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Léonard Tsuguharu Foujita (1886-1968)
Artist's Resale Right ("droit de Suite"). If the … Read more Ancienne collection Comte Amaury de Mérode et Princesse de Cröy, Belgique
Léonard Tsuguharu Foujita (1886-1968)

Chat endormi

Details
Léonard Tsuguharu Foujita (1886-1968)
Chat endormi
signé, signé de nouveau en japonais et daté 'Foujita 1926' (au centre à droite); signé, signé de nouveau en japonais, daté et inscrit 'Paris Foujita 1926' (sur le châssis)
huile sur toile
22 x 26.8 cm.
Peint à Paris en 1926

signed, signed again in Japanese and dated 'Foujita 1926' (centre right); signed, signed again in Japanese, dated and inscribed 'Paris Foujita 1926' (on the stretcher)
oil on canvas
8 ¾ x 10 5/8 in.
Painted in Paris in 1926
Provenance
Comte Amaury de Mérode et Princesse de Cröy, Belgique (don de l'ambassadeur du Japon en 1926).
Puis par descendance au propriétaire actuel.
Special Notice

Artist's Resale Right ("droit de Suite"). If the Artist's Resale Right Regulations 2006 apply to this lot, the buyer also agrees to pay us an amount equal to the resale royalty provided for in those Regulations, and we undertake to the buyer to pay such amount to the artist's collection agent.
Post Lot Text
Mike est le diminutif de Mike-neko qui signifie en japonais chat à trois couleurs. C’est le nom que Foujita donna à celui qui partagea sa vie et celle de Youki dans leur appartement de Passy, puis leur villa Art déco du Square Montsouris. Mike fut le seul être vivant que Foujita toléra dans son atelier lorsqu’il était occupé à y travailler. Il se déplaçait sans bruit avec délicatesse et aucune de ses actions n’échappait au regard du peintre à l’affut de cette beauté vivante qui lui inspirait des lignes, des formes et des couleurs d’une grâce infinie.
Foujita ne cessait de dessiner, de peindre et même de graver Mike. Mike avait aussi des amis qui envahissaient le domaine des Foujita. Le chat devint une icône de la maison, et bientôt de l‘Œuvre, son totem, un être sacré tel qu’on les considère au Japon habités par les esprits surnaturels. Replié sur lui-même par le sommeil, Mike est immortalisé sur la toile comme une femme aimée du peintre, un nu féminin avec autant de tendresse et de sensualité, avec douceur et une précision magnifique. Le pelage est voluptueux et l’expression enchante.
Bientôt, ce même chat grimpera sur l’épaule de son maître, le temps d’un autoportrait.
Foujita et l’animal ne font qu’un dans l’atelier, la même complicité, la même souplesse, la même élégance, une agilité, une vivacité et une concentration similaires.
"Je crois que les félins ont été donnés à l’homme pour qu’il fasse auprès d’eux l’apprentissage de la femme", se plut à dire Foujita. "Qui me contredira quand j’affirme que les chats, comme les femmes, acquiert à la lumière artificielle une nouvelle et plus éclatante beauté ?" ajoutait-il.

Mike is short for Mike-neko, which is Japanese for tabby cat. That’s the name that Foujita gave to the cat with whom he and Youki shared their lives, first in their Passy apartment and then in their Art Deco villa on the Square de Montsouris. Mike was the only living creature that Foujita would allow in his studio when he was busy working there. As he moved around, silently and gracefully, not one of Mike’s gestures would escape the gaze of the painter looking out for this living beauty, who inspired the lines, forms and colours he created with infinite finesse.
Foujita never stopped drawing, painting and even etching images of Mike. Mike also had friends who would invite themselves onto the Foujitas’ territory. The cat became an icon in their home, and soon a totem of the artist’s Œuvre, a sacred being, similarly to in Japan where they are believed to be inhabited by supernatural spirits. Curled up asleep, Mike is immortalised on the canvas like a woman adored by the painter, a female nude, with just as much tenderness and sensuality, with softness and splendid precision. His coat is shapely, and he wears an expression of delight.
Soon, the very same cat will climb onto his master’s shoulder whilst he draws a self-portrait.
In the studio, Foujita and the animal were one, sharing a deep understanding, the same supple grace and agility, a common vivacity and focus.
"I think that cats were given to men so that they could learn from them about women", Foujita liked to say. "Who could argue with me when I say that cats, like women, take on a new and more radiant beauty in artificial light?" he added.

Sylvie Buisson

Brought to you by

Valérie Didier
Valérie Didier

Lot Essay

Sylvie Buisson a confirmé l'authenticité de cette oeuvre.

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