MASQUE DAN
DAN MASK
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MASQUE DAN DAN MASK

CÔTE D'IVOIRE

Details
MASQUE DAN
DAN MASK
Côte d'Ivoire
Hauteur: 24.5 cm. (9¾ in.)
Provenance
Marie-Ange Ciolkowska, Paris et Ramatuelle
James Freeman, Kyoto, Japon, acquis auprès de ce dernier
Collection privée, acquis auprès de ce dernier avant 1985
Special notice

" f " : In addition to the regular Buyer’s premium, a commission of 7% (i.e. 7.49% inclusive of VAT for books, 8.372% inclusive of VAT for the other lots) of the hammer price will be charged to the buyer. It will be refunded to the Buyer upon proof of export of the lot outside the European Union within the legal time limit.(Please refer to section VAT refunds)
Post lot text
'To be sure the masks of the Dan, Géré, Wobé and Gio have, these twenty years past, attracted unbound attention on the part of scholars, connoisseurs and collectors. The notorious auctions of Ratton, Drouot and the like in Paris, and the lyrical and dithyrambic odes devoted to these masks by avant-garde artists and critics, have only increased their reputation' - Frans Olbrechts (1939)

This quote by the famous Belgian scholar reminds us that since the beginning of the last century, the Dan mask was heralded as one of the most iconic form of African art and a veritable distillation of all of the art south of the Sahara. The best Dan masks, like the Ciolkowska mask, render contradictory assessments of the form: soft/strong, smooth/volumetric, seductive/foreboding, naturalism/abstraction.

Clearly the work of masterhand, the Ciolkowska mask reveals a fully voluptuous form, rarely seen to this degree, especially visible in the heavily-lidded eyes in which both the upper and lower lid meet to a hemispherical form framed by pyramidal cheekbones which meet the highly sensual and salient lips all centered around the restrained tubular nose and anchored by a gently rounded forehead. Based on a stylistic comparison of Dan masks which bear related traits, including the hooded eyes, pointed cheekbones, very full lips and deep, polished surface, the origin of this mask can be placed among the southern Dan people, along the Western border of the Ivory Coast and into Liberia. Some of the most sumptuous and dynamic masks, which can be attributed to the Dan, but also includes the Wé (ex-Guéré), hail from this region (see Vandenhoute 1948 and Marie-Noelle Verger-Fevre 1993 for further discussion on northern and southern Dan stylistic classification).The region includes the Uamé subgroup of the Dan, who reside in the upper Cavally region, and is home to some of the most celebrated of Dan masks and artists, such as the famous carver, Zlan, from the Wé village of Belewale. See, for example, a mask collected by Vandenhoute in 1939, in Upper Cavally region in a private collection, which shares the Ciolkowska mask's restrained expressionism (Petridis [ed.], 2001, cat.97) and Himmelheber, 1960:139, #119 for a hauntingly beautiful, expressionistic, anthropozoomorphic mask, with salient lips matched by a gently sloped forehead, carved by Zlan.

Marie-Ange Ciolkowska had a unique place in the tribal art world. Born at the beginning of the last century, she was a notable figure on the tribal art scene for over half a century, until her death in the early 1990's. 'Married to a Polish artist who died young, her only son, a brilliant photographer, was killed in an air crash in his 20s. A passionate collector of the exotic, she financed herself by supplying dealers for whom she also strung tribal jewellery. Her apartment at 26 rue Jacob was a meeting place for intellectuals as well as artists and Breton, Eluard and Madelaine Rousseau were among those who dined at her table in the room where the walls were covered with Samoan bark cloth. Amongst her closest friends were John Hewett and Peter Wilson, with both of whom she used to stay. One summer there was a crisis in the restaurant she ran during the summer in Ramatuelle, so Peter Wilson became the maitre du vin and George Ortiz a waiter to help out. Two star pieces from her collection were the Hooper Nukuoro figure that Ken Webster jogged loose for her, which was later acquired by George Ortiz, and the superb Torres Straits drum that was bought at Christie's by John and Marsha Friede (Christie's Paris, 20 June 2006, lot 277). She arranged to dispose of material from some German museums after WWII, much of which she sent to J.J. Klejman in New York' (Hermione Waterfield, personal communication, October 2012). She spent the fall and winter in Paris and the spring and summer in Ramatuelle, and it is there that she acquired this exquisite Dan mask.

