giambattista Tiepolo 1696-1996, cat. exp., Venise, Museo del Settecento Venezioano Ca’ Rezzonico et autres lieux, 1996-1997, no. 31, figs. 69 et 70).

Ce triptyque est un tour de force qui démontre l’aptitude exceptionnelle de l’artiste à travailler sur grande échelle. Flanqué de deux étroites compositions verticales, le grand tableau central donne à voir le Christ succombant au poids de la Croix qu’il porte. Il s’intègre dans une procession serpentine aux figures innombrables dans des postures d’une grande diversité. Le tableau démontre l’influence sur Tiepolo de la manière du Titien et du Tintoret dans le traitement de la Passion du Christ mais il semble tout aussi bien trahir sa connaissance des triptyques monumentaux de Rubens, en particulier celui de la célèbre Érection de la Croix de 1610-1611, aujourd’hui conservé dans la cathédrale Notre-Dame d’Anvers (voir J. R. Judson, The Passion of Christ, Turnhout, 2000, no. 20, fig. 61).

Pour le Couronnement d’épines, Tiepolo s’inspire directement de la composition de Titien de 1541 qu’il a étudiée lors de son séjour à Milan (Whistler, op. cit., p. 213). Les deux œuvres ont en commun leur étroit format vertical, ainsi que certains détails architecturaux et l’introduction d’un buste à l’arrière-plan. Alors que le format du présent dessin diffère du tableau de Tiepolo dans l’église de Sant’Alvise, il comprend nombre d’éléments que l’on retrouve dans la peinture, tels que le groupe central avec la figure du Christ, les Orientaux observant la scène, le grand pilier, l’arche et le buste en arrière-plan. Bien que tous ces éléments soient arrangés différemment dans le tableau, il n’est pas à exclure que la présente feuille ait fait partie des premières esquisses préparatoires.

Fig. Giovanni Battista Tiepolo, Le Couronnement d'épines, huile sur toile, Sant'Alvise, Venise.
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