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LOUISE MOILLON (PARIS 1610-1696)
LOUISE MOILLON (PARIS 1610-1696)

Nature morte au plat de pêches et aux raisins

Details
LOUISE MOILLON (PARIS 1610-1696)
Nature morte au plat de pêches et aux raisins
huile sur panneau, réduit
32,7 x 46,9 cm. (12 7/8 x 18 ½ in.)
Provenance
Galerie Douwes, Amsterdam et Londres, vers 1926-1934.
Acquis par un collectionneur privé hollandais.
Par descendance jusqu’au propriétaire actuel, La Haye.
Post Lot Text
L. MOILLON, STILL LIFE WITH PLATE OF PEACHES AND GRAPES, OIL ON PANEL, RESIZED

Brought to you by

Adelaide Queau
Adelaide Queau

Lot Essay

Longtemps conservée dans une collection privée sous le nom de l’artiste hollandais Abraham van Calraet (1642-1722), cette magnifique Nature morte est l’une des œuvres les plus accomplies de Louise Moillon où se fait jour son goût pour les compositions épurées, marquées par un réalisme affirmé avec franchise que l’on retrouve chez d’autres peintres de natures mortes de son temps, en particulier Jacques Linard (1597-1645) ou Sébastien Stosskopf (1597-1657).

Née en 1610, Louise Moillon est la fille du portraitiste et paysagiste Nicolas Moillon (1555-1619), qui meurt lorsqu’elle a neuf ans. Sa mère épouse alors en secondes noces le peintre de natures mortes François Garnier (circa 1600-1672), dont Louise apprendra vraisemblablement le métier.

L’œuvre, peinte sur un beau panneau, a très certainement été réduite sur deux bords, le droit et l’inférieur, comme le laisse deviner le léger désaxement du plat d’argent ainsi que les grappes de raisins coupées dans la partie basse.
La composition n’en reste pas moins typique des œuvres de la maturité de l’artiste, dans les années 1630. Réduisant son langage pictural à l’essentiel, avec un goût pour le silence et le vide qui prête à la méditation, Moillon compose avec sobriété et retenue, sans ostentation, reprenant les éléments simples que l’on retrouve dans d’autres de ses tableaux : le plat en argent (que l’on retrouve dans le Plat de prunes du musée de Strasbourg (inv. 1689), daté de 1637, et dont notre tableau pourrait bien être contemporain) , les pêches veloutées, les raisins frais, le tout présenté à nos yeux avec sincérité et sans aucune volonté décorative.

L’artiste est ici à son meilleur et la couche picturale du tableau, en excellent état de conservation, révèle avec splendeur l’éclat des fruits veloutés et leur merveilleux reflet dans le plat.

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