MASQUE OLMÈQUE
OLMEC JADE MASK
PRÉCLASSIQUE, env. 900-300 av. JC
MASQUE OLMÈQUE
OLMEC JADE MASK
PRÉCLASSIQUE, env. 900-300 av. JC
MASQUE OLMÈQUE
OLMEC JADE MASK
PRÉCLASSIQUE, env. 900-300 av. JC
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IMPOSANT MASQUE OLMÈQUE IMPOSING OLMEC JADE MASK PRÉCLASSIQUE, env. 900-300 av. JC

Details
IMPOSANT MASQUE OLMÈQUE
IMPOSING OLMEC JADE MASK
PRÉCLASSIQUE, env. 900-300 av. JC
Jade vert sauge à patine lustrée
Hauteur 21.6 cm. (8 ½ in.)
Largeur 20 cm. (7 7/8 in.)
Provenance
Yvon Collet, Paris, acquis avant 1969
Sotheby's New York, 16 mai 2008, lot 14
Importante collection privée
acquis auprès de cette dernière.
Literature
Art Précolombien, Galerie Mermoz, catalogue de l'exposition à la XIV Biennale Internationale, Paris, Grand Palais, 22 septembre -9 octobre 1988, colorplate 4.
Exhibited
Paris, Grand Palais, XIV Biennale Internationale des Antiquaires, Galerie Mermoz, 22 septembre - 9 octobre 1988.
Paris, Musée Galerie de la Seita, Figures de Pierre, 2 octobre - 21 novembre, 1992, figure 205, illustré au catalogue p. 92.
Special notice
ƒ: In addition to the regular Buyer’s premium, a commission of 5.5% inclusive of VAT of the hammer price will be charged to the buyer. It will be refunded to the Buyer upon proof of export of the lot outside the European Union within the legal time limit. (Please refer to section VAT refunds)
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Nathalie Hammerschmidt
Nathalie Hammerschmidt

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Lot Essay

Ce portait idéalisé est représenté au travers d’une expression captivante qui est soulignée par des sourcils légèrement arqués, de grands yeux circulaires très profondément creusés qui sont évidés jusqu’aux bordures extérieures et qui furent probablement incrustés à l’origine de pierre ou de coquillage, des joues généreuses jusqu’au menton, une bouche au modelé sensuel dont les lèvres pulpeuses entrouvertes laissent apparaître la dentition, et des oreilles de forme rectangulaire percées au niveau du lobe et très en creux à l’arrière. Ce masque, avec des trous biconiques pour suspension au sommet du crâne, à l’arrière de la tête, au niveau des tempes, du menton et derrière les oreilles, a été réalisé dans un jade d’aspect brillant et de couleur sauge.

Les masques de dignitaires olmèques en jade ont une forte présence de par leurs yeux plus grands que nature et leurs traits faciaux très arrondis. Le dynamisme et le réalisme de ce portrait s'insère avec évidence le corpus des masques olmèques.
Les masques olmèques de taille identique à la réalité humaine peuvent être en pierre, en terre cuite ou en bois. Ils proviennent d’une aire géographique qui s’étend des Hauts plateaux du centre du Mexique et de la zone côtière du Golfe jusqu’à la côte pacifique du Guatemala en passant par toute la zone du Honduras, et ils datent du début de la Période Préclassique (1200-900 av. JC) jusqu’au milieu de cette même période (900-300 av. JC). La majorité de ces témoins si distinctifs de l’art lapidaire olmèque se trouve aujourd’hui dans des musées ou de collections réparties dans le monde entier.
Les masques olmèques de ce type peuvent être répartis en deux groupes : le premier rassemble les représentations humaines stéréotypées d’après les traits de visages conventionnels olmèques, avec parfois des modèles plus réalistes.
Le second rassemble les créatures surnaturelles et les divinités olmèques, parmi lesquelles figurent les célèbres représentations du Dieu Jaguar aux caractéristiques humaines toutes autant que félines et les moins nombreuses représentations d’un oiseau monstre avec des traits humains tout autant qu’aviaires.
L’utilisation réelle de ces masques est difficile à déterminer avec précision mais il est raisonnable de penser qu’ils étaient portés durant le vivant de leurs propriétaires lors de cérémonies religieuses ou officielles, placés directement sur le visage ou attachés à une coiffure. Ils peuvent aussi avoir été fixés sur des effigies funéraires en pierre ou matériaux périssables pour honorer les ancêtres disparus, voir avoir été portés par des dignitaires lors de rituels destinés à commémorer des actions faites par le défunt de son vivant. On peut aussi envisager que les masques en pierre ont été utilisés lors des rituels funéraires en étant placés sur le visage des défunts au moment des funérailles ou ensevelis avec les cendres après la crémation. Nonobstant toutes ces hypothèses, ce type de masques a été sculpté dans la pierre la plus précieuse et la plus dure que les Olmèques pouvaient utiliser.
Les Olmèques appréciaient particulièrement les pierres vertes et la jadéite car ils pensaient que cette couleur pouvait avoir des propriétés spécifiques en rapport avec la fertilité et la procréation.
L’imposant morceau de jadéite vert pale qui a été sélectionné pour réaliser ce masque est plus dur que l’acier et la qualité parfaite du rendu et de l’expression de ce visage humain permet de comprendre le haut niveau technique atteint par les Olmèques dans l’art de la sculpture avec une surface du masque polie à l’extrême pour permettre le meilleur rendu de la qualité et de la couleur de la jadéite. Les découvertes archéologiques dans la vallée Motagua au Guatemala permettent de penser que les carrières de cette région ont fourni la jadéite qui était transportée puis commercialisée au travers de toute l’ancienne Mésoamérique pour être ensuite sculptée et devenir, comme ce masque, de somptueux objets destinés aux élites et aux souverains olmèques.
Les retouches effectuées dès l’antiquité sur les yeux de ce masque, pour aboutir à une forme en amande à partir des yeux à l'origine ronds et larges, est confirmé par le traitement incisé de la partie supérieure de l’arcade sourcilière et par la petite gouttière qui est présente à l’angle extérieur de chaque œil. La raison de tels repentirs dans l’art précolombien est aujourd’hui inconnue mais d’autres masques olmèques présentent de tels signes de retouches (Michael Coe, The Olmec World: Ritual and Rulership, Princeton, 199, fig. 192).
Même si quelques masques olmèques ont traversé les siècles pour parvenir intacts jusqu’à nous, la plupart ont subi les aléas du temps et comportent des parties manquantes ou des traces de chocs sur le visage.
On peut noter avec intérêt que certains masques ont été particulièrement vénérés par les anciennes populations de Mésoamérique au point de devenir des objets de convoitise et de transmission par succession, comme celui qui a été découvert dans une cache d’offrandes du Templo Mayor aztèque de Mexico City. (Edouardo Matos Matos Moctezuma et Felipe Solis Olguin, Los aztecas, Barcelone et Madrid, 1989)
La véritable histoire de ce masque aux yeux omniprésents et à l’expression affirmée ne sera jamais connue bien que l’on puisse souligner qu’il s’agit de la représentation d’un personnage de pouvoir qui a dirigé les premières populations du Mexique, il y a plus de deux mille ans (communication personnelle de Peter David Jarolemon).

