JACQUES MAJORELLE (NANCY 1886-1962 PARIS)
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Artist's Resale Right ("droit de Suite"). If the … Read more ‘Bronzes vivants, les femmes d'Afrique sont graves et belles : leurs corps nus sont parés de mille reflets de la palmeraie: leur démarche et tous leurs gestes évoquent la souplesse du fauve, et leurs attitudes semblent stylisées comme celles des personnages des bas-reliefs antiques’‘Dans les Palmeraies’, L'Illustration, 7 décembre 1935, no. 4840.
JACQUES MAJORELLE (NANCY 1886-1962 PARIS)

Torse de jeune femme Foula

Details
JACQUES MAJORELLE (NANCY 1886-1962 PARIS)

Torse de jeune femme Foula
signé, daté et localisé 'Pita. 1948/J. majorelle' (en bas à droite) et inscrit 'N° 23. Torse de jeune fille Foula/ Hadiyiatou/ Labé. Guinée. française/ 1948' (verso du cadre)
crayon gras, gouache rehaussé d'or
66 x 44,6 cm. (26 x 17 ½ in.)
Provenance
Provenant de la famille de l'artiste, puis par descendance.
Exhibited
Nancy, musée des Beaux-Arts, Jaques Majorelle. Rétrospective, 1999-2000, p.188 (titré 'Femme de Pita').
M. Bail, L'Esclave, Paris, 2000, illustré en page de couverture.
Special notice

Artist's Resale Right ("droit de Suite"). If the Artist's Resale Right Regulations 2006 apply to this lot, the buyer also agrees to pay us an amount equal to the resale royalty provided for in those Regulations, and we undertake to the buyer to pay such amount to the artist's collection agent.
Post lot text
JACQUES MAJORELLE, TORSO OF A YOUNG FULA LADY
GREASE PENCIL, BODYCOLOUR HEIGHTENED WITH GOLD, SIGNED, DATED AND LOCATED
Trained at the Ecole des Beaux-Arts of Nancy in the architecture and decoration section, Jacques Majorelle quickly left his hometown for Paris and the Académie Julian. He exhibited at the Salon de la société des artistes français for the first time in 1908. Being a great traveller, Majorelle quickly left to discover new places that guided his painting: Egypt in the 1910s, then Morocco where he finally settled in 1923, in his villa of Marrakech.
The early 1930s were marked by the introduction of gold (and sometimes silver) highlights on bodycolour, as testifies the present portrait. First used on black paper in a purely decorative way, they soon took on an essential function, as Robert Boutet testifies: ‘At the basis of this new process is the use of gold and silver metals that gave the first artworks a decorative appearance sometimes recalling the precious works of Persian art […]. By dint of study and perseverance, Majorelle achieved the goal he was looking for. He pared metals down of the decorative influence they were ineluctably bringing to the work and he achieved this genuine miracle of making them play, in general, the role of colours’ (‘Les Kasbahs de l'Atlas peintes par Majorelle’, La Vigie Marocaine, April 1929). In the same time, Majorelle fell in love with these ‘black beauties’, a subject that occupied him until the end of his life: ‘their wonderful naked bodies fill up all these compositions. Each new painting is an excuse to paint them in different attitudes’ (F. Marcilhac, La vie et l’œuvre de Jacques Majorelle, Paris, 1988, p. 168).
Femme de Pita portrayed here (fig. 1) during 1947 at Kissidougou in French Guinea can be stylistically compared to other drawn portraits of women with a noble and hieratic attitude, among which Fatima, portrayed at Marrakech around 1934 (Guy Senouf Collection; op. cit., 1988, p. 171), and to a black woman lying down in a more lascivious pose entitled Le pagne rose dated of 1952. The latter is represented on a colourful abstract background thanks to the large and bright touches of colour just like the present drawing (private collection; op. cit., 1999-2000, p. 189). Majorelle enjoyed his sojourn in South Africa very much and related his experience in a letter addressed to his cousins the 17th of January 1948: ‘My painting is not a small business is this Guinea where the light is tricky. But how beautiful… Guinea evenings are magical enchantments. The country literally trills me. People work to make my task easier, they find me models, they drive me from a point to another or take me hunting at night. I started working here at Kissidougou, where I found the first elements I was looking for’ (op. cit., 1999-2000, p. 177).
This moving portrait, which stayed in the artist’s family until today, reaches us in a beautiful state of conservation, the colours and gold highlights being of great freshness.

