search

Global notice COVID-19 Important notice
HIROSHI SUGIMOTO (NÉ EN 1948)
ƒ: In addition to the regular Buyer’s premium, a c… Read more PROVENANT DE LA COLLECTION CONSTANTINER, NEW YORK
HIROSHI SUGIMOTO (NÉ EN 1948)

Sea of Japan, Rebun Island, 1996

Details
HIROSHI SUGIMOTO (NÉ EN 1948)
Sea of Japan, Rebun Island, 1996
tirage argentique, monté sur support
signé à l'encre argenté sur une étiquette du photographe portant le titre, la date et le numéro d'édition '5/5' 'Neg #460' (dos du cadre)
image/feuille/montage: 119.2 x 148.5 cm. (47 x 58 ¾ in.)
Ce tirage est le numéro cinq d'une édition de cinq exemplaires.
Provenance
Gagosian Gallery, New York;
Acquis directement auprès de celle-ci par le propriétaire actuel.
Literature
Catalogue d’exposition, Sugimoto, Fundación La Caixa, Madrid, 1998, p. 156.
Catalogue d’exposition, Hiroshi Sugimoto, Mori Art Museum, Tokyo, 2005, p. 139.
M. Munesuke, A. Corinne, E. Kouchner, Hiroshi Sugimoto, Seascapes, Editions Xavier Barral, Paris, 2015, p. 191.
Special Notice

ƒ: In addition to the regular Buyer’s premium, a commission of 5.5% inclusive of VAT of the hammer price will be charged to the buyer. It will be refunded to the Buyer upon proof of export of the lot outside the European Union within the legal time limit. (Please refer to section VAT refunds)
This item will be transferred to an offsite warehouse after the sale. Please refer to department for information about storage charges and collection details.
Post Lot Text
GELATIN SILVER PRINT, FLUSH-MOUNTED ON BOARD; SIGNED IN SILVER INK ON TYPED TITLED, DATED AND NUMBERED ‘5/5’ 'NEG #460' PHOTOGRAPHER’S CREDIT LABEL (FRAME BACKING BOARD)

Brought to you by

Fannie Bourgeois
Fannie Bourgeois

Lot Essay

La mer, le ciel – toujours présent, en constante évolution – ont, à travers les siècles, attirés les artistes qui cherchaient à capturer les qualités de la lumière, du mouvement et de la matérialité insaisissable de ces éléments. Certains artistes célèbres sont parvenus à dépasser l’aspect descriptif ou narratif pour trouver une autre dimension, transformant la représentation picturale de l’eau et de l’air, de la mer et du ciel, en des métaphores, pour atteindre poésie et métaphysique.
Pensez à Turner, unique en son genre dans la longue histoire et tradition de la peinture, Turner qui créa des toiles impressionnantes, s’appuyant sur l’observation mais doté d’un pouvoir émotionnel et d’une puissance expressive, qui transcendent la simple représentation. Et pensez à certains impressionnistes français qui déconstruisirent la mer et le ciel dans un langage inspirant, un langage évocateur de pure lumière et de couleur. Avec l’invention de la photographie en 1839, l’artiste français Paul Delaroche déclarait notoirement « A partir d’aujourd’hui, la peinture est morte ». Mais l’histoire n’était pas si simple, la peinture était loin d’être morte et la photographie avait beaucoup à apprendre. L’eau et le ciel ont, depuis les premières heures de la photographie, représentés un défi irrésistible et intimidant, tenant compte des lacunes techniques qui nécessitaient de longues expositions et rendaient impossible l’enregistrement fidèle du spectre entier et de certaines tonalités. A une époque où les photographes trouvaient l’inspiration des conventions picturales de la peinture et découvraient ces qualités et ces techniques uniques pour leur medium, un photographe en particulier, le français Gustave Le Gray, se démarque vers 1855, maîtrisant la capture artistiquement ambitieuse de la mer et du ciel dans une célèbre série de Marines. D’autres suivirent, notamment les photographes britanniques Edward Fox et le Colonel Henry Stuart Wortley. Enfin, les subtilités du ciel et du mouvement de la mer pouvaient être fixées en images photographiques de haut niveau.
Hiroshi Sugimoto possède une considérable connaissance de l’histoire de ce medium et d’une histoire plus large de l’image. Il a, à travers une longue carrière, distillé l’essence de cette connaissance au travers de photographies offrant une dimension philosophique aux sujets faussement simples. Nous sommes invités à voyager au-delà des sujets explicites, au-delà de la magie technique de la lumière et de la chimie photographique. Ses paysages de mer invitent à une lente et profonde contemplation, d’autant plus puissante avec ses grands formats qui demandent un engagement en immersion. Ces images, de lieux et moments précis, sont universellement déchiffrables et appellent une profonde réflexion sur le devenir de notre planète. Les paysages de mer de Sugimoto s’inscrivent avec noblesse dans une longue histoire comme les métaphores visuelles modernes de la proposition du poète William Blake de « voir un monde dans un grain de sable…Tenir l’infini dans le creux de ta main ».


The sea, the sky – ever present, ever changing – have, through the centuries, attracted artists seeking to capture the qualities of light, movement, and elusive materiality of these elemental subjects. Certain notable artists have very successfully pushed the descriptive or narrative to another level, transforming the pictorial representation of water and air, sea and sky into metaphors, reaching for the poetic and the metaphysical.
Think of Turner, in a class of his own within the long story of history and genre painting, Turner who created awe-inspiring canvases, based on very close observation, yet invested with an emotive power and expressiveness that transcends the descriptive. And think of certain French Impressionists who deconstructed sea and sky into an inspiring, evocative language of pure light and colour.
With the invention of photography in 1839, French artist Paul Delaroche famously suggested that 'From today, painting is dead'. But the story was not so simple, painting was far from dead, and photography had much to learn. Sea and sky have, since the earliest days of photography, represented an irresistible yet daunting challenge as, in those early days, technical shortcomings necessitated long exposures and made it impossible to faithfully record a full spectrum and tonal range. At a time when photographers were at once taking inspiration from the pictorial conventions of painting and also discovering those qualities and characteristics unique to the new medium, one photographer in particular, the Frenchman Gustave Le Gray, achieved distinction in the mid-1850s, mastering the artistically ambitious capture of sea and sky in a notable series of 'marines'. Others followed, including the British photographers Edward Fox and Colonel Henry Stuart Wortley.  At last, the subtleties of the sky and the movements of the sea could be fixed in photographic images of high artistic merit.
Hiroshi Sugimoto has a considerable knowledge of the history of his chosen medium, and of the broader story of image-making. He has, through a long career, distilled the essence of that history into images that bring a philosophical dimension to deceptively straightforward subjects. We are invited to travel beyond the overt subject matter, beyond the technical magic of light and photo-chemistry. His seascapes invite slow, deep contemplation, all the more powerfully in this large format that demands an almost immersive engagement. These images, always time- and place-specific, yet universally legible, call for a deep reflection on the wonder of our planet. Sugimoto's seascapes take their noble place in a long history as modern visual metaphors for poet William Blake's proposition 'To see a World in a Grain of Sand... Hold infinity in the palm of your hand’.

More from Hiroshi Sugimoto Photographs: The Fossilization of Time

View All
View All