The idealized portrait with a riveting expression distinguished by the gently arched brow, large circular eyes within deep-set sockets, with tapering recesses extending from the outer rims of the eyes, most probably once inlaid in stone or shell, fulsome cheeks with rounded chin, sensitively modeled mouth with parted sensuous lips showing the gum ridge, rectangular-shaped ear flanges pierced at the lobes and deeply hollowed out on the reverse; pierced biconically at the top of the head, forehead, temples, chin and below the ears for attachment, in lustrous sage green jade.

The Olmec jade mask of a dignitary has a compelling presence with larger than life-size eyes and well-rounded facial features. Dynamically yet naturalistically portrayed it is a significant addition to the corpus of Olmec masks.
Olmec life-size masks have been found in stone, terracotta and wood. They are spread geographically from Mexico’s Central Highlands and Gulf Coast along the Pacific Coast of Guatemala all the way to Honduras, dating from the Early Preclassic Period (1200-900 B.C.) to the Middle Preclassic Period (900-300 B.C.). The great proportion of these distinctive hallmarks of Olmec lapidary art are presently housed in museums and private collections around the world.
Olmec life-size stone masks can be divided into two groups. One category composed of stereotypical representations with classic Olmec features and some more realistic portraits.
A second category of masks represents Olmec supernatural creatures and divinities. Among this group are the well-known Were-Jaguar types with human and feline attributes and the Bird Monster with human and avian traits to cite a few.
It is complex to determine the function of these masks in Olmec times but it is conceivable that the masks were utilized during the lifetime of the owner in religious or dynastic ceremonies, either placed over the face or attached to a headdress. They might have been attached to stone or perishable funerary effigies to commemorate ancestors, or even worn by dignitaries in ritual re-enactments of events in the lifetime of the deceased. Equally it is probable that stone masks formed part of funerary rituals, possibly with masks placed over the visage of the deceased during the burial or interred with the ashes after cremation. Notwithstanding these hypotheses, such masks were carved from the most precious and enduring stones known to the Olmec.
The massive piece of pale green jadeite selected for the present mask is harder than steel and the superlative achievement of representing such an expressive human face is even more noteworthy considering the limitations of Olmec lapidary technology. The surface of the mask is finely polished to bring to the fore the quality and color of the jadeite. Archaeological discoveries in the Motagua Valley in Guatemala suggest that quarries in that region provided the jadeite which was traded and exchanged throughout ancient Mesoamerica and carved into sumptuary goods for the elite and rulers of the Olmec court such at this mask.
The reworking of the circular eyes in antiquity, from almond shape to large round eyes is inferred by the incised upper eyelid line and shallow channels that are apparent on the outer corners of both eyes. The reason for the redrilling in Pre-Columbian times is unknown but other Olmec masks also bear signs of ancient reworking (Michael Coe, The Olmec World: Ritual and Rulership, Princeton, 1995, fig. 192).
While some Olmec masks have survived the millennia intact, others have suffered damage with losses from the face including chips to the facial features. Interestingly some masks were so treasured by ancient Mesoamericans that they became coveted heirlooms as the one excavated mask from the offering cache from the Aztec Templo Mayor in Mexico City (Edouardo Matos Matos Moctezuma and Felipe Solis Olguin, Los aztecas, Barcelona and Madrid, 1989)
The complete history of this portrait mask with its haunting eyes and resolute expression will never be known nonetheless it is clearly the depiction of a powerful individual who ruled Mexico’s first civilization more than two thousand years ago. (Personal communication Peter David Jarolemon)






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