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Hélène Rihal
Hélène Rihal

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Lot Essay

Formé à l’école des Beaux-Arts de Nancy dans la section architecture et décoration, Jacques Majorelle quitte rapidement sa ville natale pour rejoindre Paris et l’Académie Julian et expose au Salon de la société des artistes français pour la première fois en 1908. Grand voyageur, Majorelle part rapidement à la découverte de nouveaux horizons qui guideront sa peinture : l’Égypte dans les années 1910 puis le Maroc où il s’installa définitivement en 1923, dans sa villa de Marrakech.
Le début des années 1930 est marqué par l’introduction de rehauts d'or (et parfois d'argent) sur la gouache, comme en témoigne le portrait présenté ici. D'abord utilisés sur papier noir avec un but purement décoratif, ceux-ci vont très vite acquérir un rôle primordial, comme en témoigne Robert Boutet : ‘A la base de ce nouveau procédé se trouve l'emploi des métaux or et argent qui donnaient aux premières œuvres une apparence décorative rappelant parfois les précieux travaux de l'art persan […]. À force d'étude et de persévérance, Majorelle est parvenu au but qu'il recherchait. Il a dépouillé les métaux de l'influence décorative qu'ils apportaient fatalement dans l'œuvre et il a réussi ce véritable miracle de leur faire jouer, dans l'ensemble, le rôle de couleurs’ (‘Les Kasbahs de l'Atlas peintes par Majorelle’, La Vigie Marocaine, avril 1929). Dans le même temps, Majorelle s’éprend de ces ‘beautés noires’, sujet qui l’occupera jusqu’à la fin de sa vie : ‘leurs merveilleux corps nus emplissent toutes ces compositions. Chaque nouveau tableau est prétexte pour les peindre dans des attitudes différentes’ (F. Marcilhac, La Vie et l’œuvre de Jacques Majorelle, Paris, 1988, p. 168).
Femme de Pita portraiturée ici (fig.) au cours de 1947 à Kissidougou en Guinée française peut être comparée, stylistiquement, à d’autres portraits dessinés de femmes à l’attitude noble et hiératique, dont Fatima, portraiturée à Marrakech vers 1934 (Collection Guy Senouf ; op. cit., 1988, p. 171) et à une femme noire allongée dans une pose plus lascive, intitulée Le Pagne rose, daté 1952. Cette dernière est représentée sur un fond abstrait coloré grâce à de larges touches de couleurs vives à l’image du présent dessin (collection particulière ; op. cit., 1999-2000, p. 189). Majorelle apprécie beaucoup ce séjour en Afrique noire et relate son expérience dans une lettre adressée à ses cousins le 17 janvier 1948 : ‘Ma peinture n’est pas une petite affaire dans cette Guinée où la lumière est un piège. Mais que c’est beau… Les soirs de Guinée sont de magiques féeries. Le pays m’emballe littéralement. On s’ingénie à me faciliter la tâche, à me trouver des modèles, à me camionner d’un point à un autre ou à m’emmener à la chasse la nuit. Je me suis mis au travail ici à Kissidougou, où j’ai trouvé les premiers éléments que je cherchais’ (op. cit., 1999-2000, p. 177).
Cet émouvant portrait, resté dans la famille de l’artiste jusqu’à aujourd’hui, nous parvient dans un très bel état de conservation, les couleurs et les rehauts d’or étant d’une grande fraîcheur.

Fig. Majorelle photographiant son modèle
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