Hans Bellmer (1902-1975)
Artist's Resale Right ("droit de Suite"). If the … Read more Provenant de la famille de l'artiste
Hans Bellmer (1902-1975)

Portrait de Marcel Duchamp

Details
Hans Bellmer (1902-1975)
Portrait de Marcel Duchamp
avec le tampon sec 'Hans Bellmer' (en bas à droite)
gouache, encre de Chine et graphite sur papier
30.3 x 34.6 cm.
Exécuté en 1959

with the embossed stamp 'Hans Bellmer' (lower right)
gouache, India ink and pencil on paper
11 7/8 x 13 5/8 in.
Executed in 1959
Provenance
Par descendance de l'artiste au propriétaire actuel.
Literature
P. Dourthe, Bellmer, le principe de la perversion, Paris, 1999, p. 221 (illustré en couleurs, p. 223, fig. 285).
Special notice

Artist's Resale Right ("droit de Suite"). If the Artist's Resale Right Regulations 2006 apply to this lot, the buyer also agrees to pay us an amount equal to the resale royalty provided for in those Regulations, and we undertake to the buyer to pay such amount to the artist's collection agent.

Brought to you by

Valentine Legris
Valentine Legris

Lot Essay

Rodica Aldoux a confirmé l’authenticité de cette œuvre.

En 1954, Hans Bellmer s’installe rue Mouffetard à Paris. Pour pallier des conditions de vie difficiles, il se consacre à un sujet lucratif, dans lequel il excelle: le portrait. Peignant entre autres le portrait de Tristan Tzara, Wifredo Lam, Paul Éluard et Georges Hugnet, l’artiste procède toujours de la même façon. Il réalise plusieurs études préliminaires au crayon et applique ensuite sur papier ou toile, la représentation finale à l’huile ou à la gouache faisant souvent intervenir le processus de la décalcomanie qui lui était cher. Représentant ici son compère Dada Marcel Duchamp, Bellmer dévoile pleinement son obsession de l’anatomie et la vision ambiguë qu’il en a. Alors qu’il s’inspire généralement du corps féminin pour traduire une frontière étroite entre l’érotisme et la mort, l’artiste parvient à imposer une émotion forte avec le visage de l’inventeur des readymades. Duchamp apparaît de profil, avec des traits fins, marqués par le temps et à l’expression neutre. La technique de Bellmer impose un réalisme fort, mis en lumière par le contraste entre la finesse de l’encre de Chine et le reste de la composition aux touches plus floues et larges. Ce réalisme fait également ressurgir les influences passées de Bellmer qui avait travaillé comme graveur et illustrateur de Georges Bataille et qui s’était aussi fortement rapproché de la photographie. Un an après l’exécution de ce portrait, en 1958, le prix d’art contemporain dont le jury était composé d’Arp, Ernst, Man Ray – et Duchamp -, fut d’ailleurs décerné à Bellmer. Ce portrait percutant et marquant du point de vue de l’histoire de l’art provient directement de la famille de l’artiste et fait son apparition pour la première fois sur le marché public.

In 1954, Hans Bellmer relocated to the rue Mouffetard in Paris. In order to assuage his financial worries he turned to an activity which paid well, and at which he excelled : portraiture. Painting the portraits of Tristan Tzara, Wifredo Lam, Paul Eluard and Georges Hugnet amongst others, the artist would adopt a recurring methodology. He would initially execute several preliminary studies in pencil which would then be transferred to paper or canvas, the final version in oil or gouache often making use of his favoured decalcomania technique. Depicting in the present work his Dadaist counterpart Marcel Duchamp, Bellmer reveals here his fascination with anatomy and visual ambiguity. Whereas he would habitually chose a female body as inspiration in order to portray the narrow boundary between eroticism and death, here he succeeds in imparting a strong sense of emotion within the face of the readymades’ inventor. Duchamp, shown in profile with his characteristic fine features marked by the passage of time, adopts a neutral expression. Bellmer’s technique prompts a strong sense of realism, heightened by the contrast between the subtlety of the India ink and the remaining areas which are composed of larger, looser strokes of gouache. This realism brings to mind Bellmer’s artistic heritage whereby he had worked as printmaker and illustrator to George Bataille as well as his close association with photography. In 1958, a year after the execution of the present portrait, the prize for contemporary art for which the jury was composed of Arp, Ernst, Man Ray – and Duchamp – was awarded to Bellmer. This penetrating portrait, noteworthy from an art historical viewpoint, comes directly from the family of the artist and is presented here for the first time in public.

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