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Suzan Kloman
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Lot Essay

"Il est certain que les masques Dan, Géré, Wobé et Gio ont, depuis ces vingt dernières années, attirés l'attention des chercheurs, des amateurs et des collectionneurs. Les célèbres ventes aux enchères de Ratton à Drouot, le goût de Paris, les odes lyriques et dithyrambiques consacrées à ces masques par les artistes avant-gardistes et les critiques, n'ont fait qu'accroître leurs réputations". Frans Olbrechts (1939).

Cette citation du célèbre universitaire belge nous rappelle que, depuis le début du siècle dernier, le masque Dan a été reconnu comme étant l'une des formes les plus emblématiques de l'art africain, ayant permis une véritable diffusion de tout l'art sub-saharien. Les plus beaux masque Dan, comme celui de Ciolkowska, affichent des caractéristiques contradictoires: douceur/force, surface/volumétrie, séduction/appréhension, naturalisme /abstraction.

Clairement sculpté par un grand maître, le masque de Ciolkowska est d'une forme particulièrement voluptueuse, rarement atteinte à ce degré, notamment visible au niveau des yeux aux lourdes paupières, dont les parties inférieures et supérieures forment une demi-sphère encadrée par des pommettes pyramidales et répondant aux lèvres saillantes particulièrement sensuelles, tous ces éléments étant regroupés autour d'un nez tubulaire et surplombés d'un front légèrement bombé. Basé sur une comparaison stylistique de masques Dan figurant des traits similaires, tels que de lourdes paupières, des pommettes triangulaires, des lèvres charnues, une surface polie, l'origine de ce masque peut être identifiée parmie les Dan méridionaux, résidant aux abords de la frontière ouest de la Côte d'Ivoire et au Liberia. Certains des masques dan les plus somptueux et dynamiques, pouvant être attribués aux Dan, mais aussi aux Wé, sont originaires de cette région (voir Vandenhoute, 1948 et Marie-Noëlle Verger-Fèvre, 1993 pour une discussion plus approfondie sur les styles dan du nord et du sud). Cette région compte plusieurs sous-groupes Dan dont les Uamé, qui vivent dans le Haut-Cavally, et a été le lieu de production de certains des masques dan les plus célèbres et le lieu de naissance d'artistes talentueux, comme par exemple Zlan du village Wé de Béléwalé. Voir, par exemple, un masque collecté par Vandengoute en 1939 dans le Haut-Cavally présentant le même expressionisme contenu que le masque de Ciolkowska (Petridis [ed.], 2001, cat. no.97) et Himmelheber (1960, p.139, #119) pour une beauté expressionniste envoûtante, un masque anthropo-zoomorphe, sculpté par Zlan, avec des lèvres saillantes et un front en pente douce.

Marie-Ange Ciolkowska eu une place unique dans le monde de l'art tribal. Née au début du siècle dernier, elle fut une figure marquante de la scène artistique tribale durant plus d'un demi-siècle, jusqu'à sa mort au début des années 1990. "Mariée à un artiste polonais qui mourut jeune, son fils unique, un brillant photographe, fut tué dans un accident d'avion dans sa vingtième année. Collectionneuse passionnée d'exotisme, elle se finançait en fournissant des marchands auxquels elle vendait également des bijoux tribaux. Son appartement au 26 rue Jacob était un lieu de rencontre pour les intellectuels ainsi que les artistes et Breton, Eluard et Madelaine Rousseau étaient parmi ceux qui dînaient à sa table dans une pièce où les murs étaient recouverts de tapa des Samoa. Parmi ses amis les plus proches, il y avait John Hewett et Peter Wilson, avec lesquels elle avait l'habitude de se retrouver. Un été, il y eu un problème dans un restaurant, elle courut au alors à Ramatuelle, Peter Wilson devint le sommelier et George Ortiz, un serveur afin de l'aider. Les pièces phares de sa collection sont la figure Nukuoro de Hooper que Ken Webster lui céda, et qui fut acquise plus tard par George Ortiz, et le superbe tambour du détroit de Torres qui fut acheté chez Christie's par Marcia et John Friede (Christie's, Paris 20 juin 2006, lot 277). Elle parvint à récupérer des oeuvres provenant de musées allemands après la Seconde Guerre mondiale, dont la plupart furent envoyés à New York pour J.J. Klejman" (Hermione Waterfield, communication personnelle, octobre 2012). Elle passait l'automne et l'hiver à Paris et le printemps et l'été à Ramatuelle, c'est là qu'elle acquis cet exquis masque dan, un peu avant 1983.
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