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MANCHU
Illustration originale Recyclers, 2016, à paraître aux Éditions Daniel Maghen
Signée. Acrylique sur papier
120 X 80 CM (47,24 X 31,5 IN.)

Manchu est un illustrateur de science-fiction devenu une icône pour toute une génération grâce à la création du vaisseau L’Odysseus pour le dessin animé Ulysse 31 et des décors de Il était une fois… l’espace. Dès 1984, il illustre de nombreux volumes de La Grande Anthologie de la science-fiction et signe des couvertures de grands classiques tels Le Cycle de Fondation d’Isaac Asimov et Space Opera de Jack Vance. Son souci du réalisme fait rapidement de lui l’un des illustrateurs principaux de revues scientifiques, parmi lesquelles Ciel & Espace ou Sciences & Vie Junior. Manchu fut récompensé par de nombreux prix dont le Grand Prix de L’Imaginaire, Ozone et Visions du Futur. La puissance d’évocation des illustrations de Manchu a poussé les éditions Delcourt à illustrer les couvertures de quelques-unes de leurs séries les plus en vue depuis quinze ans : Jour J, Histoires secretes, Golden Cup, etc. Depuis trois ans, le succès de ses toiles en galerie permet à Manchu de se consacrer également à sa carrière de peintre, mais rien ne le fera renoncer au plaisir de l’illustration.

C’est la règle du genre : la Hard Science Fiction impose aux illustrateurs rigueur scientifique et souci du détail dans leurs représentations. Cela permet à Manchu de nous inviter à de véritables odyssées spatiales peuplées d’astronautes aventureux parcourant des planètes arides d’où surgissent architectures et vaisseaux futuristes entre deux jungles de ferraille. Le dénuement du paysage, la proportion démesurée des carcasses de vaisseaux, vestiges d’époques révolues, comparée à celles des humains qui y travaillent, confèrent à cette scène une dimension véritablement dantesque.
Le formidable travail des lumières renforcé par une palette complexe de tons ocres, beiges et bruns modulant les ombres, participe à l’atmosphère surchauffée de cette planète désolée. Tout le savoir-faire de Manchu est là : contre-jours subtils et réalistes, points de lumière aveuglants… Le regard du spectateur ne peut que suivre celui de cet ouvrier de dos et se perdre dans l’horizon. Motif récurrent chez l’artiste, la flèche s’élevant en arrière-plan représente une orbitale, ces constructions en forme d’anneau large de plusieurs milliers de kilomètres et dont la meilleure représentation se trouve dans le roman de Larry Niven, L’Anneau-monde.

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Victorine d'Arcangues
Victorine d'Arcangues
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